ORGANES
et Appareil de la respiration.
La respiration est cette fonction par laquelle une partie de l’enveloppe , modifiée dans un Heu déterminé, sert à rapprocher et à combiner une portion d air atmosphérique avec les fluides nourriciers des organes ; considérée d’une manière générale , cette fonction s’étend à divers organes intérieurs et extérieurs, pour chaque ordre
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desquels elle peut devenir générale , comme on le voit dans les polypes et dans les méduses. Nous allons décrire les organes qui sont chargés de cette fonction dans l’homme; ils sont au nomlire de trois ; le poumon, la trachée-artère et le larynx.
§ I. Du Larynx et de ses annexes.
Le larynx est un appareil composé de plusieurs pièces destinées tà livrer passage à l’air pour l’acte de la respiration. Son nom vient d’un mot grec qui veut dire sifflet, parce qu’on a comparé l’organe de la voix a un sifflet. 11 est situé à la région supérieure du cou et au-dessus de la trachée-artère , avec laquelle il se continue. 11 se présente sous la forme d’un tuyau cylindrique ; il offre dans un point de son étendue une fente ohlongue appelée glotte.
Cinq cartilages forment la charpente du larynx, savoir: Xç^cricdide, le thyroïde, les deux arythenoides et Y épiglotte. Le cricoïdc forme la partie inférieure de l’organe, celle par laquelle il se continue avec la trachéeartère. C’est lui qui constitue spécialement
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la cavité du larynx. Il sert de base aux autres cartilages, qui s’articulent avec lui d une manière mobile : il est plus élevé en arrière qu’en avant.
Le thyroïde est placé au-dessus du ciicoïde, avec lequel il s’articule d une manière mobile et occupe la partie antérieure et latérale du larynx. Il a la forme d une lame carrée fléchie sur elle-même vers la ligne médiane qui circonscrit la partie antérieure et latérale de l’organe; mais il ne se piolonge pas en arrière.
Les cartilages arychénoïdes, au nombre de deux, ainsi nommés parce que, par leur réunion, ils simulent un bec d aiguière, sont deux cartilages bien plus petits que les précédons, et articulés fi la partie postérieure du cricoïde, qu’ils débordent en dedans, et sur lequel ils peuvent se mouvoir ; ce sont les plus importuns pour la pi oduction de la voix. Chacun d eux en offre deux autres plus ou moins necessaiies, l un, qui est à leur sommet , et qu’on appelle le sus-arythcnoïde, qui n’existe que chez 1 homme , et un autre oblong , placé sur^ les ^ côtés, s’étendant de là jusque vers l’épi-
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glotte, et appelé cartilage latéral. Ces quatre i premiers cartilages sont assez denses, se i rapprochait de l’état osseux, et s’ossifient i avec l’ûge, excepté les arythénoïdes, qui sont \ toujours plus mous et s’ossifient plus tardi- ,! veinent. j
Enfin 1 épiglotte est un fihro-cartilage de J forme ellipsoïde, qu’on a comparé, pour la ' figure , a une feuille de jiourpier, et qui , situé ’ a la partie supérieure du larynx, derrière ' la ba.se de la langue, sert lors de certains mouvemens à recouvrii- la glotte.
Ces cartilages sont uii's entre eux de ma- ^ mere a former une cavité , et à être en même
temps mobiles les uns sur les autres. Le thyroïde est uni au cricoïde par deux moyens: d une part, par une membrane fibreuse dite i crico-thyroicUenne , qui est étendue du bord J inférieur du premier de ces cartilages au i bord supérieur du second; d’autre part, j pai une articulation immédiate des cornes j inférieures du cartilage cricoïde. En cet ! endroit, les deux cartilages portent des facettes articulaires qui s’uni.ssent ; et une 1 capsule fibreuse, des ligamens, un en de ^ -
vaut et un en arrière, et une membran
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synoviale , sont annexes à celle-ci pour la rendre solide et en faciliter les mouvemens.
Les deux arythénoïdes sont, par leur partie postérieure , articules avec la face posté' rieure du bord supérieur du cricoïde \ la aussi ces cartilages portent les facettes articulaires nécessaires à cet effet , et il existe les capsules fibreuses, llgamens et membranes synoviales destines à prévenir les déplacemens et faciliter les mouvemens.
