‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 12 sur 37 · Grecs. Les Grecs, à qui l’on doit h · texte numérisé non relu

Grecs. Les Grecs, à qui l’on doit h

vention du drame, construisirent aussi i' premiers théâtres; des cabanes de bran, d’arbres destinées à mettre les acteurs à l’J du soleil, furent bientôt remplacées par d !

échafaudages en bois, dans les villes surtout et enfin par des édilices remarquables r !eur grandeur et leur magnificence. Ils dît,, lièrent ainsi les premières règles à suit,* dans la construction des théâtres, et leurs artistes enseignèrent à peindre et à décorer la scène. Le premier grand théâtre d’Athènés, celui de Bacclius, situé près d’un temple de ce dieu, fut creusé , au temps de Thémis, tocle, dans le flanc de l’Acropole qui regarde le mont Hyniète. Ceux d’Ægine, d’Épidaure . et de Mégalopolis, remportaient sur tous les autres par leur étend ue et leur magnificence, Les Grecs de l’Asie Mineure suivirent à eet egard les exemples des Grecs d’Europe et des Siciliens. La disposition générale des théâtres était d être construits sur la pente d’une montagne, afin de pouvoir établir plus solidement les sièges des spectateurs; les sièges de

THÉAXBES, AMPHITHEATRES, etc. 81

côté étaient appuyés sur une forte maçonne- Lui venait s’unir à la scène. La forme était

celle d’un demi-cercle. A la base était un bâtiment transversal divisé en trois parties; là était la scène proprement dite; l’orcbestre était placé entre elle et les gradins; ceux-ci s’élevaient l’un derrière l’autre en denncercles concentriques. Quelquefois ces gradins étaient divisés en deux et trois étages; c’est ce que Vitruve appelle prœcinctio. On les distribuait en plusieurs sections séparées par des escaliers qui formaient comme des rayonsaboulissant vers l’orchestre. Les sièges compris entre deux escaliers formaient ainsi une espèce de coin', aussi les spectateurs qui arrivaient trop tard étaient-ils excuneati, hors des coins , où ils se tenaient debout.

Deux grandes entrées latérales conduisaient ii l’orchestre, où aboutissaient les escaliers des gradins. Chaque étage de gradins avait aussi quelquefois des entrées particulières.

Du reste, on se conformait aux localités pour fendre l’entrée et la sortie aussi commodes ! l"'il était possible. Les sièges étaient assi Pés selon des règles particulières et les

teses diverses des citoyens. Les agonothàtcs

monuments ij’archukctürk.

ou juges occupaient la première rang,* les magistrats, les généraux et iJJÏ'* Derrière eux étaient les jeunes gens L T les autres citoyens et le peuple. Lesricï taisaient apporter des coussins et des ta ' A Athènes, les femmes n’assistaient pas?' spectacles ; elles y étaient admises à Lacé/ mone. Comme les théâtres des anciens taient pas couverts, on étendait aiHes* une grande toile , teinte de couleur pourpre' et quelquefois très-ornée; d’un côté, elle était attachée à des mâts placés dans l’orchestre et de 1 autre aux murs. On rafraîchissait l'en»

ceinte par de l’eau mêlée de parfums qu’une pompe foulante poussait dans des tujaJ d’où elle s’échappait en pluie très-fine. On sait jusqu’où les anciens ont porté le luxe et I l<‘ goût du théâtre, et tout ce qu’ils imagi- 1 lièrent pour le perfectionner. Il paraît qu’ils . ^ 1 1 u voix des acteurs au moyen de I vases bronze ou de terre en forme de I cruche, appelés echea , et disposés entre les [ sièges dans des niches laites pour cet usage, I Par leur conformation, ils rendaient toutes!

ies consonnances depuis la quarte et la quinte I jusqu à la double octave. Vitruve assure que I

I THÉÂTRES, AMPHITHEATRES, etc. «3

«dus Mummius enleva les vases do ce genre

L étaient au théâtre de Corinthe.

4 6Ï> Etn ,sques. Ils aimaient beaucoup le

I spectacle ; il se mêlait aussi aux pratiques de la religion, et ils y associaient la musique et la danse. Us cultivèrent trois genres, le tra- I gique , le comique et le satirique. Les pièces ' hellènes, qui appartiennent au dernier, ont s été célèbres à Rome même. Elles prirent leur I p 0m de celui de la ville d 'jitellœ, capitale 1 des Osques, où on les inventa. Les jeux t scéniques étaient connus et pratiqués par les • Étrusques avant de l’être par les Romains, t On voit encore à Adria , à Yolaterra et à s Eugubium des restes de théâtre; celui d’Ati dria était bâti en briques, il I 68. Romains. Ce qui vient d’être dit des i- ! théâtres chez les Grecs s’applique en général ls; I aux théâtres des Romains. On peut ajouter le I seulement que les Romains ont surpassé les le I Grecs par la grandeur et la magnificence de es I cegenre d’édifices. Us en bâtirent dans prese. I quetoutes leurs villes, même dans les provinces es | conquises ; plusieurs villes de France en te conservent encore des restes considérables; te telles que Orange, Arles, Narbonne, etc.

