SYSTÈME CENTRAL : MOELLE ÉPINIÈRE
ches antérieures , celles de la dernière paire exceptée, forment par leur réunion le plexus crural ou lombaire, situé derrière le psoas, et d’où partent le«e^ obturateur c[\i\ se perd dans les muscles adducteurs de la cuisse, et le crural divisé en deux ordres de rameaux , superficiels et profonds, qui se distribue aux tégumens et aux muscles de tout le membre inférieur, et se perd, sous le nom de saphène, sur la face dorsale du pied.
Les paires sacrées, au nombre de six, diminuent successivement de grosseur depuis la première paire jusqu’à la dernière. Nés par deux ordres de blets , ils descendent perpendiculairement dans le canal vertébral, et forment avec les dernières paires lombaires la queue de cheval. Leurs branches postérieures, très-petites, se perdent dans les parties molles delà partie postérieure du bassin ; les antérieures envoient un filet de communication au trisplancnlque ; celles des quatre premières , conjointement avec les branches antérieures des deux dernières paires lombaires, forment le plexus sciatique, le plus considérable du corps humain : celui-ci fournit, i“ le nerf honteux eX. le petit
27^ XÉVKOLuGin.
sciatique, dont le premier, divisé en den> blanches, se perd dans les organes de la. génération; et le second, qui suit d’ahord le grand nerf sciatique, se rend au muscle fessier et se partage également en deux brandies pour se porter, d’une part , au jieiinee ; de 1 autre, à la partie postérieure de la cuisse et de la jamlie, pour se terminer dans les tégumens de ces réglons ; 2“ le grand nerf sciatique, qui, se dirigeant parallèlement a la partie postérieure de la cuisse, donne d abord des rameaux rjui se perdent dans les muscles de la même région, et se partagent un peu au-dessus du jarret en deuxi grosses liraiiches, sous lesnomsde poplité scia tique et poplité sciatique interne. Le premier, parallèle a la direction de la jambe, fournit, I" des rameaux peu considérables jierdus dans les parties voisines; 2" vers l’extrémité supérieure du péroné, un nerf muscnlo-ciitane, qui fournit un tégument et se perd sur le dos du pied, et un nerf tibial antérieur, qui suit l’artère tibiale et se partage sur le dos du pied en deux rameaux, run interne et 1 autre externe; le second poplité sciatique interne , étendu du creux du jarret
SYSTÈilIE GAKGLIONAIRE : EKCÉPHALE. 'X~']
à la voûte du calcanéum , descend le long de la partie postérieure de la jambe , sous le nom de libial postérieur; et, parvenu au calcanéum, se partage en deux brandies , une plantaire interne , qui se partage aux doigts , et une plantaire externe, qui se partage également aux doigts et à la plante du pied. Parmi les autres rameaux qu’il donne, le saphène externe se perd sur le dos du pied. Les branches antérieures de la troisième et de la quatrième paires sacrées donnent quelques lilets pour la formation du plexus hypogastrique, dont les ramifications se distribuent à l’extrémité inférieure du rectum, à la vessie , à la matrice et au vagin.
On vient de voir que les ganglions de la partie centrale sont au nombre de trente-une paires, dont les nerfs forment cinq plexus, savoir : plexus cervical, brachial, lombaire ou crural, sciatique ou sacre et hypogastrique.
§ II. Du système nerveux ganglionaire.
( Extrémité antérieure et supérieure de la partie centrale. )
L’extrémité supérieure de la portion centrale qui se prolonge dans les vertèbres cé-
278 NÉVHOLOGXE.
pliallques, ou V encéphale, n’est qu’un groupe’ de sept ganglions réunis et comme entassésdans leur cavité. L’observation montrant que le système nerveux suit un rajiport in-verse de développement avec l’appareil dessens, c’est-à-dire qu’il prédomine de plusen plus sur ce dernier, à mesure que la propriété des corps par laquelle il doit nousles faire aj)ercevoir devient de moins en moins corporelle, on divise naturellement les ganglions qui nous occiqxent en deux' ordres distincts, suivant qu’ils sont sans appareil extérieur, comme les hémisphères proprement dits et le cervelet, ou qu’ils offient des prolongemens antérieurs , comme ceux d’où partent les tierj's optiques, trifaciaux , auditifs, etc.
Les sept ganglions qui composent l’encé- pbale(fig.6) sont, i« les hémisphères cérébraux, : 3° le cervelet ; 3“ le ganglion olfactif; 4" If ganglion optique, auquel se rapportent lesnerfs moteurs de l’œil; 5“ \c ganglion de la cinquième paire ou trifacial; \e gangUot ^ acoustique, auquel se rattache le nerf facial : 7° le ganglion des parties supérieures des ap' • pareilsdigestifs et respiratoires, d’où provien ■
SYSTÈ-’UE GYKGI-IOKA'KE EYCÉrllAI.E. ÏJÇ) lient les nerfs Dague et glosso-pharjngien : ces nerfs président à l’intelligence , aux sens et aux mouvemens partiels de la tête.
