SIMPLES PARTICULIERS
faisant remarquer d’ailleurs par leurs formes purement humaines, par le diadème, le casque ou la coiffure divine qui ornent leur tête, et par la richesse de leur costume, lorsqu’ils ne sont pas ligurés en gaine.
115. On distingue encore les rois morts des rois vivants , en ce que les rois morts, passant au rang des dieux après leur apothéose, portent, comme les dieux, la croix ansée d’une main, quelque attribut divin dans l’autre, l’ Urœus sur le front, et une coiffure qui est celle même du dieu sous la protection duquel ils s’étaient placés de leur vivant; il en est de même des reines.
§ IV. Simples particuliers.
116. Quant aux simples particuliers , et personnages tirés de divers ordres , ils ne portent aucun signe très-distinctif; les hommes ont la tète rasée , ou bien couverte de cheveux artistement tressés et bouclés, souvent de perruques volumineuses très-soignées; une étoffe rayée, pliée autourdes reins, les enveloppe depuis les hanches jusqu’aux genoux, et un collier à plusieurs rangs orne leur cou et leur poitrine; les jambes parais-
sent nues, et leurs pieds le sont le plus souvent. Les femmes sont coiffées avec leurs cheveux ou une perruque, et leur tète est couverte d’une étoffe rayée, échancrée pour laisser les oreilles libres; une longue tunique les couvre toujours depuis le dessous du sein, et elle est retenue sur les deux épaules par deux bretelles; un large collier orne aussi leur poitrine. Il n’y a point d’exemple de figure de femme absolument nue dans les peintures et les bas-reliefs. Un ohef de famille se reconnaît à sa longue canne qui égale presque la hauteur de sa taille. S’il est assis, ayant devant lui une table chargée d’offrandes, et parfois une flamme sur la tète, c’est qu’il est mort, et que ces offrandes lui sont faites par les personnes de sa famille quelquefois très-nombreuse ; et si une femme est assise à côté de lui, ayant dans ses mains une tige de lotus avec sa fleur dont elle respire l’odeur, avec ou sans la même flamme sur la tète, c’est que celte femme a aussi cessé de vivre. Dans ces représentations funéraires, comme dans toutes celles delà vie domestique, le nom de ces simples particuliers est toujours écrit à côté deleurtêle;