‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 11 sur 37 · Ô I . dl8t,nguep - (rom pli · texte numérisé non relu

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tablemenf ée vnr ^ ' f ° rme des colonnes véririeure à l’influence dp S r^' IV ^ ollessont cvlindrioim S G,eCS ’ GSt très ' variée ’

1 Voyez le Traité d ^ genél>a1 ’ et

1 raUe à architecture.

«S COLONNES El OBÉL.SQEES. 61

. nlosieurs côtés, plosou moins dépvi'ooes

OJS a plusiev e t toujours chargées

UDe Wures efd inscriptions hiéroglÿphi- ^ïpnrspToportions varient beaucoup; elles vit pis (IC hase, ou du moins elle était sensible, et leurs chapiteaux sont vanes i„ i. Destinées à supporter de grandes

I, elles sont d’un très-grand d.ametre ir rapport à leur élévation; cependant cer- • m chapiteaux en bouquet de lotus ou en Inpane, sont d’une élégance et dune vitesse extraordinaires.

5î, Grecs. Le pius ancien ordre chez les irecs fut le dorique (tig. 2), et c’est lui qui Montre pleinement l’origine égyptienne le l’architecture grecque. Il était court e «assit comme les constructions les plus anlicnnes sur les bords du Nil, et réunit nean moins une noble simplicité à beaucoup de grandeur. La colonne dorique avait c a or beaucoup d’épaiseur et peu d’élévation; elle approchait quelquefois de la forme un cône tronqué; elle n’avait pas 4 diame * inférieurs de hauteur ; on lui en donna ^ c suite un peu plus ; telles sont les C ^ rriva à te deux temples de Pæstum.

62 MONCME.NTS I) AUCHITECTCfiE

leur donner 5 diamètres 1/2 , et cette forme remonte au temps de Péridès* c ir des propylées d’Athènes en ont près' d e !* et on les porta enfin à 6 diamètres 1/2 i n f ’ rieurs, comme au temple de Jupiter Né méen entre Argos et Corinthe. Les Romains portèrent ces proportions jusqua 16 modules C’est ici le lieu de rappeler un fait consU dérahle dans l’histoire de l’architecture. On voit à Beni-Hassan, dans l’Égypte moyenne de nombreux hypogées, ou tombeaux creusés

dans la montagne : l’entrée de quelques-uns est précédée d’un portique taillé à jour dans le roc et formé de colonnes absolument semblables aux colonnes doriques grecques de Sicile et d’Italie. Elles sont cannelées, à base arrondie, et d’une belle proportion. Des colonnes semblables se voient aussi dans

l’intérieur des deux derniers hypogées : c’est le véritable type du vieux dorique grec, et on peut l’affirmer, car ces deux hypogées datent au moins du dix-neuvième siècle avant l’ère chrétienne, et dans le dernier, ces colonnes doriques sont sans base comme dansle temple grec de Pæstum et dans tous les beaux temples grecs d’ordre dorique. Ou ne peut

des colonnes' et obélisques.

connaître dans ce fait l’origine de l’ordre Lieue adopté par l’architecture grecque.

La colonne ionique (flg. 3) a le caractère ,1’une beauté mâle et sévère. Elle eut d’abord pour hauteur 8 diamètres , compris le chapiteau , et non la base. Celles de I JZ~ mcktheum , à Athènes , en ont 9 environ , et on les porta quelquefois jusqu’à 10. La colonne corinthienne (iig. 4) surpasse toutes les autres en élégance et en magnificence ; lous les charmes de l’art et du goût s’y montrent ordinairement. On lui donnait la même hauteur qu’à la colonne ionique; son chapiteau seul avait plus d’élévation. 11 repose sur une astragale qui lui sert de base et qui termine le fût de la colonne.

55. Etrusques. L’ordre toscan (fig. 5) leur appartient en propre. La hauteur de la colonne toscane, le chapiteau et la base compris, était égale à un tiers de la longueur de l’édifice, le diamètre inférieur était égal au septième de la hauteur, et la diminution du fût allait jusqu’au quart de ce diamètre.