Les hémisphères cérébraux et le cervelet, (fig. a), très-volumineux chez l’homme, recouvrent tous les autres ; privés d’appareil externe, ils sont , d’après la loi physiologique que nous avons posée, chargés de remplir des fonctions très-élevées. Les cinq autres ganglions envoient leurs filets à des organes spéciaux : le premier en procédant d’avant en arrière, X olfactif (fig. c) très-fin, envoie à l’organe de l’odorat le nerf de cette fonction, qui, suivant de nouvelles observations, proviendrait du ganglion optique; celui-ci ouïe second est dans le même cas : il ne paraît pas qu’il donne naissance aux nerfs optiques (fig,. e), malgré l’opinion générale ; car, en suivant les anciennes opinions, c’est lui qui fournit encore le pathétique et le moteur oculaire externe (fig. g). Le troisième ganglion fournit deux faisceaux , qui , parvenus dans la fosse temporale, produisent un ganglion d’où naît le trifacial (Çig.f), lequel se partage en trois branches : une ophtalmique, qui se rend à l’œil , une maxillaire supérieure, et une
rfKVROI-OGrR.
maxillaire inférieure, qui vont animer l’une et l’autre mâchoire , en sortant par les trous rond et ovale. I.,e quatrième ganglion est V acoustique, qui fournit le nerf de l’ouïe et le nerf facial (fig. h). Le cinquième, ou moelle alongée, donne naissance aux nerfs vague, glosso-pharjngien et grand hypoglosse, par trois ordres de filets, antérieurs , postérieurs et moyens.
La masse réunie des sept ganglions forme, comme nous l’avons dit, une grosse masse nerveuse, appelée encéphale, et de forme ovale. Elle est symétrique e,t composée de trois parties, le cerveau, le cervelet et la moelle alonsée.
Le cerveau est la portion la plus considérable de l’encéphale ; elle remplit tout le crâne jusqu’à un replis tout particulier de la dure-mère, appelée tente du cervelet. Sa forme, qui est ovale, présente des éminences ondulées , qu’on appelle circonvolutions , et qui sont séparées par des enfoncemens appelés anfractuosités. En haut, un sillon où est placé un autre repli de la dure-mère , appelé faux du cerveau, sépare l’organe en deux hémisphères ou lobes, excepté dans le
SYSTÈME G ATi GLIOÎî AIRE ; EKCEPHALE. 28 I
milieu, où ces deux hémisphères sont réunis par une lame blanche appelée le corps calleux ou mésolobe. En bas, chaque hémisphère paraît partagé en trois lobules , un antérieur , un temporal remplissant les fosses moyenne et latérale de la base du crâne et séparé du précédent par un enfoncement considérable qu’on appelle scissure de Silvius , et un postérieur occipital, soutenu par la tente du cervelet. La moelle alongée, qui est la hase du cerveau, le partage en deux parties fort distinctes, qui offrent chacune des objets particuliers. Dans la portion qui est en arrière, existe la grande fente cérébrale par laquelle V arachnoïde pénètre dans les cavités intérieures du cerveau. De devant en arrière , on voit la réunion des nerfs optiques, la tige pituitaire, prolongement de couleur rougeâtre, se terminant, par son sommet, à un corps arrondi appelé la glande pituitaire. Dans l’intérieur du cerveau , sur la ligne médiane, on trouve, en prolongeant de haut en bas, le corps calleux, le centre de Vienssens, \e septum lucidum , \e grand 'ventricule , la 'voûte à trois piliers ou trigone cérébral, la glande pinéale , le 'ventricule moyen. Sur les
2^2 KKVROI,OGIE.
cotés, chaque hémisphère cérébral présente flans son intérieur une grande cavité appelée 'ventricule latéral, dans laquelle oui trouve les corps striés et la couche optique.
Le cervelet occupe les fosses occipitales inférieures, toute la partie du crâne qui est audessous de la tente du cervelet : son volume égale à peine le tiers de celui du cerveau. La face supérieure du cervelet offre, sur la i ligne médiane, une saillie alongée appelée emincnce 'verimculaire supérieure , et la face inferieure une autre éminence appelée /«yërieure. Une coupe verticale de cet organe fait voir en lui ce qu’on appelle Varbre de vie.
La moelle alongée ou \e mélocéphale, est la partie la plus petite de l’encéphale, celle qui en est comme le centre et qui sert d’union au cerveau et au cei velet ; elle ne forme guère que la sixième partie de sa masse et a plus de densité. Sa forme est quadrilatère, elle s’appuie sur la gouttière basilaire par sa face inférieure qui a reçu le nom de pont de V arole. Sur sa face sujiérieure , on trouve ,
1° quatre tubercules quadri-jumeaux , blancs a l’extérieur, gris <à l’intérieur; 2° derrière
SYSTÈME GijKGI.ION AIRE ; EKCEPHALE. î83 ces tubercules , une médullaire qui forme la voûte du quatrième ventricule ; enfin à l’origine delà moelle, les pyramides postérieures et les pyramides antérieures , dont le docteur Gall a rendu incontestable l’entre-croisement.
