‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 39 sur 89 · DE CAVITE BUCCALE. I · texte numérisé non relu

DE CAVITE BUCCALE. I

La langue a été décrite à l’article de l’organedu goût. Le palais, contre lequel agit la base de la langue dans l’acte de la déglutition, n’est qu’une partie de la peau interne qui a éprouvée les mêmes modifications que les gencives : elle est appliquée contre les os delà mâchoire supérieure, sur les bords des os qui limitent la l)ouche en avant et sur les côtés.

La peau se modifie pour former \es gen- Wes et pour recevoir des phanères d’un ordre particulier, connus sous le nom de ients. Le système dentaire est un véritable appareil pbanérique dépendant de la peau rentrée. Dans chaque cellule, creusée dans les os maxillaires jijest contenue depuis deux jusqu’à cinq bulbes dentaires , quelquefois plus; mais ordinairement il ne s’en rencontre jue deux ou trois; leur nombreest toujours en ’apjjort avec l’utilité du pbanère qu’ils doivent produire, avec les conditions les plus aVorables a leur multiplicité, comme la jilus fraude épaisseur de l’os maxillaire au voiinage de son angle, récaiTement de ses leux lames, etc.

Maintenant, si l’on examine de quelles laities est formé chacun de ces phanères, ANATOAllE. Il

SI>I,.VT)C!nS’OI.OGJK.

oii trouve qu’il se compose d’une membrane fibreuse iitriculaire, percée à son fond pour laisser passer le nerf et les vaisseaux dentai-res , et d’une portion vasculo-nerveuse danS' le premier âge, qui doit recevoir en dépôt la: matière calcaire : celle-ci, sécrétée par la membrane fibreuse du bulbe, où les vais-seaux se répandent , se succède par couebesy concentriques autour du moule vasculo— nerveux qu’elle finit par envabir. Les dentscanines, en général, mais surtout celles desi jeunes carnassiers , sont les plus favorables^ pour étudier celles des mammifères. L’ana-tomie comparée des dents des squales, réjiandues , comme l’on sait, sur toute la mu • queuse dont elles suivent les mouvemens, ett dont la forme se rapproche à tant d’égardss de celle des poils, justifie l’heureuse idée de. M. de Blainville dans cette comparaison.

Lorsqu’on sépare les de ux tables de la mâchoire inférieure d’un jeune animal où la dentition commence, 011 voit très-bien la disposition des bulbes dentaires étagés ver- • ticalement les uns au-dessus des auties sousl’arcade dentaire qu’ils doivent plus tard occuper.Ces builjes commexeux des poils, à l’é- -

DE e’aI'PAREIE DENTATRE. 17^

gard desquels on observe une pareille disposition,sont d’autant moinsavancés dansleurs développemens , qu’ils sont plus inférieurs.

On divise les dents en trois espèces : incisives, canines et molaires. Les incisives %onX au nombre de buit ; il y en a quatre a chaque mâchoire : on leur trouve une couronne, qui présente une face externe, convexe, tournée en devant ; une face interne, concave, tournée en arrière ; deux côtés; une base apjielée le collet, confondue aA’^ec le reste de la dent ; un sommet formant un bord tranchant ; une racine aplatie sur les côtés , alongée , terminée en pointe ; un collet entre la couronne et la racine : c’est sur celui-ci que s’applique d’une manière très-exacte le bord libre des gencives.

Les canines , au nombre de quatre , deux à chaque mâchoire, sont placées entre les incisives en devant et les molaires en arrière. On leur considère, comme aux incisives, une couronne ; elle présente une face exterre, convexe, tournée en devant; une face interne, légèrement concave, tournée en arrière ; deux côtés ; une base confondue avec le reste de l’os; et un sommet taillé en tête

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de diamant; une racine très-longue , aplatie sur les cotés , terminée en pointe, également percée d un trou cpii remplit les mêmes usages qu’aux Incisives.

Les molaires sont au nombre de dix à chaque mâchoire : cinq de chaque coté , distinguées en deux petites et en trois grosses. On leur considère une couronne aplatie sur quatre côtés ; une base confondue avec le reste de la dent; un sommet terminé par quatre tubercules, séjiarés par deux petits enfoncemeiis en forme de gouttière. Ces tubercules sont plus élevés en dehors qu’en dedans; ils sont le résultat du développement naturel des dents ; ils s’usent par l’effet de la mastication. La racine des molaires est souvent double, triple , quadruple ; l’extrémité de chaque branche d’une même racine est percée d’un trou par où pénètrent les vaisseaux et les nerfs.