U «OTOBENTS D'iBCBiracra,,,.

Pompée fit bâtir à Home Je nmm de pierre; depuis l'an de RoJ»^ avant J.-C.), ces édiliees étaienl en s f

sénateurs occupaient l'orchestre depûs'v

pion Africain; le prêteur a, ait un LL**

peu plus élevé; les chevaliers obtinrent!!*

aille, sou» Pompee, les quatorze nremii

rangées de sièges; dernière eux était,,,*

jeunes gens des familles éminentes, 1 , 1

pour le peuple, et derrière les derniers*

les femmes. Les soldats étaient séparé, I citoyens. 1 w

09. Amphithéâtres. Les amphithéâtres fi rein particuliers aux Romains; ce fut Cai»

Scnbonius Curio qui iit construire lèpre nner édifice de ce genre; c’étaient deux tbéâ res réunis, en bois, qui tournaient horizon, alement avec les spectateurs en- place; « enlevait la scène, et les deux théâtres, ^ pi oc îes par la base des demi-cercles, formaient V amphithéâtre ou théâtre double

i ms Taurus, ami d’Auguste, en fit élever

nn en pierre dans le Champ de Mars, et dis puis, ce genre d’édifices publics se multiplia.

a orme elliptique fut généralement adoptée;

S0 se nomn ^it l 'arène, parce qu’il était

AMPHITHEATRES, CIRQUES, CtC, 85

.... de sable : des gradins s’élevaient > Lmv et ils pouvaient contenir jusqu’à »îw spectateurs- C'était là q»e se donnaient w tombais des gladiateurs et des betes le- . e nes étaient enfermées dans des loges, Leres, qui étaient au niveau de l’arène; .dessus était une galerie où se plaçaient L spectateurs les plus distingués: les sieges „ u gradins s’élevaient de là jusqu’au sommet in mur, et dans une disposition semblable à celle des théâtres. Les portes des avenues voûtées se nommaient vomitoria-, a 1 extérieur, les amphithéâtres étaient divisés en plusieurs étages, ornés d’arcades, de colonnes et de pilastres. Le Cohjsée de Rome est un amphithéâtre bâti par Titus. On en voit dans plusieurs villes de France, à Ai les, Fréjus , Saintes , Àutun et Nîmes; c’est ce qu’on appelle les Arènes dans celte dernièie ville.

10. Cirques. Autre genre d’éditice partic ulier aux Romains, et qui ressemblait au Me ou stadion des Grecs, également destiné aux jeux des athlètes. Le milieu du station était libre, celui du cirque était occupe far une spina qui se prolongeait dans le sens

8ti MONUMENTS I>’ARCHITKct D r e .

de sa longueur. Les Romains v don,.

i ' J uu uudiein

d’abord les courses à cheval ou de char ensuite les combats des gladiateurs, des w féroces, les combats simulés, etc. Le Q r * maximus de Rome fut élevé sous le \ de Tarquin l’Ancien ; des sièges en gr ï étaient placés dans le pourtour, et chaque curie avait sa place marquée, ainsi que | ft sénateurs et les chevaliers. Le sol enfermé dans l’enceinte se nommait area -, César b sépara des gradins par un euripus ou fossé, alin que les spectateurs ne fussent pas exposes aux atteintes des animaux qui brisaient quelquefois la grille en bois placée en avant du fossé. Trois portiques formaient sur trois côtés l’enceinte générale ; le premier soutenait les sièges en pierre ; le second , les sièges en bois placés derrière les autres, et le troisième, le plus élevé, ornait l’extérieur, et contenait les passages nécessaires et les entrées pour parvenir aux sièges. Les carceres ou cellœ, logeaient les chars, les chevaux et les bêtes féroces destinés au cirque; elles étaient sur un côté du cirque, numérotées et disposées en diagonales, de sorte qu’elles étaient foutes à une égale distance de Y area ; un mur

Ion

tue

et

toi

le

C1KQUES, NAÜMACHIES

te, mais peu élevé , orné d’autels et de sta wes partageait celle-ci en deux portions; c était u ' im . A une certaine distance des carceres et à l’opposite, était une meta ou borne, autour delaquelleles concurrents devaient passer sept fois. Un obélisque ornait quelquefois le milieu de la spina , et deux petits édifices je 4 colonnes décoraient ses deux extrémités ; enfin les bornes ou metœ se composaient de trois cônes placés sur le même piédestal , et terminés en forme d’oeuf. La porte triomphale était du côté opposé aux carceres. On trouvera dans la description de la mosaique de Lyon représentant les jeux du cirque, et publiée par mon savant ami feu Artaud , les autres détails relatifs à ce genre d’édifices: Rome en avait plusieurs de cette espèce.

