CHAPITRE XII
névrologif. ,
Ou description du système nerveux (i).
l.e système nerveux de l’homme estdonble, comme dans tous les animaux pairs; il comprend quatre jiarties : i“ la première ( cerveau , moelle épinière ) , que nous nommons centiale ; Ja seconde, que nous appellerons gan^Uonnire , d’après sa composition ; 3 la troisième, qu’on peut nommer 'viscérale, appartient a l’enveloppe rentrée pour former le canal digestif, auquel elle ne paraît se rendre t{u’en accompagnant ses vaisseaux; 4 la quatrième, sympathique ,Tèsi\i\tant de la communication médiate des filets de la portion viscérale avec la portion centrale.
§ I. Partie centrale du système nerveux.
Toujours formée de deux parties latérales similaires, juxtà- posées et réunies par ce
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SYSTÈME CENTRAL : MOELLE EPINIERE. 2(ÎCJ
qu’on nomme commissure ; pourvue de trois membranes, continuation de celles du cerveau ; continue dans le canal vertébral depuis la pqrtion sacrée jusqu’aux ganglions situés danslaportion céphalique, il forme \a.moelle épinière proprement dite. Elle se compose, dans ses deux moitiés similaires , de deux substances, l’une blanehe et l’autre^me ; cette dernière est évidemment plus vasculaire et plus active. Ordinairement presque entourée par la substance blanche , dans ce que les auteurs nommaient moelle épinière, elle s’en dégage et se montre presque entièrement à découvert dans la portion crânienne. Nous rapportons à la substance grise, nonseulement celle qu’on trouve dans les cordons de la moelle, mais encore celle du bulbe dn I prolongement rachidien, le corps dentelé du J pédoncule du cervelet, la substance grise du \ pont de Varole , des pédoncules , des couches > optiques , celle qui bouche antérieurement le I quatrième ventricule et les tubercules ma- I miliaires, qui n’en sont qu’un développef ment. La substance blanche, disposée d’une [ manière un peu différente autour de la substance grise, est en général beaucoup plus
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considérable, et forme la plus grande partie des cordons delà moelle, les pédoncules du cervelet, ceux du cerveau, et les masses olfactives.
I^e mode d union et de rapprochement de ces deux parties du système central donne ben à des considérations importantes dont les jilus remarquables se tirent des commissures. La inincipale, que i\l. de Blainville nomme de continuité, est celle qui réunit les deux substances grises fondamentales, qui peuvent ainsi être considérées comme n’en formant qu’une. On la voit trèsbien dans toute 1 étendue de la moelle épinière, au pont de \ arole , à la réunion des conciles optiques. La substance grise qui ferme le quatrième ventricule lui appartient. Les autres commissures de la pai tie centrale sont toujours sujierbcielles et appartiennent à la substance blanche. Vers les vertèbres cépbaliijues, les moitiés de bipartie centrale commencent par se séparer, d’abord seulement a la face dorsale , jiour former la plume à écrire et le quatrième 'ventricule , puis aussi à sa partie inférieure pour lormer les pédoncules du cerveau dont la plus grande
SySTÈ.lIE CEi«TBAL : MOELLE EPINIERE. 27!
partie vient des hémisphères, tandis que le reste va former le lobe olfactif. La substance blanche étant presque toute passée en-dessous, il s’en est suivi que la substance grise a été presque entièrement portée cn-dessus, ce qui a produit la disposition particulière des couches optiques, des tubercules genicules,ô.e\A substance grise qui bouche le troisième 'ventricule,et des éminences tnainillaires qui n en sont qu’un développement. En retrouvant dans la partie centrale céphalique la meme disposition de la substance grise que dans le canal 'vertébral , on y trouve aussi les faisceaux blancs longitudinaux qui ne sont pour nous que des commissures longitudinales ; suii vaut M. de Blainville, la substance grise sei crête le fluide neiveux, et sert d’origine aux t nerfs; la substance blanche constitue les i nerfs.
Après cet aperçu sur les deux substances fi dont est formée la partie centrale du syst tème nerveux , ainsi qu’une grande portion ü de ce système où elles se montrent ensemi ble, nous jetterons un coup d’œil sur les t paires de nerfs auxquelles celte partie cenn traie donne naissance. M. de Blainville rc-
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^garcle 1 origine des nerfs spinaux comme une suite de ganglions qu’il désigne du nom de ganglions des moiivemens 'volontaires, égaux en nombre <à celui des paires de nerfs spinaux, et proportionnés au volume de ces nerfs : c’est par l’intermédiaire de la partie centrale que le ganglion central ou le cerveau se les subordonne. Les nerfs spinaux sont au nombre de trente ou trente et une jiaires, suivant qu’on y comprend ou non le nerj spinal ou accessoire de W illis: ils se partagent, d’après les vertèbres entre lesquelles ils sortent , en trachiUens ou cervicaux, au nombre de sept ou huit; en dorsaux, au nombre de douze; en lombaires, au nombre de cinq; et en sacrés, au nombre de six. La première paire cervicale sort entre l’atlas et l’axis , la dernière entre la septième cervicale et la première dorsale , les autres dans l’intervalle ; la première paire dorsale sort entre les deux premières dorsales, et la dernière entre la douzième dorsale et la première lombaire ; la première paire lombaire sort entre les deux premières lombaires, la dernière entre la cinquième lombaire et le sacrum; enfin, la première
SYSTÈME CEMRAL: MOELLE ÉPIKIÈUE.
paire sacrée sort par le premier trou sa cre, et la dernière par l’échancrure supérieure du coccyx.
La première paire cervicale se partage en deux branches à sa sortie du trou de conjugaison : V antérieure se contourne sur l’apophyse transverse de la première vertèbre cervicale, et donne des filets au grand sympathique et à la huitième et la neuvième paires de nerfs du système ganglionaire ; la postérieure se perd dans les tégumens et les muscles voisins j la deuxième et la troisième paire cervicales éprouvent les mêmes divisions , et conservent les mêmes rapports de distribution et d’anastomose ; la «///afnème paire, outre cette conformité d’origine et de distril)ution, donne naissance à un nerf qui se rend au diaphragme sous le nom de diaphragmatique : les premières paires cervicales que nous venons de citer, la première de toutes exceptée, se réunissent pour former le plexus cervical dont les rameaux nombreux semblent plus spécialement destinés aux parties latérales du cou. Les cinquième, sixième, septième et huitième paires cervicales et la première dorsale, ont pour caractère coin-
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miui des In’anches postérieures qui se distri l)ueiit dans les muscles de la partie poste rleure et supérieure du dos , et des branche antéiieures qui se réunissent pour forme le plexus brachial, d’où naissent les nerfs de memlires supérieuirs ; les thoraciques et le sus-scapulaires.
Les onze paires dorsales offrent toutes ur origine et une division primili-\ e semblables leurs branches postérieures se perdent dai les muscles de la jiartie postérieure du trom leur branche antérieure , après avoir doni les rameaux de communication au trisplai clinique, fournit une grosse brandie ( inte costale) , rpii suit le bord inférieur des côt' i entre lesquelles elle est placée.
Les cinq paires lombaires, unies au nivea de la dernière dorsale et de la première do sale, par tleux faisceaux très-larges , sc dii gent fort obliquement en bas pour sortir d canal verléliral, à une grande distance c leur origine : les quatre dernières font pa lie de la queue de cheval. Divisées comn’ les paires dorsales, Xewx branche postérieul^ se distribue aux muscles de la partie j)o,‘ terieure et inferieure du tronc; leurs ém/