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à la membrane muqueuse, a été appelé tunique nerveuse. La membraue muqueuse, qui u’est que Teuveloppe extérieure modifiée pour absorber, est rougeâtre , villeuse, □n y reucoutre une graude quautité de cryptes.
Le pancréas est une véritable sa-
ivaire abdominale. Il y a identité de struc- :ure et de produit avec les salivaires bucales. Son canal excréteur s’ouvre dans le luodénum isolément, et se réunit à celui lu foie. Cette glande complexe est située irofondément dans l’abdomen ; elle est cirîonscrlte par les trois courbures du duodélum. Sa direction est transversale. Sa face intérieure, enclavée en haut, est recouverte lar la feuille supérieure du méso-colon ransverse. Sa face postérieure présente eu laut im sillon où sont logés les vaisseaux pléniques. Son bord supérieur est coupé lar le passage de l’artère céliaque. Le bord iiférieur est couché sur la troisième portion lu duodénum. Son extrémité droite s’aplelle tête ; son extrémité gauche , queue.
(ouïes les époques de la tie, csl criiicrement unie au pourour de ce tube,
A^ATO-MIE.
SPLANCHNOLOGIE.
Dans les poissons, elle forme des lacunei bien distinctes : preuve évidente que, dans rhomme,le pancréas n’est autre chose qu’ur: amas de glandes.
Le foie (pl. 2, fig. F) est aussi un organf' glanduleux. L’analogie et l’anatomie compa i rée portent k le regarder comme un assem-r Liage de cryptes. Dans une espèce de rat (Idi coati), récemment envoyé à M. Desmarets, oni voit que le foie est porté à un tel point de subo divisions lobulaires, cpie, par une analyse un peu minutieuse, on arriverait à voir qu’i'i n’y a pas de parenchyme du foie, mais r£uin c’est la réunion de petits grains formés pani les systèmes sanguins, nerveux et lympbati * cpies, dont la réunion compose le systèmri crypteux. L’inspection de cet organe aun divers degrés de l’échelle ne semble laisseil aucun doute sur son origine crypleuse, soâil que, plus ou moins divisé, comme on le voiti chez les mollusques , il rende par là sa struc* • ture plus facile à déméler; soit que, réduit 1 à quelques tubes simples , distincts , comme ( chez les insectes , il offre tous les caractères i de cryptes très-alongées.La ressemblance de " ce t’oie hliforme avec les glandes salivaires '
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le ces derniers animaux milite encore en 'aveur de ce rapprochement.
Le foie est la plus volumineuse de toutes es glandes. Sa forme assez irrégulière est :elle d’une portion d’ovoïde coupé suivant la longueur. La face supérieure du foie est îonvexe dans toute son étendue; partout elle ;st contiguë au diaphragme. Le repli du péritoine, qui la sépare en deux moitiés inégales, s’appelle ligament suspenseur du foie. Le grand obe est à droite, et le lobe moyen est à gaudie. La face inférieure est moins tendue que a précédente. Elle est concave , et présente i” le sillon de la 'veine ombilicale. Ce sillon sépare en bas les deux lobes, comme le ligament suspenseur les sépare en haut. 2“ Le ûllon de la 'veine porte. Cette scissure est moins profonde et moins longue que la précédente ; sa direction est transversale. 3“ Le sillon de la 'veine cave inférieure. Il est situé en arrière à droite, près du bord convexe du foie. 4“ éminence porte postérieure , ou petit lobe du foie ; sorte de mamelon placé derrière le sillon transversal du foie : sa forme est celle d’une pyramide triangulaire. 5° \J éminence porte antérieure. Moins
igf) SPI.AXCHKOI.OGIE.
considérable que la précédente , elle séparer la moitié antérieure du sillon de la veine ■ ombilicale de la fosse qui loge la vésiciüer' biliaire.
La circonférence du foie est irrégulière-' ment quadrilatère.
Le conduit hépatique prend naissance panun grand nombre de radicules très-déliées ; ces radicules se réunissent en deux bran-clies, qui sortent par le sillon tran.sversal; tlela face inférieure du foie, puis se réunissent pour former le canal hépatique quLi descend au-devant de la veine porte, et; vont se joindre au conduit cystique pourr former le canal cholédoque. Celui-ci est long, de trois pouces et demi à peu près; il descend derrière l’extrémité droite du pan-créas et la seconde portion du duodénum,, s’abouche avec le canal pancréatique ou s s’accolle simplement à lui, et vient s’ou-vrir dans le duodénum près de sa dernière ‘ courbure.