La couronne est la première partie cornée ou calcaire secrétée de rintérieur des liulhes. Après elle, il se forme une série de cônes opposés hase à hase aux cônes de première formation ; ce sont ces cônes secondaires qui constituent la racine. Quand une

nE l’appareil uestaire. i8r dent doit être remplacée , le germe de celle qui doit lui succéder se trouve à coté d’elle; et comme c’est la même artère qui nourrit les deux , à mesure que la dent qui va tomber reçoit moins de sang , le germe qui doit la remplacer en reçoit davantage.

La matière de X émail, qu’on a nommée épiodonte, est , d’après M. de Blainville , analogue à la substance qui recouvre les jioils du porc-épic, ou à la couche nacrée de certains mollusques bivalves. Elle est déposée par petits blamens perpendiculaires à l’axe vertical de la dent ; c’est la membrane capîulaire elle-même qui la sécrète de sa face interne éminemment vasculaire. C’est à cette ilisposition que l’on doit rapporter le brillant iropre à ces parties , et le son jiarticulier ju’elles rendent par leur grattement.

§ III. De V appareil salivaire.

Dans la cavité buccale, affluent de toute lart des fluides, les uns fournis par les crypts qui tapissent la muqueuse et par ceux ui sont ti es-abondainment répandus sur la Lirface de la langue, les autres versés dans

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une proportion plus grande par 1 appareil salivaire; ctlui-cl se compose de la réunion ,, en certains points déterminés, d’une infinité de cryptes : ces amas portent les noms de glandes salivaires; ils sont au nombre de trois de chaque coté de la bouche : i“ la parotide, qui est située sur le côté de la face, dans l’excavation profonde qui existe entre* la branche montante de la mâchoire mfé-rieure et l’apujihyse mastoïde, et dont le conduit excréteur , appelé canal de Sténori , aboutit dans la bouche près de la seconde!

dent molaire inférieure ; 2“ la sous-maxillaire, qui est placée au-dessous de la baseï 1 de la mâchoire, et dont le canal excréteur, .

dit de Ti'arton, s’ouvre dans la bouche à côtee du frein de la langue; 3° hisub-linguale, quii est située sous la langue, et dont les canaux^ excréteurs multipliés aboutissent dans la.i ])ouche sur les côtés delà langue. On volt par-faitement la nature de ces trois glandes , lors-

qu’on examine successivement les cryptesisolées , connues sous le nom de glandes labiales. Les glandes salivaires ne sont reelle- •

ment qu’un amas plus serré, plus nombreux ^

de ces conduits partiels, qui s’ouvrent dans-

UE e’appareie salivaire. i83 lin conduit commun. La dissection, au reste, suf/ît pour arriver aux élémens de ces glandes.

En .sortant de la cavité buccale, l’enveloppe rentrée va former d’un côté la membrane pulmonaire , et de l’autre se déplier sur les parois des fosses nasales. C’est le voile du palais, cloison mobile, molle, suspendue à l’extrémité de la voûte du palais, qui sépare la boucbe du pharynx. Il offre à sa partie moyenne un appendice ou prolongement qu’on nomme la luette, qui est plus ou moins longue, suivant les Individus. Bicbat a dit qu’elle semble faire du bord inférieur du voile du palais une arcade à double cintre et terminée de chaque coté par deux piliers qui se continuent avec la langue et avec le pharynx. C’est entre ces deux piliers que se trouvent placés , dans un écartement triangulaire, les tonsilles, nommées amygdales, en raison de leur forme qui varie, ainsi que leur volume, suivant les sujets. Ordinairement la forme est ovoïde. I.es offrent un tissu pulpeux, analogue à celui des glandes buccales. Ces organes fournissent un fluide destiné peut-être

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à faciliter la chute des alimciis dans le pharynx. La couche muqueuse du voile du palais est une espèce de duj)licalure, dans laquelle est contenue la couche musculeuse, et se continue en devant avec la mend)rane, eu arrière avec celle des fosses nasales. La couche musculaire du voile du palais est composée des muscles suivans , qui sont en même temps autant de puissances employées à le mouvoir : le rcleveur de la lueite , qui s’attache sur le milieu de cet organe et à l’épine nasale postérieure. Les périsiaphylins intentes qui s’épanouissent dans le voile. Dans l’épaisseur du ])ilier antérieur se trouve le glosso-stnphjlin ; le pharjngo-staphjlin occupe le pilier postérieur; tous les deux, en s’épanouissant dans le voile, augmentent la couche musculaire.