Les méningés ou les membranes qui enveloppent une partie du système nerveux, sont la dure-mère , V arachnoïde et la pie-mere.
dure-mère est la plus extérieure, comme la plus épaisse des trois ; elle est appliquée d’une part à la face externe des os du crâne , avec lesquels elle contracte des adhérences très-intimes à la base ; d’une autre part, elle correspond à l’arachnoide ; mais , loin d y adhérer, elle en est au contraire séparée par une sérosité abondande qui rend sa surface lisse et polie.
La seconde membrane, qu’on appelle arachnoïde, est mince et transparente; elle est située entre la dure-mère et la pie-mère ; elle enveloppe toute la masse cérébrale, sans pénétrer dans son intérieur.
La dernière membrane ou pie-mère , trèsmince, est immédiatement appliquée sur le
cerveau.
névhologie.
§ III. Du système nerveux 'viscéral.
Cette troisième portion du système nerveux se distingue par son irrégularité; elle occupe les deux cavités thoracique et abdominale, dans lesquelles elle est continue par e moyen des nerfs grands et petits splanchniques, qui sont des dépendances du grand sympathique. Les ganglions de cet ordre sont distingniés, par leur siège, en deux groupes bien distincts : i“ ceux qui occupent la cavité du thorax, tels sont les plexus cardiaque et pidmonaire ; 2“ et ceux qui sont jilacés dans 1 abdomen , appelés pour cette raison abdominaux distingués par leur forme ou leur situation spéciale, comme le semi-lunaire, les ganglions rénaux , etc. Le plexus cardiaque est uniquement destiné au cœur et aux artères de ce viscère ; il ne remonte jias jusqu a 1 aorte. Le plexus semi-lunaire et les autres abdominaux enveloppent de leurs filets les vaisseaux artériels, et pénètrent avec eux dans le tissu même des organes qu’ils doivent vivifier. Le grand nerf symjiathique lie tous ces plexus, à la formation desquels il contribue.
SÏSlliME VISCKU.VL.
§ IV. Du système nerveux sympathique.
Comme les précédens, les nerfs de ce système n’offrent point une symétrie aussi exacte que ceux du système central et ganglionnaire. Les anatomistes envisagent l’ensemble de ce système comme formé d’un seul nerf destiné à réunir les ganglions des fonctions organiques avec ceux des mouvemens volontaires ou du système central, et même avec \es, ganglions encéphaliques: on le nomme tri- splanchnique ou mieux grand sympathique , dernier nom qui s’accorde parfaitement avec ses fonctions ; il s’étend de l’orilice externe du canal carotidien au sommet du sacrum, en suivant <à peu près la direction de la colonne vertébrale, de chaque côté de laquelle il se prolonge, et dont il se rapproche plus ou moins dans les diverses régions du tronc.
On le divise en trois portions , une cervicale, une thoracique et une abdominale.
i" Portion cervicale. Elle commence par le ganglion cervical supérieur, qui donne ou reçoit des filets qui se rendent à la sixième ou à la cinquième paires cérébrales. Arrivé au
^'l^VROLOGIH.
niveau de la cinquième cervicale, le tronc commun se lumclie pour former \g ganglion cenncal moyen, moins volumineux que le piecédent et qui manque parfois ; et, près de son entiee dans la poitrine, il donne un ganglion cervical inférieur. Les nombreux rameaux qu il fournit de toute sa circonférence s anastomosent avec de pareils rameaux venant de la liuitième, de la neuvième et du glosso-pharvngien, contribuent à produire les plexus cardiaque, juilmonaire et cervicaux, et se réunissent aux brandies antérieures des paires cervicales.
2“ Portion thoracique. Elle naît au-dessousdu ganglion cervical inférieur, et linit à sa sortie du diaphragme. Dans cet intervalle., chaque paire dorsale envoie au grand svmpatliique un rameau qui le renforce et représente à leur réunion un jietit ganglion;, vis-cà-vis de la racine des poumons, il forme \e ple.vns pulmonaire; au-dessous et en regard delà cinquième vertèbre dorsale, il produit le nerf grand splanchnique , qui se perd dans le ganglion semi-lunaire , et, jilus bas, le petit splanchnique, qui se rend au ple.viis rénal.
il'' Portion abdominale. Lorsqu’il a donné
SySTÈMR VISCÉRAL. 287
naissance aux deux nerfs grand splanchnique et petit splanchnique, le grand sympathique change de direction, et, remontant sur la colnnne vertébrale, s’avance vers son congénère, de l’autre côté, pour pencher avec lui dans la cavité pelvienne et finir au sommet ‘du sacrum. Dans son passage, il a reçu, de chacune des branches antérieures des nerfs lombaires et sacrés, un petit rameau destiné à la production d’un ganglion supérieur en volume à ceux de la poitrine. On remarque dans l’abdomen, au-dessous du diaphagme , le ganglion le plus volumineux, le plexus cardiaque o\x solaire ,de forme semi-lunaire, et d’où partent plusieurs rameaux très- fins pour embrasser les artères du bas-ventre et jours divisions, avec lesquelles ils pénètrent dans les viscères , où ils donnent naissance à de nouveaux plexus , qui se comportent de même à l’égard de leurs vaisseaux et des organes dont ils se composent.