'La.itésicule du fiel (fig. G) placée sous la face inférieure du foie , à peu près horizontale, de manière que son fond est plus bas queson col, remplit une petite fossette qui est
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reusée clans le lobe droit de ce viscère. Elle
,,en général, la figure d’une poire; mais cette
orme n’est pas absolument la même dans ous les individus. La vésicule se termine lar le condidt cystiqiie, dirigé en dedans , en rrlère , et un peu en baut ; il s’unit sous un ngle aigu au canal hépatique. La mem- >rane séreuse ne l’enveloppe pas en totalité, le recouvrant pas la partie qui est contiguë LU foie. La seconde membrane est celluaire et entrelacée d’un grand nombre de 'aisseaux.
On ne peut pas admettre que le sang de a veine porte serve à la sécrétion de la jlle, ou du moins exclusivement, puisque :ette liqueur existe dans les animaux cpii nanquent du système de la veine porte.
V intestin grêle (fig. K) vient après le duolénum : c’est dans son intérieur qu a lieu 1 abiorption dufiuide. Nous verrons c[u il semble ;tre expressément organisé pour cette fonc- :ion. Il forme dans tout l’abdomen des con- 'ours auxquels on a donné le nom de cirzonvolutions , dont la convexité regarde en avant , la concavité tenant au mésentère qui les fixe à la colonne vertébrale. L’intestin
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grêle, qui est la partie la plus longue des 5 voies digestives , se termine dans la région 1 iliaque en s ouvrant dans le cæcum. Sa lon-gueur égale quatre ou cinq fois la hauteur: totale du corps. La portion la plus supé-rieure de cet Intestin a été appelée jéjunum, , la portion inférieure, iléiun. Son calibre estt plus jietit que celui des autres jiarties du 1 tuj)e digestif.
Le péritoine, après avoir recouvert lai surface entière de l’intestin grêle, s’adosse: contre lui-même pour se prolonger en ar-rière par deux feuillets qui constituent le: mésentère , lequel s’étend de gauche <à droite, . depuis le côté gauche de la seconde vertèbre: lombaire jusqu’à la fosse iliaque droite. . La membrane musculeuse est moins épaisse: que celle du duodénum. La membrane mu-queuse est plus lilancbâtre et plus épaisse: que celle de l’estomac. Elle forme des A'al-vules conniventes , qui sont d’autant moinsnombreuses qu’on examine l’intestin vers^ la partie inférieure. Elle offre beaucoup de ; villosités minces , flexibles , rassemblées en pelotons ou en franges. En les examinant 1 au microscope, on reconnaît que chacune
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d’elles est terminée par une ampoule ova-
«xirc •
A l’endroit où l’intestin grêle se continue
avec le colon, se trouve un diverticulum appelé le ccccam, placé dans la fosse iliaque droite. Son volume est triple de celui de 1 intestin grêle, et surpasse celui du côlon et du rectum. Sa surface extérieure offre des bosseures. Par sa partie interne , il reçoit 1 extrémité inférieure de l’intestin gauche, qui s’y insère en formant un angle aigu en bas, et obtus ou presque droit en haut. Le cæcum est surmonté de plusieurs appendices formés par des replis particuliers du péritoine et remplis de graisse. En bas , a gauche et en avant, on voit naître constamment un
appendice particulier de même nature que lui: c’est l'appendice venniforme. Dans le fœtus, cet appendice a reçu un grand développement.
Le péritoine recouvre le cæcum en totalité à la partie inférieure, et en grande partie supérieurement. La membrane muqueuse n’offre pas de papilles aussi apparentes que celles de l’intestin grêle , mais elle contient une plus grande quantité de cryptes .
sri,A]vcHîfoi.oGrii.
La^ vahule iléo cœcale ou de Bauhin est : formée par la meniJu ane muqueuse. Elle est elliptique et empêche le retour des matiê- • res excrémentitielles dans rintestin. Elle est formée par quatre feuillets muqueux, deux pour chacuue de ses lèvres. Dans leur intervalle, ou trouve du issu cellulaire; mais, en outre, ou observe dans la lèvre iuférieiire mi plan de fibres cbaruues, blaucbâtres et fortes, qui se coutiuueut avec celles de l’iiitcstiii grêle.
Ou voit doue que, dans l’organisation de l’imestiii grêle et de ses accessoires, tout est admirablement disposé jxmr l’absorption; le système absorbant très-développé,
1 epiderme nul, les cryptes ne prédominant plus , le derme très-mince et très-perméable, la surface absorbante très-augmentée Jiar les nombreux l'cjilis v'alvnlaii'es , etc.