71. JYaumachies. Combats simulés de vaisseaux. Ce genre de spectacle plaisait beaucoup aux Romains; les naumachies avaient lieu le plus souvent dans les cirques ou les ampln- Des canaux souterrains y conduil’eau nécessaire; d’autres servaient à la faire écouler. Ces deux opérations se faisaient sous les yeux des spectateurs, et dans quelques minutes. Quelquefois ou creusait le

88 MONUMENTS D’AKCHITECTüKk terrain pour une naumaehie; on l eremhl après. L’empereur Claude transforma 1 i Fucin en naumaehie, en faisant placer t' autour des sièges pour les spectateurs fl provinces imitèrent en ceci la capitale ?

l’empire; on a reconnu des restes de J.

macliie à Metz et a Saintes : Vuretx était na vée, afin de mieux retenir l’eau. '

72. Hippodromes; étaient destinés, ch® les Grecs et les Romains , aux courses à cheval et des chars, pour disputer des prix. Le terrain de l’hippodrome était précédé d’une enceinte où les combattants se rassemblaient; elle perdait peu à peu de sa largeur en sé rapprochant du terrain. où elle finissait 9 éperon de navire; des remises étaient pratiquées sur les deux côtés, et quandon baissait les cordes , tous les concurrents allaient se placer sur la même ligne. L’hippodrome proprement dit avait la forme d’un carré long; à l’extrémité était la borne qu’il fallait atteindie, et elle était posée de telle sorte, qu’il ne pouvait passer près d’elle qu’un char à la fois; une tranchée d’une pente douce régnait aupiès du terre-plein qui la portait, afin que oelui qui suivait un char, s’il venait à se bri-

bains OÜ THERMES, 6tC.

nût y descendre, remonter et se rapproir de la borne. La musique accompagnait Z exercices; les juges étaient assis là où la loiirse se terminait, et les spectateurs se plagient le long d’un mur à hauteur d appui, L formait l’enceinte. L’hippodrome d’Olym- L avait 4 stades de -longueur et un de Lur; il y en avait deux à Constantinople, « il paraît, d’après la dissertation de leu H Heyne, qu’ils renfermaient beaucoup de monuments : les quatre chevaux de Venise en ont été tirés. On voit aussi a Thèbes d’Égypte, dans les ruines de Médinet-Abou, les restes d’une construction qui a la forme d’un hippodrome, mais on ne connaît pas l’époque de sa construction. Son étendue est sept fois celle du Champ de Mars à Paris; mais cette enceinte avait vraisemblablement une tout autre destination, celle d’un camp retranché.

73. Bains ou Thermes. Édifices publics ou particuliers, d’un usage général dans toute l’antiquité. Les plus complets étaient composés de six pièces : 1° Yapodylerium des Grecs, spoliatorium des Romains, où 1 on se déshabillait: les gardes, nommés capsarn, «aient soin des habits; 2° le loutron es

»ü MONUMENTS D’ARCHITECTüRe

Grecs, frigidarium des Romains où Pm, liait les bains froids; 3» le tepilaHm, fc tempere, qui prévenait le danger du pa L trop subit d’un endroit très-chaud dans * autre qui était très-froid ; lo Ia sudaUo ^

conicum, cellule'ronde, surmontée d’une coupôle, qui tirait son second nom de celui d »

poêle qui réchauffait et qui venait de l a Laconie : au haut de la coupole était une ouverture qu’un couvercle de bronze fermait à volonté; des tuyaux conduisaient la chaleur au degré nécessaire; 5° le balnsum ou buii; d’eau chaude; une galerie, appelée schol «, régnait tout autour; la piscina ou bassin était au milieu , quelquefois aussi des baignoires, labra, solea , alvei, enchâssées dans le pavé; C° 1 eleothesium ou unctuarium : on y conservait les huiles et parfums dont on se servait au sortir des bains, comme avant d’y entrer; 7° Vhypocaustum ou fourneau souterrain distribuait la chaleur partout où elle était nécessaire, et à divers degrés. Des statues, des basreliefs et des peintures ornaient les bains des Grecs et des Romains : le Laocoon a été trouvé dans les bains de Titus; et l’on comprend que toutes ces dispositions étaient soumises,

ARCS DE TRIOMPHE, 6tC.

iL au * localités, soit à la dépense que pou- Lient faire ceux qui faisaient construire les bains On v employait des briques et des pierres; de petits piliers et de petites colonnes faisaient partie des constructions souterraines. On a trouvé, dans beaucoup de villes de France, desruines de bains romains, notamment dans

les lieux où sont les eaux thermales.

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