ANIMAUX ÉGYPTIENS
c’est ordinairement une courte série de signes hiéroglyphiques, précédée, pour les morts, des signes caractéristiques du nom d 'Osiris , tous les hommes entrant dans la dépendance de ce dieu en quittant la vie.
Les figurines humaines, en momie ou gaine, et dont la tête ne porte aucun ornement, sont des offrandes faites à un mort par ses parents et ses amis, qui y faisaient mettre son nom. Il y en a en toute matière et de dimensions diverses. Ces figurines sont trèscommunes dans nos cabinets; on les trouve quelquefois par centaines dans le môme tombeau.
§ V. Animaux.
117. Les ligures d'animaux travaillées par les Égyptiens sont très-remarquables par la perfection de la ressemblance, le fini des détails, et l’imitation minutieuse des couleurs. Si ces animaux sont symboliques , leur coiffure est celle même du dieu dont ils ont été l’emblème vivant. S’ils n’ont que leurs formes naturelles sans aucun accessoire, ils représentent l’être même dont ils ont la forme, un lion , un rat, un ichneumon, un croco-
dite, etc. Mais il est à remarquer que presque tous ces animaux avaient un rôle mythique; c’est ce qui a fait multiplier leurs ligures. Un oiseau à tète humaine était la ligure convenue de Y âme humaine, mâle ou femelle, selon qu’il a ou qu’il n’a pas la barbe tressée. Le scarabée était. le symbole du monde; le vrai scarabée sacré des Égyptiens vient d’être retrouvé vivant en Éthiopie; il en est de même de Y ibis blanc, fort rare dans l’Égypte, et cependant très-souvent figuré par les anciens artistes. On retrouve aussi plusieurs espèces de serpents, notamment YUrœus au cou enflé, etc. Du reste , la parfaite ressemblance des animaux figurés par l’art égyptien permet de les reconnaître et de les dénommer sans équivoque.
On a découvert des tombeaux de la plus haute antiquité, dont les chambres sont ornées, sur toutes leurs parois, de figures peintes d’animaux de classes diverses , d’oiseaux surtout et de quadrupèdes. Les portraits sont parfaitement ressemblants, et l’illustre Cuvier avait mis le nom de l’individu peint à côté de chacune des copies que mon frère avait rapportées de ces peintures; on y reniar-