I.es joues forment les parois latérales de la houche ; elles ne constituent pas un organe j)articulier et distinct. La peau des joues, dans l’homme adulte , est garnie d’une grande quantité de poils , qui constituent en ])artie la barbe. On n’ohserve point de poils à la région moyenne, qui est très-vasculaire. C’est cette richesse des vaisseaux sanguins

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qui explique la coloration de cette partie. Les muscles qui composent la couche musculaire sont le biiccinateur, le masseter , le grand et le petit zygomatique , et une portion du peau.cier. Au milieu de cette région, on remarque une saillie qui est l’orilice du canal jiarolidien.

L’orilice de l’appareil respiratoire, ou du larynx, est situé entre la cavité buccale et le pharynx. Noijs décrirons ce conduit aérien avec le poumon , qui en est la terminaison.

§ IV. Du Pharynx.

pharynx est une espèce de canal musculo-memhraneux, symétrique, placé sur la ligue médiane du corps, et irrégulièrement infundihuliforme. 11 s’étend depuis l’apophyse basilaire de l’occi[)ital jusqu’à la région moyenne du cou , où il se continue avec l’œsophage. En devant, il communique avec les fosses nasales, la bouche et la cavité du larynx; en arrière, il repose sur la colonne vertébrale. La forme du pharynx est difficile a déterminer: il est étroit en haut, où il est borné par les apophyses jitérygoïdes.

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large vers le milieu , à cause des grandes cornes de l’os hyoïde et du eartilage thyroïde. En has , cette cavité se rétrécit jusqu’au niveau delà trachée-artère, où commence l’oesophage.

Les six muscles qui composent le pharynx sont les six constricteurs : trois de chaque côté. Le supérieur est quadrilatère ; il se fixe au eorps du sphénoïde au moyen de Y aponévrose céphalo-pharyngi<inne , a la hase delà langue. Il est recouvert en partie parr! le constricteur moyen. Celui-ci est triangulaire ; il s’attache aux grandes et petitescornes de l’os hyoïde. Le constiictcur inj’érïei/r présente un carré irrégulier; il s’attache;! la partie externe du cartilage cricoïde et cï nue portion du thyroïde. Ces trois mus-cles se réunissent , sur le milieu du phar> nxy. avec ceux du côté opposé, en formant mit espèee de raphé. Les autres muscles du plia- rvnxsont les stylo-pharyngiens : leur nom in- clique leur origine et leur terminaison. Il er i est de même des pliaryngo-staphyUns. LeS' fihres de ces muscles , plus ou moins ohh- ■ ques , forment des plans qui s’entrecroiseni.r dans diverses directions.

nu PHAllINX.

La membrane muqueuse tapisse toute la cavité du pharynx. Elle se continue en haut avec celle de la bouche , en bas avec celle du larynx et de Tresophage, et sur le coté avec celle des trompes d’Eustachi. On voit ici que la muqueuse se montre déjà plus mince que dans la cavité buccale.

U œsophage (fig. I ), continuation du pharynx, est un conduit inusculo-membraneux qui s’étend jusqu’à l’estomac. Il est étendu depuis la quatrième vertèbre cervicale jusqu’à Y épigastre, où est situé Y estomac; placé sur la ligne médiane du corps, il s’écarte un peu à gauche; mais, avant d’entrer dans la région épigastrique, il reprend sa première direction. 11 sort du thorax entre les ])iliers du diaphragme, et vient s’aboucher dans l’estomac à l’union du tiers droit de ce viscère avec les deux tiers gauche ; sa forme est celle d’un cylindre. 11 est uni aux parties voisines par un tissu cellulaire, lâche, qui tout à la fois se prête à sa dilatation et à ses mouvemens. La muqueuse qui forme sa membrane externe est d’autant plus blanche , qu’on la considère inférieurement. Elle forme un contraste frappant avec la mu-

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queuse du pharynx et celle de l’estomac, qui sont rosées. Une couche muscideuse ft)rme sa paroi externe. Elle est plus épaisse que celle du pharynx; elle est rouge eu haut , où ses contractions dépendent encore de la volonté.

lycs fibres les plus Intérieures sont circulaires , les plus externes sont longitudinales.

§ V. De r Estomac.

A l’œsophage succède le second renflement du tube digestif, l’estomac (lig. 2), réservoir musculo - membraneux , conoïde, alongé, courbé de devant en arrière et de bas en haut dans le sens de sa longueur ; il se continue d’un coté avec l’œsophage, et de l’autre avec le duodénum ; il est situé au-dessous du diaphragme.

