‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 43 sur 89 · DE LA TRACHÉE-ARTÈRE · texte numérisé non relu

DE LA TRACHÉE-ARTÈRE

[ians l’état de repos; son usage est de faire 1 brer l’air pour la phonation.

§ II. De la Trachée-artère.

La trachée , qui est la seconde partie de l)rgane pulmonaire, se compose d’une mut.aeuse continuation delà ljuccale, soutenue ir des cerceaux cartilagineux qui empêlent son affaissement. Entre ces anneaux trouve une légère couche musculaire. La ‘ achée-artère est située au-devant de la co- ' nne vertébrale , depuis la partie inférieure larynx jusqu’au niveau delà seconde ou i aisième vertèbre du dos, où elle se bifurque ■i formant deux branches; et celles-ci, en ■ distribuant à l’infini, constituent la masse I dmonaire , qu’on peut concevoir comme . sultant de l’énorme développement de la uqueuse trachéale. Les cartilages dispaissent à mesure que les ramifications deennent profondes, et celles-ci, d’une ténuité finie, se terminent en formant des vacuoi, des cellules, dans lesquelles le fluide i nbiant est reçu. Nous parlerons de l’orgasation des poumons après avoir décrit us leurs rapports.

OUGAKES HESPIR.VTOIRE3.

La glande est devant le larynx et laj^

trachée-artère ; elle a la forme d’une espècerl de croissant. La partie moyenne est trèsétroite; on l’appelle l’isthme de la glotte. . Sa structure paraît être lohuleuse. Ses usa*" ges sont Inconnus.

Le thymus , dont les usages sont aussi in- • connus, se trouve placé entre les deuxlamest du médiastin. Sa ligure est ohlongue ; saj consistance est mollasse.

§ TII. Des Poumons.

Les poumons (lig. C) sont renfermés danf« le thorax. Ils sont séparés l’un de l’autre par i les médiastins et parle cœur. Ils sont entouréai par des memhranes cpi’ou nomme plèvres;^ î.eur volume n’est pas égal : le poumont droit offre plus d’épaisseur que le gauche,qui à son tour a plus d’étendue A'erticale qu6 < lui. Le volume des poumons est d’autant plus considérahle que la poitrine est plusi ample. Ils suivent très-exactement les mouvemens imprimés à ses j)arois , contre les- ■ quelles ils sont toujours appliqués , et se 'dilatent et se resserrent comme elle.

DES rOÜMOMS.

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Les poumons ne se précipitent jamais au fond de l’eau tant qu’ils sont dans leur état naturel , et cette légèreté provient de l’air qui en pénètre le tissu. La couleur des poumons , dans l’état sain et chez l’adulte , est d’un fauve pâle qui se rapproche plus ou moins du blanc et du gris. On rapporte leur figure à celle d’un conoïde très-irrégulier, dont la hase est tournée en lias et le sommet en haut, et qui se trouve aplati en dedans.

Le droit est divisé en trois lobes inégaux par deux scissures. Le gauche ne présente qu’une seule scissure , et n’a par conséquent que deux lobes. La face e.xterne est convexe dans toute son étendue, surtout en arrière, et presque plane antérieurement ; elle est libre, et est en rapport avec les parois de la poili’ine , dont elle est seulement séparée par le feuillet costal des plèvres. La face interne des poumons , plane et légèrement concave pour s’accommoder à la saillie du cœur, est contiguë au médiastin , et corres- , pond en arrière à la colonne vertébrale. I Le bord antérieur est mince et tranchant , i surtout inférieurement , et très-échancré du '! côté gauche , pour recevoir la pointe du

3i6 organes respiratoires.

cœur. Le bord postérieur est épais , arrondi , presque vertical , et logé dans une gouttière que forment les côtes sur les côtés de In colonne vertébrale. La base, légèrement concave, repose sur la face supérieure du diaphragme. Le somme, est situé au niveau de la côte.

^'oici les modifications que l’enveloppe . extérieure a éprouvées , dans le but de constituer l’organe respiratoire. Elles ne sont qu’une exagération , comme l’a très-bien dit M. de Blainville, de celles que la même enveloppe a éprouvées dans l’absorption des li- i quides. L’épiderme et le pigmentum n’exis- < tent qu’à l’entrée de l’appareil. Ils ont en- ’ tièrement disparu, ainsi que les cerceaux cartilagineux, dans le poumon proprement dit. Les nerfs de la vie de relation ne se distribuent que sur les conduits aérifoi mes. Le système vasculaire sanguin est très-richement dévelopjié. Les parois de ces innombrables ramifications autour de ces vaisseaux ! sont si minces , que le sang se trouve prescpie ■ en contact avec le fluide ambiant. Le derme n’est plus condensé; il ne forme plus qu’une couche très-spongieuse. La couche muscu-

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