Telles sont les proportions données par ' itruve , .d’après le temple toscan de Cérès a Rome; il n’en veste aujourd’hui aucun mo-

MONUMENTS D’AKCHITEcTUK

dèle. On a cru le retrouver à Pæstum et h l'amphithéâtre de Véronne, mais lesprop^ tiens different sensiblement du toscan n.

mitit dont il est ici question. 11

•> 6 . Ixo mains. La colonne composite (lin (■ appartient aux Romains; elle est absolument semblable à la colonne corinthienne, dont elle ne diffère que par l’addition des volu tes ioniques au chapiteau. Le plus ancien exemple se trouve au temple de Mylasa, dam la Carie, consacré à Rome et à Auguste.

Nous devons indiquer ici un principe de l’architecture égyptienne qui ne fut pas connu des Grecs ni des Romains. Dans les monuments de ces deux peuples, l’architrave repose immédiatement sur le chapiteau delà colonne. L’aspect en général massif de cette partie de l’entablement s’harmonise difficilementavec l’élégance et la flexibilité des feuil-

les de l’ordre corinthien, la mollesse des coussins ioniques, et les autres ornements qui décorent et composent le chapiteau. Les Égyptiens posèrent donc un dé carré entre le centre, le massif de la colonne et l’architrave : l’œil et la raison sont également satisfaite, trouvant dans cet arrangement toute

dES COLONNES et OBÉLISQUES. 05

, -apparence de la solidité sans nuire à l’été- Jce, ni au bon goût, ni aux principes essentiels de l’art.

57 Colonnes monumentales. Elles sont je «randes proportions, et ont été élevées en l’honneur d’un prince ou d’un chef militaire. On connaît en ce genre la colonne dite de Pompée, à Alexandrie d’Égypte, et qu’une inscription latine annonce avoir été érigée par un préfet romain en l’honneur de l’empereur Dioclétien.' Elle a 88 pieds 6 pouces d’élévation, et son fût est d’une seule pièce; il se rapproche de l’ordre ionique , et il est parfaitement profilé. Le chapiteau annonce le Bas-Empire. La colonne Trajane et la colonne Antonine , à Rome, revêtues de tes -reliefs historiques, et ayant un escalier à l’intérieur , ont servi de modèle à la colonne française de la place Vendôme à Paris.

58. Colonnes milliaires. On les trouve en France sur les anciennes voies romaines, du moins on en a recueilli plusieurs sur leurs bords, et quelquefois encore en place; une base carrée, prise dans le bloc, servait à les feer en terre de mille en mille pas; la co-

6t> MONUMENTS ü’AKCHITECTURE I

Ion ne s’élevait au-dessus du sol de p i Usie I pieds, et une inscription latine indiquait J nom de l’empereur qui avait fait construirai ou réparer la route sous son règne. Venait I ensuite l'indication numérique de la colonne | qui donnait ainsi la distance en milles d e y ville où la route commençait. Les chiffre J sont précédés des lettres M ou M P , mUii a .\ rium, ou milliarium passuum. Quelquefois on y lit même le nom de la ville d’où J distance était comptée. Une colonne trouvée à Saguenay en Bourgogne, sur la routé de Langres à Lyon, porte : AND. M. P. XXII, ab Andematuno milliarium passuum vigesimum secundum, Andematunüm étam l’ancien nom de Langres. Ces colonnes milliaires marquant les distances en milles.

existaient dans toutes les possessions romaines; mais dans les parties de la Gaule conquise par César, les distances étaient marquées en lieues , leugœ, sur ces colonnes.

Il y en a une à Vic-sur-Àisne, du temps de Caracalla , qui porte : AB. A VG. SVESS.

LE VG. VII; a b Augusto-Suessonum leugm seplem; Augusto-Suessonum est l’ancien nom de Soissons , et Vie en est éloigné de

uES COLONNES ET OBÉLISQUES.

lieues gauloises , composées de 1500 pas *nmains chacune.

