‹ Traité élémentaire d'archéologieChapitre 87 sur 98 · DES PLUS CÉLÈBRES ARCHÉOLOGUES · texte numérisé non relu

DES PLUS CÉLÈBRES ARCHÉOLOGUES

AniNcni(Paul), néà Rome, où il est mort en 1676, a rendu un grand service à l’étude des antiquités chrétiennes, par la nouvelle édition qu’il a donnée de la Roma solierranea del Dosio. P.ome, 1651, 2 vol. in-fol.

Barthélémy (Jean-Jacques), né à Cassis près Aubagne, le 29 janvier 1716, mort à Paris le 30 avril 1795. — Le célèbre auteur du Voyage d’Anacharsis a inséré dans les Mémoires de l’Académie des inscriptions une foule de dissertations d’antiquités, telles que l’Essai de paléographie numismatique , V Alphabet phénicien, l’ Explication du marbre Clioiseul, inscription grecque relative aux finances des Athéniens, etc.

Baudelot de Dairval (Charles-César), né à Paris le 29 novembre 1648, mort le 27 juin 1761. Son livre intitulé De l'Utilité des voyages, 1686, 2 vol. in-12, traite de toutes les parties de l’archéologie, et peut être étudié avec fruit, quoique la science ait fait depuis de notables progrès.

Boldetti (Sigismond), né à Home le 19 novembre 1663, mourut dans la même ville le 4 dé-

BIOGRAPHIE

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cembre 1749. Ses Observations sur les cimetières des saints martyrs soin un livre classique sur les antiquités chrétiennes.

Caylus (Le comte de), né à Paris le 3t octobre 1692, mort dans la môme ville le 5 septembre 1765. Son Recueil d’antiquités et ses Recherches sur diverses parties des arts des anciens, sont bons à consulter, le comte de Caylus ayant joint la connaissance et la pratique des arts à un peu d’érudition.

Cuishuli, (Edmond), né à Lyworlh, comté de Bedford, vers <680, est mort le 18 mai 1733. Ses Antiquitates asialiccv, recueil d’inscriptions grecques ou latines antérieures à l’ère chrétienne, sont consultées avec fruit par les savants, les notes dont il les a accompagnées étant le fruit d’une critique savante et méthodique.

Ciampim (Jean-Julien), né à P, orne le 13 août 1633, mort le 12 juillet 1678. Outre plusieurs bons ouvrages sur les antiquités ecclésiastiques, il a laissé un très-bon Traité sur les mosaïques.

Iîempstek (Thomas), Écossais, né en 1677, voyagea et professa en France, et se fixa en Italie, où il rédigea son Etruria regalis, qui fut publiée après sa mort à Florence, en 1723, 2 vol. in-fol.; ouvrage classique pour les antiquités et l'histoire ancienne de la Toscane.

Hckiiei. (Joseph-Ililaire), né le 13 janvier 1737, ù Enzcsfeld, dans l’Autriche supérieure, mort le 16

ARCIIFOLOGIQDE.

mai 1798. Il est le patriarche de la numismatique, et outre ses autres travaux sur cette science, sa Doctrina numorum veterutn, Vienne, 1792-1798, 8 vol. in-8°, est le véritable livre classique sur celte matière.

Flouez (Henri), né à Valladolid le 14 février 1 701, mort à Madrid le 20 août 1773. Ses deux ouvrages, Espana carpentana, et Medallas de las colonias, municipios y pueblos anliguos de Espaila, Madrid, 1757 et 1758, 2 vol. in-4», sont des traités fondamentaux sur les antiquités espagnoles.

Gobi (Jean-Antoine), né à Florence le 9 décembre 1691, mort le 20 janvier 1757. Il fut un des plus célèbres érudits du dernier siècle; son I \ecueild' inscriptions de l'Êtrurie, 1726 et 1744, 3 vol. in-fol., son Musée de Florence , 1731 et 1743, 6 vol. in-fol., ses Pierres gravées astrifères, 1750, etc., lui font le plus grand honneur, et n’ont pas cessé d’ohtenir l’estime et le suffrage des savants.

Grævius (Jean-George Græfe), né en Saxe le 29 janvier 1632, mort le it janvier 1703. Son Trésor des antiquités romaines, 12 vol. in-fol., et le Itecueil des antiquités italiennes, 45 vol. in-fol., sont de vastes magasins de faits et de doctrines conformes aux vrais préceptes de la critique et de l’érudition.