Le volume de l’estomac varie beaucoup ; quelquefois il descend au-dessous des fausses côtes. En général, ce viscère est plus ample chez les individus qui mangent beaucoup que chez les autres personnes. Son plus grand diamètre est transversal ; le petit, qui est vertical , diminue en allant de l’œso-

. DE e’estomac. i8g

pliage vers le duoclémim. Son extrémité est jilus antérieure et inférieure à la gauche. Sa face antérieure, qui se tourne un peu en haut clans l’état de réplétion , est plus convexe c|ue la postérieure , qui devient inférieure lorsque l’estomac est rempli d’aliment. On appelle grande courhure de l’estomac, celle qui s’étend inférieurement de l’un des orifices à l’autre. Dans le voisinage de la rate, la convexité est plus marcpiée qu’ailleurs. A droite, la grande courhure de l’estomac forme une espèce de coude, lequel répond à un enfoncement intérieur qu’on appelle le petit cul-de-sac. A gauche, elle offre une saillie considérable , nommée la tubérosité ou le grand cul-de-sac de l’estomac. La petite courhure de l’estomac réunit les deux faces de l’estomac, en haut et en arrière, La surface intérieure de l’estomac est d’un blanc rougeâtre, comme marbrée , continuellement enduite d’une mucosité épaisse.

L’orifice de l’œsophage , qu’on apj)elle cardia, se trouve à la réunion des deux tiers di'oits et du tiers gauche de l’estomac. L’orifice intestinal, qu’on appelle pylore, est situé

SPL \ KCIlAOI.OGir,.

dans l’épigastre, plus bas cpie l’orilice cardia; il termine à droite le cône, figure géométrique à laquelle nous avons comparé l’estomac. Cet orifice commence parmi évasement iufuiidihuliforme, et se termine Imisquemenk par un rétrécissement circulaire. Cette ouverture communique avec le duodénn m.

La membrane séreuse de l’estomac est formée par le péritoine , mais elle ne revêt pas entièrement les deux courliures. La couche musculeuse a moins d’épaisseur que la couche charnue du pharynx et de 1 œso- ])hage. Les fibres blanchâtres qui conqiosent cette membrane sont dirigées dans trois sens différens. Les plus superficielles sont longitudinales. Celles qui sont imméiliatement au-dessous sont ciiculaires; elles appartiennent en projire à l’estomac, et ne paraissent avoir aucune connexion avec les premières , qui vieunent de l’œsophage. Enfin les fibres du troisième genre sont obliques; elles constituent deux larges bandes : rime s’étend, du côté gauche du cardia, sur les deux faces de l’estomac ; l’autre se prolonge, du coté droit de ce même orifice,

DK h ESTOMAC.

SUT le grand cul-dc-sac , où elles semblent remplacer les fibres circulaires qui ne s’y rencontrent qu’en petit nombre.

Le derme de l’enveloppe cutanée se trouve très-modifié; il est beaucoup plus lâche, ce qui le rend très— propre à l’absorption. Le système vasculaire , excessivemtfjjt développé, forme un réseau et des saillies trèsmultipliées : ce sont ces saillies qui prennent le nom de papilles. Les follicules isolées, qui sont très-nombreuses dans l’estomac, portent le nom de glandes de Brunner ; ce sont des cryptes entièrement semblables à celles de l’œsopbage, mais plus développées.

§ VI. Des Intestins.

Le duodénum (fig. 3 ) est le commencement de l’intestin ; il succède à l’estomac. On divise le duodénum en trois portions. La première, qui a deux pouces environ de longueur, commence à la valvule du pylore, marche horizontalement en arrière et à droite, et finit près du col de la vésicide biliaire ; c’est en cet endroit où il se réTinit à la seconde portion angulaire qui descentl verticalement.

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La dernière enfin se jiorle transversalement <à gauclie au-devant de la colonne vertébrale, et finit vers l’extrémité supérieure du mésentère. «

Les trois jiortioiis du duodénum forment mie espèce de demi-cercle qui circonscrit le pancréas.*'!

La muqueuse du duodénum présente une multitude de valvules coniiiventes. Leur nature, essenlieliement vasculaire, démontre bien que leur but est jilutôt d’augmenter la surface absorbante que de présenter un obstacle à la marche des alimens. Les orifices , réunis ou isolés , des conduits cholédoques et pancréatiques, s’observent à la réunion des secondes on troisièmes courbures. ün observe en cet endroit un petit tubercule.

La inemlirane séreuse n’existe que dans une petite jiartie de son étendue. C’est à 1 absence de cette tunique que cet intestin doit la faculté de se dilater. La membrane charnue est composée de filires circulaires et transversales (1). Le tissu cellulaire qui l’iinit

: 1 } (!Vsl jjiir t‘t*.s tifux ordres île libres ipie s\»|)i reiil la lo* coiiiuliuii des lombrics el dus simjj aucs, chez. Icstiuels la peau.

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