‹ Traité élémentaire d'archéologieChapitre 61 sur 98 · PALÉOGRAPHIE OU INSCRIPTIONS · texte numérisé non relu

PALÉOGRAPHIE OU INSCRIPTIONS

SECTION I

De la Palèographio en général.

§ Ier. But et Utilité de son étude.

54. La science des inscriptions antiques sc nomme paléographie ( de peuatos, ancien el vfiosiv, écrire). Cosinseriplions sont isolées, ou bien tracées sur quelque monument d’arcbiteclure, de sculpture, etc., sur les vases, les peintures ou les médailles. Nous parlerons de ces dernières dans la division suivante, qui traitera de la numismatique ; dans la troisième, relative aux productions delà peinture dés anciens, nous avons réuni les principales notions concernant les inscriptions qui les accompagnent quelquefois :

nous n’avons donc à parler dans ce chapitre que des inscriptions proprement dites, con-

NSCU1PI10NS.

lenant les textes mêmes des lois, décrets,, comptes publics, dédicaces, vœux, éloges,.' relations et documents historiques, épitaphes,] etc. Les Grecs donnaient en général aux iu- j scriptions les noms d 'épigraphe ou d'épi- ! gramme ; les Romains les nommaient itiscriplio, iilulus, marmor, lapis, monumenlum, memoria, tabula, mensa, epitaphium , etc., selon leur destination et la nature du texte qu’elles présentaient.

55. L’importance de l’éludedes inscriptions antiques n’a pas besoin d’être exposée longuement; elle est supérieure à celle des1 médailles même, par l’étendue des docu J: incnts qu’elles fournissent à la critique liisrl torique; les inscriptions sont les véritable:) • archives des annales des anciennes nations ce sont des instruments contemporains de: événements et des hommes ('ont ils nou transmettent le souvenir. Rien ne saurai être plus authentique et plus digne decon-Sj

liancc, au moins pour le fond général de faits, que les passions humaines ont pu altérer eu quelque point , mais non pas sup poser absolument; leur individualité mêmexcite celte confiance, et leur exposition pu-

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