9 Obélisques. Ils sont faits d’une seule ip,re à quatre faces, ordinairement d’une Lueur remarquable , quelquefois extraor-

U ire et dont l’épaisseur diminue de la Le au sommet. Iis étaient placés sur un piédestal simple et carré, mais plus large que l’obélisque même. Cet ouvrage d’architecture est d’origine égyptienne; les Romains et les modernes l'ont imité, mais ils n ont jamais

égalé leurs modèles (pl. II, fig. ~)- Egyptiens. Les obélisques égyptiens sont ordinairement de granit rose ; des deux qui ornaient l’entrée du temple de Louqsor, à Ilièbes, l’un a 72 pieds de longueur, 6 pieds i pouces de côté à la base , et doit peser 352,760 livres; l’autre a 77 pieds d’élévation,

7 pieds 8 pouces de côté , et son poids est estimé à 525,236 livres. On en connaît qui ont plus de 120 pieds de longueur. Chaque face est ornée d’inscriptions hiéroglyphiques en creux, et le sommet se termine en pyramide dont les quatre côtés représentent des scènes religieuses, accompagnées aussi d m scriptions. Les arêtes des obélisques sont foi [

MONUMENTS ï> ARcniTECTDAE.

vives et bien dressées, niais leurs t ace sont pas parfaitement planes, et leur J convexité est une preuve de l’attentkm les Égyptiens apportaient a la construction ! 6 ces monuments. Si les faces étaient pi ai)e . 6 elles paraîtraient concaves à l’œil; la J’ vexité 'compense cette illusion d’optique Les inscriptions hiéroglyphiques sont ea ligne perpendiculaire; quelquefois il n’y en a qu'une au milieu de la largeur de la face et souvent il y en a trois; la découverte de l’ai-

phabet des hiéroglyphes par mon frère a permis enfin de connaître la véritable nature et la destination des obélisques égyptiens sut lesquels on a tant écrit, et débité tant de

faussessnppositions.L'inscriptionn’estqu’une

commémoration du roi qui a fait construire le temple ou le palais duquel l’obélisque dépendait; on y indiquait encore si ce prince y avait ajouté des allées de sphinx ou de béliers, enfin l’érection des obélisques euxmêmes. Tel est le sujet de l’inscription qui est au milieu de chaque face de l’obélisque, et quoique le nom du même roi et les mêmes circonstances soient répétés sur les quatre côtés, il existe dans les quatre textes

dbS COLONNES El OBÉLISQUES. 69

nnarés quelques différences , ou dans l’inîL des divinités particulières, ou dans ^titres du prince, ou dans l’indication des ouvrages qu’il a consacrés aux dieux Tout obélisque n’avait, dans sa première forme, qu’une seule inscription sur chaque face, et e l’époque même du roi qui l’avait érigé; pais un prince qui venait après celm-c»

ajoutait une cour, un portique, une colonnade i temple ou au palais, faisait graver sur 1 obélisque primitif, avec son nom, une autre inscription relative à ces acçroissemen s, ainsi, tout obélisque orné de plusieurs inscriptions est de plusieurs époques. Le pyramidion qui les termine représente ordinairement par ses sculptures le roi qui a enge l’obélisque, faisant diverses offrandes au dieu principal du temple et a d autres di\ i nités , quelquefois aussi l’offrande môme de l’obélisque. Les courtes inscriptions des pyramidions porten t le nom du roi, celui du dieu, les paroles et la réponse des deux personnages. On sait donc par ces noms les noms des rois qui érigèrent les obélisques subsi stants encore, soit en Égypte, soit ailleurs, le plus ancien est celui de Saint-Jean e

70 MONUMENTS D’akc0ITecTU Re

Latran à ^me; il porte le nom h, Mœris, 5« roi de la 18* dynastie égyp^

et qui régna vers l’an 1736 avant r ei V^

tienne. Les deux obélisques de UuuU 7

il a été question plus haut, ont été v par le roi Ramsès IH, 13. roi de lanC nastief vers 1560); on en connaît de*»!

autres Pharaons, et rien n’égale l’effet J diose de ce genre de monument, qui «

moigne si positivement de la puissance arts en Égypte.

