Les vases peints sont au n
niuments les plus curieux, es
nts et ies p!us instructifs
rvenus de l’antiquité. L pfection des
es, la finesse de la matière,
vernis, la hardiesse des compositions, la val riété des sujets et leur intérêt pour l’histoire, donnent aux vases peints une importance peu commune parmi les productions | de l’art des anciens. Aussi les vases peints ont-ils été recueillis avec un empressement assidu dès qu’ils ont été connus, et les plus remarquables ont été reproduits par le burin d’habiles graveurs, et expliqués par des savants célèbres. Les arts modernes et l’archéologie y ont cherché en même temps de beaux modèles et une instruction solide.
iU. On les a connus pour la première foisau dix-septième siècle ; Lachausse en publia quelques-uns dans son Muséum, romanum , en 1690 ; Berger et Montfaucon imitèrent son exemple; Dempsteren traita ensuite avecquelque étendue; Gori, Buonarottiet Caylusajoutèreat quelques notions générales à celles de Dempter; Winckelmann ne pouvait les omettre dans son immortel ouvrage sur l’histoire de l’art des anciens, et il modifia, par la justesse de ses aperçus, les doctrines de ses prédécesseurs. Enfin la belle collection d’Hamilton, publiée par d’Hancarville en 1766, mit les pièces de ce procès littéraire sous les
VASES PEINTS
ollv du public; Passer! soutint encore, après 1T l’opinion italienne relative à l’origine de J vases; Tiscbbein, Boettiger et Millin se déclarèrent pour le sentiment de Vinckelmann et l’étude de ces magnifiques monuments le confirme aujourd’hui dans presque
tous scs points.
145. Les vases peints reçurent d abord dénomination de vases étrusques ; Dempster, «and partisan de ce qu’on appelait 1 etruscomanie , leur avait donné cette dénomination, et les antiquaires toscans la défendaient comme un titre d’illustration pour leur patrie. La comparaison impartiale des monumen s n’avait pas encore établi de distinction fondamentale entre le style étrusque propre et l’ancien style grec. Toute composition caractérisée par la roideur des traits, par des p droits dans les vêtements, les cheveux ong" et tressés, était attribuée aux Ltiusques.
leur attribuait donc les vases peints qm -
fraient ces caractères; et maigre evi t
sujets empruntés aux idées? myt 1( 1 Grecs, malgré même les inscriptions toute- «recques qu’on y lisait, une tradition 1 facile y reconnaissait tout ce qui P ouv
expliquer les mœurs, les usages, les croyance el l’histoire même des Étrusques. On voulail enlin que ces vases fussent sortis des manu] factures d’Arezzo, parce que Martial vante le poteries de cette ville, et l’on regardait comme y ayant été transportés par les Étrusques mêmes, ceux qu’on trouvait dans la Campanie, la Pouille, et même en Sicile.
146. Cette doctrine n’a pu tenir contre un examen tant soit peu réfléchi , surtout depuis qu’on a trouvé des vases peints à Athènes, Mégare, Milo, en Aulide, en Tauride, à Corfou, et dans les îles de la Grèce. Il est vrai qu’un très-grand nombre a été tiré de l’ancienne grande Grèce, de Nola, de Capoue, Naples, Pæstum, etc., et de la Sicile; mais on en trouve aussi ailleurs, même hors des pays de l’ancienne domination grecque.
14-7. On s’étonnerait de la parfaile conservation de monuments antiques si fragiles, si l’on ne savait qu’on les recueille dans des tombeaux, placés hors des villes, à une petite profondeur, excepté à Nola, où ils sont à plus de 20 pieds de la surface à cause des éruptions du Vésuve qui ont exhaussé le sol. Les tombeaux sont bâtis en briques cuites ou en
tu
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Lues grossières, quelquefois aussi en grands pierres, et ceux-ci sont, plus spacieux.
Us forment une chambre sépulcrale dont les „ urs s ont revêtus de stuc, et souvent ornés je peintures; le corps du mort est couché au milieu; un petit vase est près de* sa tête; les autres , entre ses jambes, autour de lui, ou âcerochés aux murs par des crochets en Itonze ; le nombre et la richesse des vases répondent au rang du personnage pour lequel le tombeau fut construit. Il y a ordi- Birement un vase en aiguière dans sa patère ou cuvette. On y retrouve d’autres meubles et ustensiles, des armes et des bipennes, déposés en même temps que les vases.
