‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 20 sur 37 · BAS-RELIEFS · texte numérisé non relu

BAS-RELIEFS

lenient connus, ci ^cuwuçui,

([U ’ 0 n ne saurait s’y méprendre: tel est celui

je Socrate. On doit consulter à ce sujet la «rande Iconographie ancienne de feu \ istonti, continuée par feu Mongès; c’est unrecaeilconsidérable de portraits tirés des moments de tout genre; les résultats obtenus partes deux savants antiquaires peuvent être accueillis avec confiance par les archéologues qui seraient privés de tout autre renseignement fourni par le monument même qu’ils voudraient expliquer. Ici encore le sexe, l’âge, le costume, la physionomie et les attributs de la ligure, statue ou buste, et son style lui donneront les premières et les plus sûres indications , et dans tous les cas, il est plus sûr et plus sage de renoncer a des explications, que d’en donner de hasai

dées

128. Les figures de ronde bosse qui nous nt parvenues de l’antiquité portent qu»

o . . . . • „ . ^1 1 r» ovni in lie SOU-

ment pris le nom de l’artiste pour celui du

l)les à 1 étude de l’histoire et à la connaissance de l’antiquité. Ajoutons enfin que des ouvrages romains portent aussi des inscriptions grecques , les Romains n’ayant presque employé que des artistes grecs.

Il est aujourd’hui bien constaté, à l’égard des Grecs, 1» qu’ils ornèrent les frontons de quelques édifices de figures de ronde bosse, entièrement terminées de tous les côtés, et qui, quoique nombreuses, composaient par leur attitude et leurs attributs une seule scène; 2° qu’ils mêlèrent les matières diverses, ivoire et métaux, au marbre dans la composition d’une figure ; par exemple, une statue de Minerve, en marbre blanc, avait son

monuments romains.

e sa lance en bronze ou en or : c’est ce J5n appela sculpture polychrome ou de plusieurs couleurs, chez les Grecs.

Lgs Romains ne tirent pas école, et ce (llie nous avons à en dire se borne à peu de

chose.

SECTION V

Monuments romains.

129. Les ouvrages de sculpture qui appartiennent aux. Romains ne furent qu’une continuation de l’école grecque par les artistes grecs travaillant à Rome ou dans les autres grandes villes de l’empire. Ce que nous \e lions de dire des Grecs s’appliquera donc en général aux Romains, saut les différences de style déjà mentionnées en leur lieu. On retrouve aussi dans les ouvrages exécutés sous les premiers empereurs toutes les pratiques Je Tari grec, la quadrature des formes, un< Éhnim ferme et sans recherche; point c * sac dans les cheveux, mais beaucoup c

rté dans les masses. Sous Hadiien, r ^ y

se montre plus fini, plus pur que sous ses prédécesseurs ; les cheveux sont plus travail, lés, plus unis, plus détachés; les cils sont levés, les pupilles indiquées par un trou profond, caractère essentiel, rare avant cette époque et fréquent depuis ; tel est L’Antinous du Musée. Mais on remarque en même temps que le style perd du grandiose de la belle école grecque : il déclina encore sous Septime Sévère, quoiqu’on trouve de beaux portraits de cette époque. Mais depuis Alexandre Sévère, le style tomba dans une imitation grossière; et on la reconnaît aux sillons profonds tracés sur le front, aux cheveux et aux barbes à longues lignes, aux pupilles plus profondément creusées, aux contours dessinés avec plus de force que de savoir, à l’incertitude des physionomies, à la sécheresse générale de la composition.

130. Après ces remarques générales sur le style d’une figure, il ne reste plus qu’à discerner attentivement ses attributs, ses symboles, son costume et ses autres insignes: on voit dès lors si elle représente un dieu, i® déesse, un héros, un homme public ou un homme privé, et on la classe en conséquent' 1

I bas-beliefs.

„ le rang que lui assigne la mythologie

ferait pas possible de donner ici, me nous l’avons fait pour les figures «tiennes, une nomenclature des attributs es symboles qu’on observe dans les moîents grecs et romains ; quelque étendue •lie fût , il suffirait d’une figure nouvelle r la rendre incomplète ; et si nous 1 ascrue nécessaire pour les Égyptiens, c’est ce que les doctrines étaient encore à créer is les rudiments de l’archéologie de ce pie, et qu’elles sont au contraire vulgaires égard des deux autres : nous répéterons lement que les indications tirées du style des attributs sont en général suffisantes îr reconnaître une figure mythologique , et traits du visage et le costume, pour celles i appartiennent à l’histoire : ces notions ppliquent également aux figures de ronde sse, et aux bas-reliefs qui ne sont qu’un iemblage de figures également en bosse.

fis non détachées du fond.