C’est un des deux obélisques du temple* Louqsor qui a été transporté à Paris et orne la plus grande place de la capitale frère les avait demandés tous deux au viceroi d’Égypte dans une des audiences que Soi Altesse lui accorda, durant les moisi septembre et octobre 1829. Dès le commencement de l’année suivante leur transport ec P rance était décidé : diverses circonstances n ont permis d’en transporter qu’un seul celui qui était placé à droite en entrant dans le temple, et désigné par mon frère cornu le mieux conservé des deux, quoique le mol long. Sa matière est le granit rose de Syène

hauteur est de 22 mètres 83 cent.; sa

I deS colonnes et obélisques. 71

de 2 mètres 42 cent, à 2 mètres 44 cent. ; Circonférence à la base, 9 mètres 70 cent. ,

‘ ba , e du pyramidion , 6 mètres 16 cent. ; 5ids total 220,528 ldi. (4,457 quintaux antens ) Ses faces ont à l’extérieur une confié de 15 lignes, afin de compenser l'aphte concavité que produirait une lumière rillante sur les surfaces. Le sommet de obélisque est brut, et n’a jamais été taillé : snt que la matière l’a permis, on a prolongé es faces mêmes du monument ; on se prowsa vraisemblablement de couvrir ce défaut , ar un pyramidion de même matière : mais 'obélisque a toujours été vu à Louqsor dans l’état où il se trouve à Paris. Chaque face porte trois inscriptions perpendiculaires :

celle du milieu , dans tous les obélisques , quand il y en a plusieurs, est la plus ancienne . on lit le nom d’un roi sur la face tournée vers le palais de la Chambre des députés, et sur les trois autres faces c’est un nom tintèrent. Voici l’explication de cette singularité : le roi Méneplnha I eut deux fils ; l’aîné , qui lui succéda sous le nom de Rhamsès II, 'ers l’an 1580 avant Jésus-Christ, fit la guerie en Asie et en Afrique, voulut en consenei e

MONUMENTS l>’ARCH,T EcTlJRE 1

souvenir, fit travailler à l’obélisque

avait fait graver les trois inscriptions aî.^

tent son nom, lorsque la mort vint le f, J % Son frère lui succéda sous le PPet '

iscs III, et après plusieurs guerres^ s , continua l’ouvrage de son prédéceJ

Rhamsès

reuses .uuvi-age ae son prédét*

seul-, fit mettre son propre nom sur la m, trième face de l’obélisque restée vide, sur plan de la base, sur le piédestal, et le’ fit J ger vers l’an 1550 avant Jésus-Christ : il Vl aura bientôt 3400 ans. J’ai publié en «j la description de ce monument, et pour fi première fois des copies exactes et cornplètes de ses inscriptions.

60. Grecs . Les Grecs ne firent point d’obélisques hors de l’Égypte; les rois macédo niens ou Ptolémées, qui régnèrent dans cetk contrée depuis Alexandre jusqu’à Auguste,] élevèrent, terminèrent ou agrandirent plusieurs monuments, mais toujours selon le:

préceptes des Égyptiens. Les artistes égyptien exécutèrent donc des obélisques pour ce princes grecs, mais ils ne s’écartèrent point pas plus que dans les autres monuments, de coutumes antiques. Le style et les proportion égyptiennes s’y reconnaissent toujours, et le

uE S COLONNES EX OBÉLISQUES.

jnajriptfoi's sont également tracées en h ero- "2, L’obélisque trouvé à Ph.læ avait etc l’honneur de Ptolémée-Évergetell et te deux Bérénices, ses femmes, et place sur un socle portant des inscriptions grecques ,aui rappellent le motif et l’occasion de ce monument. Il est bien loin d’approcher des dimensions des obélisques pharaoniques ; son exécution n’a donné lieu d’ailleurs à aucune observation relative aux principes suivis jusque-là par les artistes.