148. Quant aux usages qu’en firent les aniens, les opinions sont partagées aussi . mais examen d’un grand nombre de vases perme e croire que les uns servirent aux usa-, lomestiques, les autres aux cérémonies ie 1 lieuses, à rappeler les victoires rempor e lans les jeux publics; quelques-uns en m ^ tirent qu’un ornement pour linteneu ^ îabitations, et tels sont les plus gian s, iinés par leur volume , leur pm*> ^ ceux forme, à rester à la meme P »
même d’une moindre proportion, qui n ’ on( point de fond, et ne pouvaient rien contenir! On retrouve dans les uns toutes les formes des ustensiles nécessaires pour les repas, pour recevoir les mets, les vins et autres liquides, les onguents et les parfums; ceux-ci servirai
donc aux usages domestiques. Les autres, par
l’élégance de leurs formes et la recherche de» ornements, eurent une destination plus solen-1 ^ nelle : le goût des arts en embellit les demeu-P ' res des dieux et des hommes. La piété des | n ' parents orna le tombeau des morts deceuxdel'" 1 ces vases qu’ils avaient préférés durant leurP' vie, qui étaient associés à leurs habitudes oui IIC leur rappelaient des circonstances dont ils I*' 1
chérissaient le souvenir. Cet usage les a fait parvenir jusqu’à nous.
149. La diversité des sentiments sur l’origine des vases en a jeté beaucoup aussi dans leur dénomination. A celle de vases étrusques succéda celle de vases grecs , trop générale encore; Visconti voulut les nommer grœcoitaliques ; Arditi ,italo-grecs ; Lanzi, campaniens, siciliens , athéniens, selon qu’on les trouvait dans la Campanie, la Sicile, à Athènes; M. Quatremère de Quincy, vases cèra-
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üs ont été découverts. Il est possible de tenir à une dénomination plus méthodi- - en considérant, 1° que les vases peints Lent une classe spéciale de monuments ;
. mi’il est reconnu aujourd’hui que les iinisques en fabriquèrent ainsi que les Grecs;
6 que le sujet même de la peinture est e « le plus certain de leur origine, a 1 egar tes vases étrusques surtout, puisqu’on ne «t pas croire que les Grecs aient peint sur (es vases les mythes, les croyances ou 1 1nsloiredel’Étrurie, quoique les Etrusques ai in le faire pour les Grecs; 4» que les vases pii portent des sujets purement grecs se i ment dans beaucoup de contrées e feux différents, sans pour cela qu lls P 01 «cnn caractère local, appartenant tous eineiil à l’art grec, et sans autre t istinc lue celle qui résulte du style meme, se oi •lus ou moins grande antiquité de ex ion. On peut donc adopter la denomm lénérale de vases peints, distingues en lues, pour ceux qui sont l’ouvrage i e^ ^ île, et en grecs 7 pour ceux ,
grand nombre, qui n’ont pas une autre ori gine; et ceux-ci se classeront encore selon leur ancienneté relative, prouvée par le style des figures , les caractères , la forme et l'orthographe des inscriptions quand elles accompagnent la peinture. Nous adoptons ici cette division, qui nous a paru la plus simple et la plus naturelle, pouvant également s’appliquer aux vases peints de tout auire peuple, si le hasard en faisait découvrir. Nous observerons, à ce sujet, qu’aucun passage d’ancien auteur ne peut servir à jeter quelque lumière sur les incertitudes que font naître les opinions diverses émises à l’égard des vases peints : l’érudition n’a trouvé jusqu’ici, dans les écrivains grecs ou latins, rien qui leur soit expressément relatif que leurs noms divers, et cette singularité, quand il s’agit de monuments si riches, si variés et si nombreux, a été très-justement remarquée.
§ II. Vases peints étrusques.
150. Les vases auxquels on ne peut contester cette origine ont été trouvés à Volterre, Tarquinia , Pérouze , Orviete , Viterbe , Aqua-