Gbovovius (Jacques), né à Deventer le 20 octobre 1647, mort à Leyde le 31 octobre 1716, fils d’un père qui fut comme lui un savant philologue,

BIOGRAPHIE

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et eut un fils qui continua l’illustration de son nom dans la môme carrièie. Il a publié le Thésaurus aniiquitatum grœcarum, Leyde 1697 et 1699, 13 vol. in-fol., recueil de savantes dissertations, composées par les érudits du temps, sur toutes les parties de la science, et réimprimées dans un ordre assez méthodique.

Gruter (Jean Gruytère), né à Anvers le 3 décembre 1560, mort dans l’exil et la persécution le 20 septembre 1627. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque surtout son Corpus inscriplionum, dont Grævius a donné une nouvelle édition en 1707, 4 vol. in-Tol.

M. Boeck, à Berlin, donne une nouvelle édition de ce recueil général des inscriptions.

.ïobert (Louis), né à Paris le 17 avril 1637, a laissé un bon traité de numismatique intitulé, La Science des médailles, Paris, 1739, 2 vol. in-12, édition revue et augmentée par Bimard de Labastidc.

Kirchmann (Jean), né é Lubeck le 18 janvier 1575, oii il mourut le 20 mars 1643. Ses deux meilleurs ouvrages sont ses traités De Funeribus llomanorum, et De Annulis.

I.aiv/.i (Louis), né â Treia, dans la Marche d’Ancône, le 24 juin 1732, mort le 31 mars isio. — Son ouvrage, intitulé Saggio di lingua ctrusca, Rome, 1787, 3 vol. in-8°; et 2« édit., Florence, 1824, 3 vol. in-8<>, est un ouvrage classique où se trouvent réu*

ARCHÉOLOGIQUE

nis à la fois les éléments des études sur l’archéologie étrusque, et leurs plus savantes applications aux monuments. Quelques savants reprochent à Lanzi de donner trop d’influence à la langue grecque sur les anciens idiomes des monuments de la Toscane.

Mabillon (D.-Jean), né à Saint-Pirnemont prés de Reims, le 23 novembre 1632, mort à Paris le 27 décembre 1707. 11 fut un des plus savants hommes de la congrégation de Saint-Maur. Son traité De Re diplomatie!), Paris, 1 681, in-fol., avec leSupp, de 1702, est encore, malgré les critiques du P. Germon, l’un des meilleurs ouvrages sur la science des chartes anciennes.

Maffei (Le marquis François-Scipion), né à Vérone le î^juin 1675, mort en 1755. Cet écrivain fécond a publié plusieurs traités relatifs à l’archéologie. Sa Verona illustrata, 1731-1732, in-fol., ses Origines elruscœ el lalinœ, Leipsig, 1731, in-4» , les Grœcorum siglœ lapidariæ, Vérone, 1716, in-8°, enfin son muséum veronense, 1719, in-fol., sont très-bons à consulter.

.Martin ( I).-Jacques), né à Fanjaux le il mai 1G81, mourut à Paris le 5 septembre 1751. 11 a fait beaucoup de recherches sur les antiquités gauloises; I.a Religion des Gaulois, Paris, 1727, 2 vol. || in-l° ; Explication de plusieurs passages difficiles de l'Écriture sainte, Paris, 1 732, 2 vol. in-4o, qui sert de supplément au précédent ouvrage; Éclair -

ÎIIOGIIAPHIE

cissements sur les origines celtiques, Paris 1744, in-4n; Histoiredcs Guides, Paris, 1752-1754, 2 vol. in-4°, etc., renferment beaucoup de planches, sont recherchés à cause de ces figures de monuments; mais on se défie un peu de l’érudition systématique de l’auteur.

i71ii.li\ ( Aubin-Louis), né à Paris le 16 juillet 1759, mort dans la même ville le 14 août 1818. Il consacra sa vie aux sciences et aux lettres, écrivit sur l’histoire naturelle, les langues, et se voua enfin tout entier à l'archéologie. I.e cours public qu’il a fait sur celle science a été très-utile aux savants et aux artistes. U était très-heureux dans l’interprétation des sujets mythologiques représentés sur les vases et les bas-reliefs. Il a écrit sur presque toutes les parties de la science ; scs Monuments inédits, ses Tombeaux de Canosa, ses Antiquités nationales ou monuments français du moyen âge, sa Galerie mythologique et ses Introductions à l'étude des monumenls, des pierres gravées, des médailles et des vases peints, seront toujours étudiés avec fruit par les archéologues.