61. Romains. Après qu’ils eurent fait de l'Égypte une province romaine, ils la dépouillèrent de quelques-uns de ses obélisques, lien reste encore 13 à Rome, dont quelques-

uns sont de l'époque même de la domination romaine en Égypte. Ainsi les Romains firent exécuter des obélisques en l'honneur de leurs princes; mais la matière et le travail des inscriptions les font aisément distinguer des obélisques plus anciens. L'obélisque Barberini est de ce nombre : il porte les noms d'Hadrien, de Sabine sa femme, et d’Antinoüs son fa vori. Il en est de même de l’obélisque < Bénévent, où se lisent les noms de Vcspasiei d de Domitien ; ce dernier porte de P us

MONUMENTS OU MH ln „ ne

“°“ d ’ Un Lllcilil 's; on lit celui de s KufiüN sur l’obélisque Allant ât r ^ Xlh

iiiiît deux préfets romains de l’ÉWi ° D eo "'

rent nommés ainsi : c’étaient <^nc L? li k

gistrats qui faisaient exécuter dans^ ^

ces monuments en l’honneur des Pmn 1 îs

régna, us, « ,„i lés envoya £

ome. On a aussi les fragments de démoli!

lisques de 1 époque romaine, qui durent a, ' semblables , et être élevés en pendant, * I entree de quelque grand édillee. Enta h Romains essayèrent de faire des obélisques i Rome meme, et tel est l'obélisque Salin, ti el qui. est une mauvaise copie de celui de là porte du Peuple, élevé jadis en Égypte en 1 honneur du pharaon Ménephtha p. de la 18<* dynastie, 1550 ans avant Ja réduction 6 1 E 8TPte en province romaine. Les eraneceurs romains en Orient firent transporter aussi des obélisques égyptiens à Constantin* P e enfin on a trouvé aussi les fragments JL??* f CGS monuments à Catane en Simaté Un • 6S t eux est ;l pans ou faces,

remonter . 1811016 l ép9que à la( l uelle iJ P eilt

pyramides.

SECTION VI

Des pyramides.

61 Pyramides. Plusieurs peuples anciens construisirent des pyramides. La forme en est généralement connue; elles ne diffèrent qu’en ce qu’elles s’élèvent en gradins ou- en surfaces planes inclinées. Les plus célèbres sont celles d’Égypte ; les Étrusques en élevèrent aussi , et les Romains les imitèrent.

Egyptiens. Toute l’antiquité a admiré les pyramides des environs de Memphis. La plus grande a 716 pieds de côté à la base, et m pieds de hauteur verticale. On a calculé, en la supposant solide, que les matériaux qu’elle contient suffiraient pour construire un mur de six pieds d’élévation et de quelques pieds d’épaisseur, qui ferait le tour de 1 Espagne. Les pyramides de Memphis sont exactement orientées ; on a beaucoup discuté sur leur destination, mais il ne reste plus de doutes aujourd’hui : les pyramides étaient des tombeaux. On a reconnu dans celles où 1 on a pénétré, plusieurs chambres et des couloirs de directions diverses ; elles sont consti ui

de pierres calcaires numismales, et la cha bre principale de l’une d’elles est en g ra ,n' C’est là qu’on a trouvé 1e sarcophage ’oùl momie était autrefois enfermée. L’entrée de!

pyramides était soigneusement cachée par l revêtement extérieur; à l’intérieur, l es couloirs communiquaient quelquefois avec des puits et des souterrains très-profonds, creusés dans 1e roc même sur lequel la pyramide est élevée. II paraît aussi que quelques-unes d’entre elles furent revêtues à l’extérieur de stuc ou de pierres dures, et qu’on y avait sculpté des sujets religieux ou historiques, el des inscriptions hiéroglyphiques; mais il en reste aujourd'hui peu de traces. Les environs de Memphis n ayant point, comme ceux de Thèbes, de hautes montagnes où l’on pût creuser les hypogées et tes tombeaux des rois, on édifia ces montagnes factices, et ceci explique leur véritable destination. D’après Manéthon, quelques-unes des pyramides de Memphis seraient tes plus anciens monuments del Egypte, et remonteraientjusqu’àla sixième ' \ nas lie. La destruction des inscriptions qui es décoraient autrefois, selon Hérodote, est a jamais regrettable ; mais on ne peut

PïftAMIDES. < ‘

les attribuer qu’à la plus haute antiquité.