SECTION VI

Des bas -reliefs en particulier.

t3t. Nous avons déjà dit quelque chose de l’usage général en Égypte du bas-relief pont l’ornement des édifices publics. On voit des ouvrages de cette espèce dans les plus anciens monuments connus,* remontant aux plus anciennes époques historiques de ce pays. Ona

cru reconnaître en Àsie-Mineure quelquesuns des bas-reliefs que Sésostris aurait fait tailler sur des rochers, lorsqu’il fit la conquête de ce pays. On voit aussi à Beyrouth, en Syrie, les restes d’un grand bas-relief égyptien, et tout auprès un autre ouvrage semblable, représentant un des rois de l’erse, Cyrus ou Cambyse, qui prirent plus lard une si cruelle revanche contre l’Égypte. La figure, en costume persan , est environnée d inscriptions en caractères cunéiformes, tels quon les retrouve à Persépolis, à Babylone et® Arménie, dans les ruines de la ville dont la fondation est attribuée à Sémiramis.

Les bas-reliefs furent exécutés pai Grecs dès les temps les plus recules de L" 1

bas-reliefs.

ar les Romains, surtout après les premiers empereurs. On y remarque les mêmes procédés dans le style selon l’époque; les lônies attributs pour les personnages, l’influenoe des mêmes idées, des mêmes tradilions à l’égard des dieux et des hommes; ce qui a été dit sur le caractère et la distinction te statues et des bustes, s applique donc également aux bas-reliefs : nous n’ajouterons que quelques mots sur leur usage. Ils ornaient les autels, la base des statues, et surtout les tombeaux ; dans la décadence de la Grèce, on érigeait des bas-reliefs en mémoire des hommes illustres, au lieu de statues, on y traçait quelquefois aussi l’histoire entière il’un dieu ou d’un héros, et il était alors exposé dans les lieux publics ou dans les écoles pour l’instruction des enfants; dans ce dernier cas, des incriptions en expliquaient les sujets divers. A Rome, on employa particulièrement les bas-reliefs à l’ornement des arcs de triomphe, des colonnes triomphales, et surtout des sarcophages (n° 90). Les sujets des bas-reliefs qui décoraient la partie un u heure de ces monuments funéraires ctaien très-variés, quoique parfois répétés loisqu u

182 MONUMENTS DE SCULPTtJBE.

sujet avait été composé par un maître habile En général , les bas-reliefs des sarcophages sont d’un travail médiocre; on y voit souvent les adieux du défunt à sa famille; quelquefois ce sont deux ligures seulement , et celle qui est l’objet des attentions ou des caresses de l’autre, est la figure du défunt. On remarque aussi sur certains sarcophages, que la tête d’une figure n’est pas terminée; onena conclu que les sculpteurs préparant ces monuments d’avance pour le commerce, ne terminaient cette tête que lorsque le sarcophage était vendu , cherchant alors le plus possible à en faire le portrait du mort. Comme les carrières de marbre abondaient dans l’Attique, c’est de la Grèce que le commerce transportait un grand nombre de sarcophages à Rome et en Italie. On retrouve aussi sur leurs bas-reliefs des figures qui, exécutées ailleurs en ronde bosse, s’expliquent par le rôle qu’elles jouent dans ces bas-reliefs; c’est ainsi que le rémouleur a été reconnu pour le Scythe qui écorche Marsyas. Les sarcophages étaient garnis d’un couvercle plus ou moins orné ; ils servaient quelquefois à plusieurs personnes; on le voit à leur intérieur, divisé

bas-keliefs.

, ,, parties par «ne cloison Coll™ a - dans la pierre, et qui format! «eux fflrdeu* ornes; on bien anx trous

I à la moitié de la hauteur des parois, re- ,U ’• f Hps barres de métal sur lesquelles le

5 corps reposait. L’inscription rappelle l 'es noms des deux persomms d pose dans le monument; mais le bas-reliet représente néanmoins qu’un seul sujet.