Selon la plupart des anatomistes , cette articulation est une arlbrodle, et elle est telle, que les cartilages arythénoïdes peuvent être basculés sur le cricoïde en dehors , en avant et en arrière. Selon M. Magendie , au contraire, elle est un ginglyme latéral simple, et ne permet aux cartilages arythénoïdes que des mouvemens latéraux. I.a facette articulaire de l’arythénoïde est longue ej: concave , transversale ; celle du cricoïde est convexe en ce sens. La capsule synoviale est serrée en avant et en arrière , et lâche en dehors et en dedans ; et derrière cette articulation est un fort ligament, que ll’on pourrait appeler crico-arjthéno'idien, et I qui doit s’opposer au mouvement de basaxatômik. ï4
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cille en avant et en amère. Un long liga- • ment est étendu de la base de chaque carti- ■ lage arj thénoïdal à l’angle rentrant du car- ■ tilage thyroïde. Ce ligament, appelé i/i/zo- nrjthénoïdien , joue un grand rôle dans la^ production de la voix , et constitue ce qu’on i appelle la corde 'vocale ivjférieure.
Enfin il existe deux prolongemens mu- • queux , étendus de l’épiglotte aux cartilages} arythénoïdiens , et qui constituent ce qu’on^ appelle les cordes iiocales supérieures. Entrée ces deux cordes se trouve le sinus ou 'ven-tricule du larynx. Tour à tour on a appelé i flotte, ou la fente supéi'leure , ou la fente in- • férieure, ou la partie intermédiaire dula- ■ rynx. La membrane muqueuse revêt toute i la cavité de cet organe. \
Le lai'ynx se meut d’abord dans la totalité, ensuite partiellement, dans les divers i cartilages qui le forment. Les muscles ex- ■ trinsèques , ou ceux qui le meuvent en tota- ■ llté, lui sont communs avec le pharynx et t l’os hyoïde, et n’agissent sur lui que par ' l’intermède de ce dernier. Ils sont ou des i élévateurs sjlo , inilo, génio-hyoidien , stylo- • pharjngien, palato-pharjngien , hyo-thyrdi-
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ien, constricteur inférieur, ou des abais-
curs, savo\v,sterno ou scapulo-hyoïdien, ster-
o-thyroïdien. Ces muscles ont déjà été derits.
Les muscles Intrinsèques, ou ceux qui neuvent les diverses parties du larynx les mes sur les autres, sont au nombre de leuf, quatre pairs et un impair: les muscles mirs sont : i“ Le crico-thyroidien, situe en ivant du larynx, mince, quadrilatère, éteiy
lu obllquenient du bord supérieur du carti-
age cricoïde au bord Inférieur du tyroide.. :’est sur ce carlUage qu’il prend son point fixe d’attache; il sert a élever le cricoide.
2° Le crico-arythénoïdien postérieur, étendu
de la face postérieure du cricoïde à la base de l’ary tbénoïde ; il fait basculer ce dernier cartilage en arrière. M. Magendie croit qu’il ne le fait basculer que de côté. 3° Le crico-arythénoïdien latéral, étendu du côté du cartilage cricoïde à la base arythénoide; il sert à écarter cet arythénoïde de celui du côté opposé. 4° l^ethyro-arythénoïdien s’étend de l’angle rentrant du thyroïde au sommet du cartilage arylbénoïde ; il constitue la corde vocale inférieure.
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Le muscle intrinsèque impair est V arythénoï- dien , qui s’étend en travers d’un des cartdages arythénoïdien à l’autre, et sert à les rapprocher.
Le larynx est uni aux parties voisines; en haut, a 1 os hyoïde, par une membrane fibreuse, dite hyo-thyro'idienne , qui s’étend de 1 os hyoïde au cartilage thyroïde; ensuite part' deux hgamens dits tyro-hydidiens , étendus ; entre la coi’de supérieure du thyroïde et ce nieine os hyoïde. Én bas, le larynx est uni a la trachée-artère par une membrane fi- ■ lireuse qui joint le cricoïde au premier cer-M ceau de cette trachée.
Les muscles propres ou extrinsèques du larynx sont animés par quatre nerfs, les ■ laringés supérieurs, et les resserrans ou laryngés inférieurs. Le nerf resserrant se distribue aux muscles crico-arythénoïdien postérieur, crico-arythénoïdienlaléral,et thyro- arythénoïdien. Le nerf laryngé supérieur esl destiné au muscle arythénoïdien et au muscle cricothyroïdien du thyroïde, avec lequel il s’articule d’une manière mobile, et occupe la partie latérale et antérieure du larynx.
Le larynx est constamment entr’ouvert