Le colon forme la partie brjilns considérable du gros intestin, et s’étend de la région iliaque droite à la gauche. Il porte des noms differens , suivant les régions où on le considère. Le colon lombaire est celui qui s’étend du copcum jusqu’au rebord des fausses cotes droites^ il monte verticale-
aoi
ÜES IKTESTIHS.
ment. Le colon transverse occupe la région inférieure de l’épigastre au-dessous de l’estomac et de l’intestin grêle. Le colon loinbaire gauche commence au-dessous de la rate et finit à la fosse iliaque. Le colon iliaque, ou le Siliaque, se continue avec le colon lombaire; il occupe profondément la fosse iliaque gauche ; il se termine au détroit supérieur du bassin , près de l’articulation sacro-vertébrale.
Le péritoine revet le colon, excepté vers sa partie postérieure, où il va former les différens méso-colons. Les membranes muqueuses et musculeuses ne présentent aucune différence avec celle du cæcum ; la disposition absorbante semble être ici en sens inverse de celle de l’intestin grêle, du jéjunum, en particulier, le plus riche en valvules , et le plus modifié pour l’absorption. La surface interne du colon, au contraire , n’est pas hérissée de villosités ; il ne présente que peu de replis valvulaires , qui sont bien évidemment plu s épais et plus résistans; ses usages sont d’absorber les parties de la masse alimentaire qui ont échappé à l’intestin grêle et de ser-
SPLASCHKOLOGIE.
vir de réservoir au résidu de la digestion.
'U intestin rectum (lig. L) occupe la partie postérieure du bassin , et termine les voies digestives ; il s’étend depuis le côté gauche de l’articulation sacro-vertébrale jusqu’au sommet du coccix, où il s’ouvre à l’extérieur. Il ne présente à sa superficie ni bosselures ni bandelette charnue. L’extrémité inférieure
du rectum se termine par un orifice arrondi et plissé auquel on a donné le nom A' anus, qui est situé à un pouce environ au-devant du coccix.
La membrane séreuse manque vei's la partie inférieure du rectum ; mais elle existe vers la région supérieure, derrière laquelle elle forme le méso-rectum. La membrane musculeuse est très-épaisse; on y trouve des fibres longitudinales et des fibres circulaires. , L’enveloppe rentrée est ici plus épaisse, plus rouge que dans les autres parties; vers sa portion inférieure , elle présente des rides qu’on appelle la colonne du rectum.
On voit que le rectum présente des analogies avec l’œsophage; ses fibres musculaires sont plus épaisses , plus rouges , reçoivent beaucoup de nerfs de la vie de rela-
DES USTESTIKS.
tion; il se termine également par un anneau, qu’on appelle sphincter, que des faisceaux musculaires font mouvoir.
Le conduit intestinal n’adhère pas aux parois de la cavité qiü le renferme; il flotte librement dans son intérieur. C’est parce qu’il y a mouvement entre cet organe et la cavité qui le contient , qu’une membi ane particulière se forme à la surface de 1 organe contenu et de la cavité contenante. Cette membrane, du genre des séreuses, s’appelle le péritoine ; elle est soutenue et fixée aux parois de l’abdomen par un pédoncule très-large. Le péritoine offre des pincemens cà et là appelés épiploons. Dans les animaux hibernans , la matière graisseuse qui s’y accumule est très-abondante ; elle est destinée à les nourrir pendant tout le temps qu ils restent en torpeur. Le péritoine forme 1 enveloppe commune de tous les viscères , si l’on en excepte les reins, et tapisse en outre la cavité dans laquelle ils sont contenus. Le mésentère, ainsi que tous les épiploons, comme nous l’avons dit, ne sont que le prolongement de cette membrane , dont tous les contours ont été si exactement décrits par
SPL.VÎTCHWOLOGIE.
1 immortel Bichat. Ses rapports avec les organes contenus clans le ventre sont les snivans : la portion moyenne, en partant des environs de loml)ilic, tapisse les muscles transverses , se porte dans Tune et l’autre région lombaire, recouvre toute la partie antérieure externe et postérieure du colon; et en descendant , passe par-derrière le rein , s’avance vers la colonne vertébrale, rencontre 1 artère mésentérique, s’applique à droite et à gauche sur cette artère, forme ainsi les deux fenillels du mésentère , et se termine sur les intestins iléon et jéjunum. La portion inférieure s’avance vers l’omljilic, en se développant sur les artères ombilicales et 1 auracpie jusqu’à la vessie , dont elle recouvre la partie postérieure seulement, ainsi cpie les vésicules séminales ; se réfléchit de là sur 1 intestin rectum, monte à droite et a gauche, recouvre le cæcum d’un côté, et 1 S du colon de l’autre, ainsi que les vaisseaux sacrés , hypogastriques et iliaques , et se confond avec la portion moyenne. Dans les femmes, elle se réfléchit de la vessie sur la matrice, recouvre la partie antérieure, supérieure et postérieure de cette cavité.