Les couvercles des sarcophages égyptiens «t ornés de figures humaines de grandeur «mile, et d'un très-haut relief : « estd faim une commémoration du mort, ou ^

représentation de la déesse 'l u ' " P d» l'Amenlhi. On sait combien le mo en ige fut prodigue d’ornements en bas-rel pour ses tombeaux , quelque vanee q leur forme.

' la.

troisième division.

JONUMENTS DE PEINTURE.

132. On trouvera dans celte section, après quelques notions générales sur les monuments de la peinture des anciens, deux chapitres particuliers sur les vases peints et sui les mosaïques . Ces vases et ces mosaiques sont en effet un produit de la peinture; ils devaient donc trouver place dans cette tro sième division.

SECTION ï.

Égyptiens.

133. Les Égyptiens cultivèrent la P cil ' l “ rt ^ ila plus haute antiquité; les plus anae^ muments de ce peuple célébré en noignage, et tels sont les tempes,aux, les momies, les manuscrits, etc.

MONUMENTS de PEINTURE.

Ils n’employèrent que six couleurs : u blanc, le noir, le bleu, le rouge, le jaune ei

Ils les appliquèrent sur les pierres les plus

dures et les plus tendres, sur le bois, la toile et le papyrus. ’

Les sculptures des plus anciens temples sont coloriées; les catacombes des vieux Pharaons le sont aussi , et les procédés varièrent selon la matière sur hiquelle on appliquait ces couleurs.

Sur le granit, le grès et autres substances analogues, les couleurs étaient appliquées immédiatement; on a remarqué qu’elles les pénètrent assez profondément, ce qui prouve que les Égyptiens connaissaient un procédé chimique très-propre à les fixer, et l’analyse a appris que presque toutes leurs couleurs étaient à base métallique. Le bleu de cobalt, qui est une découverte du dernier siècle, abonde jusqu’à la profusion dans les peintures égyptiennes; aussi tous les voyageurs ont-ils remarqué , non sans étonnement, quelles conservent encore, après deux ou trois mille ans, leur éclat primitif.

Le bois est couvert d’une couche de blanc

égyptiens.

céruse; le contour des ligures est tracée»

. et leur intérieur est colorié par des tintes plates assez heureusement combinées.

Sur le papyrus, tout est peint, même le blanc; la dorure est quelquefois associée aux couleurs, et la feuille d’or est fixée sur le blanc

de céruse. ' . .

Un autre procédé de l’art égyptien doit etie

indiqué ici. En étudiant les détails du

Rhamesséion ou palais deRhamsès-Sésostns

à Thèbes , monument nommé mal à propos

Vemnonium par quelques voyageurs, mon

frère remarqua (en 1829) que les bas-rehets

qui couvraient le bandeau etlesjambagesdela

porte d’une des principales salles, étaient

d’un relief tellement bas , qu’on semblait les

avoir usés pour en diminuer la saillie. Mais

en faisant déblayer le bas des montants e

cette porte, une inscription dédicatoire, ai e

au nom du roi Rhamsès, lui apprit que cette

porte avait été recouverte d’or put- Et en

effet, en étudiant la surface avec plus de soin

et examinant de plus près le stuc b an Ç

lin qui recouvrait encore quelques P ar

île la sculpture, il s’aperçut que ce stuc av

été étendu sur une toile appliq'" e

tableaux , qu’on avait rétabli sur le stuc les

contours des figures, et qu’on les avait ensuite dorées.

13t. La variété des peintures proprement dites, ou des représentations précises d’objets pris dans la nature ou dans les arts humains, est très-considérable , et c’est dans les tombeaux que cette variété se fait surtout remarquer. Outre les scènes religieuses ou funéraires, le séjour des âmes heureuses et celui des âmes coupables, on y voit une foule de traits tirés de la vie civile, militaire ou domestique, les travaux de l’agriculture, .les échanges du commerce, la pêche, la chasse, des danses, des jeux gymniques, des instruments de musique, des meubles d’une grande élégance; enfin des vues de jardins très-étendus, ornés de jets d’eau et de bosquets, et peuplés d’habitants qui se livrent à des occupations ou à des divertissements singuliers. On a recueilli aussi un plan lavé, et des peintures sur papyrus, représentant des priapées et même des caricatures spirituelles et piquantes. C’est là de la peinture proprement dite, et non pas du coloriage. Toutes les figures sont de profil; la science de

Page 1