1 récentes découvertes ont conduit des explorateurs jusque dans la chambre sépulcrale des pyramides de Memphis. Le sarcopbage, le cercueil et la momie du pharaon y gisaient encore, mais conservant les preuves d'une ancienne violation de cette sépulture royale. Le sarcophage et le cercueil, couverts d’inscriptions, y ont conservé les noms des défunts, et l’application de l’alphabet de mon frère y fait reconnaître les rois mêmes dont Hérodote avait recueilli les noms de la bouche même des prêtres égyptiens : ces vieux débris ont été transportés en Angleterre, et les pyramides remontent par eux à la quatrième età la cinquième dynastie égyptienne, qui, selon le calcul de Mancthon, dateraient de quatre à cinq mille ans avant l’ère chrétienne.

H. Cailliaud a retrouvé aussi beaucoup de pyramides dans la Nubie, partout où il y a les monuments du style égyptien; leur forme est en général plus élancée que celle des pyramides de Memphis ; quelquefois un cordon forme leurs arêtes, et une niclie se trouve vers fow sommet. L’absence des inscriptions laisse encore beaucoup de doute sur leur époque.

78 MONUMENTS D’ARCHITECTUre.

A l'imitation des rois, les i, tirent aussi df>« ’n, .-.7 . . 11 us »

tirent aussi des pyramides, ces, -à-dire ayant de 15 à ao pouce,

tenr avec ou sans niche, mais ornée, £ jets funéraires sculptés, cl d’inscripuJ.

tenant le nom et les qualités du délb., ^ elles accompagnaient la momie. On en de semblables dans plusieurs cabinets etiiu son t presq ne toutes t i rées des en vironsdeMen, plus, les particuliers ayant aussi leurs ch*#! bies sépulcrales dans les montagnes de Thè.

bes. L’état physique de la haute et de la bas» Egypte exigeait ces différences dans une contrée où, d’ailleurs, tout portait un cachets uniforme. (Voy. au no 76, Tombeaux <w tiens.)

• 63. Etrusques. Ils construisirent aussi des pyramides. Selon Pline , le tombeau du roi Porsenna, auprès de Clusium, était formé è deux pyramides dont les sommets étaient ré#ms par une chaîne à laquelle pendaient des clochettes que le vent agitait, et dont le son était entendu au loin.

61. Romains. La pyramide de Ces tins est un ouvrage romain; c’était le tombeau d'un septemvir épulon, qui portait ce nom. Elle

pyramides.

| *t en marbre de Paros ; son intérieur est L e chambre ornée de belles peintures; le pape Alexandre VII la fit restaurer.

SECTION VII

Des théâtres, amphithéâtres, cirques, hippodromes,

I naumachies, bains ou thermes, arcs de triomphe.

65. Théâtres. Après les temples, les théâtres étaient, chez les Romains, tes édifices pu- } blics les plus nécessaires. Mèlees au culte de*

I dieux, les représentations scéniques n’avaient rien de profane; le peuple s’assemblait aussi au théâtre dans certaines occasions solennelles. Ou les consacrait ordinairement à Bacchus, parce qu’on le regardait comme 1 inventeur de la comédie; du moins, c’est aux I processions solennelles en l’honneur de ce I dieu et de Cérès, qu’on honorait par des fêtes I joyeuses mêlées de déguisements, qu’on rap- | porte son origine. Quelquefois le théâtre était l bâti dans le temple même de Bacchus. Quant I à Egypte, il ne reste aucune trace qui per- ! mette de lui attribuer l’usage du théâtre : la pompe des cérémonies religieuses suffisait a

80 MONUMENTS OAKCHITkcTüKe

ses habitudes méditatives et à son esprit nemment religieux. ^

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