Mionnet (Théodore-Edme), né à Paris le 1" septembre 1770, mort dans la même ville le 5 mai 1842. Sa Description des médailles antiques, grecques et romaines, avec les prix, en 17 vol. in-s°, et des planches, se trouve dans tous les cabinets.

âSoNTFAucotv (D.-lîernard de), né à Soulage en Languedoc le 17 janvier 1655, mourut à Paris en

ARCHÉOLOGIQUE

1741. Son Antiquité expliquée J le monument delà monarchie française, el sa Palœographia grœca, sont dans toutes les bibliothèques.

Moucelli (Étienne-Antoine), né il Cliiari en 1737, mourut dans la même ville le i« janvier 1 821 . Son traité De Stilo inscriptionum est le meilleur ouvrage élémentaire sur cette matière.

Mohell (André), né à lierne le 9 juin 1646, mort en Allemagne le il avril 1703. Son Thésaurus il lorellianus, publié après sa mort par llavercamp, 1734, 2 vol. in-fol., est le meilleur ouvrage sur les médailles des familles romaines.

Mubatom (Louis-Antoine), né à Vignola le 21 octobre 1672, mort ie 28 janvier 1750. 11 donnai Milan, 1739-1742, un Novus Thésaurus inscripiionum, 6 vol. in-fol. Ses Antiquitaies llaliæ, contiennent aussi de savants traités sur diverses parties des antiquités du moyen âge.

Kaschf. (Jean-Christophe), né en Saxe en 1733, et mort le 21 avril isos. Son lexicon universœ rei numarice velerum, Leipsig, 1785-1794, 13 vol. in-8°, est, au jugement du monde savant, un des plus utiles ouvrages sur la numismatique grecque et romaine.

Spakiieim (Ëzéchiel), né à Genève le 7 décembre 1629, mort à Londres le 7 novembre 1710. Ses Disseriationes de prœslantia et usa numismatum , 3« édition, Londres, 1706-1717, sont un trésor d’éru-

BIOGRAPHIE

dilion et l’uu des ouvrages les plus utiles pour l’étude approfondie des médailles antiques.

Vaillant (Jean-Foy), né à Beauvais le 24 mai 1632, mort à Paris le 23 septembre 1706. Il a écrit un grand nombre de volumes sur les médailles grecques et romaines; ils sont aussi consultés avec confiance. Son fils (Jean-François) a aussi écrit quelques dissertations sur le même sujet.

Velasquez (Louis-Joseph de Velasco), né à Malaga le 5 novembre 1722, et mort en 1772. Ses ouvrages sur les médailles et les inscriptions de l’Espagne sont très-estimés.

V isconti (Ennio Guirino), né à Rome le 30 octobre 1751, mort à Paris le 7 février 1818. Tous ses ouvrages montrent ce que peut l’alliance de la connaissance des arts avec une érudition profonde. Visconti a décrit une foule de monuments au sujet desquels il rapporte tout ce que l’antiquité classique renferme de notions propres à favoriser l’interprétation des sujets figurés. Son nom restera longtemps le premier de ceux qui ont rendu de grands services à la science.

Winckelmann (Jean), né à Stendal en ms, assassinéà Trieste, par son domestique, le 8 juin 1 768. Ses Monuments antiques inédits , et surtout son Histoire de l’art des anciens , qui a été traduite et imprimée plusieurs fois en français, sont des ouvrages célèbres, aussi instructifs pour l’artiste que pour l’archéologue.

ARCHÉOLOGIQUE

7-oega (George), lié à Kiel, morté Hoineen 1809. Il a laissé son Catalogue des médailles impériales d'Alexandrie d’Égypte, in-4°, et un traité De origine ei usu obeliscorum , Rome, 1797, in fol. Ce dernier ouvrage est le véritable fondement de sa renommée littéraire ; il y a réuni tout ce que l’on savait, d’après les anciens et les modernes, sur les obélisques égyptiens.

BIBLIOGRAPHIE

ARCHÉOLOGIQUE

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