‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 3 sur 37 · Le style d’un monument quelconi · texte numérisé non relu

Le style d’un monument quelconi

est le premier indice de son origine; IV, exercé, d’après des règles précises, ne col fondra pas une figurine étrusque avec uni figurine égyptienne, quoiqu’elles aient quelques caractères communs, ni une stat»

grecque avec une statue romaine, quoique Rome doive toutes ses productions aux altistes de la Grèce. Il en est de même à plus petit meuble; et comme la connaissant du style particulier à chaque peuple de l'antiquité est une des notions les plus utiles; l’archéologue', nous essayerons d’ajoute quelques préceptes positifs aux exemple rassemblés dans les planches , et tirés à monuments de cinq de ces peuples que lot peut considérer comme les seuls elassiqut pour notre Occident, d’après l’ordre élalil dans nos études.

14. Nous comprenons dans cette liste le Egyptiens , les Grecs , les Italiotes ou an ciens peuples de l’Italie, les Gaulois et le Romains. Il .y a sans doute aussi des ani

HISTORIQUE

quilés en Asie, et des monuments anciens dans les Amériques; la première même, l’Asie, s’infiltre déjà avec de grandes promesses dans l’histoire de nos langues savantes, mais dans l’histoire des hommes elle manque de dates, d’annales proprement dites : l’Asie fait ainsi, dans les études classiques, comme un monde à part qui a aussi ses doctrines et ses merveilles; mais elle n’entre pas encore assez avant dans nos études ordinaires, dans notre système d’enseignement public, elle n’est pas assez mêlée à nos souvenirs, à nos origines, au goût général, pour trouver dans ce résumé une place en rapport avec son importance même; elle n’excite pas d’ailleurs cet intérêt universel qui fait accueillir si bien tous les souvenirs des Gaulois, nos premiers ancêtres, des Romains qui subjuguèrent les Gaulois et envahirent la Grèce, des Grecs enfin qui soumirent l’Egypte, après s’être formés à son école. Nous ne ferons donc que mentionner rapidement des monuments asiatiques. Quant à ceux qu’on a rencontrés dans les Amériques, bien des incertitudes en frappent encore toute interprétation, et la question relative à l’ori-

INTRODUCTION

gine de la population américaine est peut, être la moins difficile à résoudre parmi celles qui se rapportent à cette vaste contrée. ]| existe d’ailleurs une grande inégalité dans la nature des monuments d’art laissés par ses anciennes populations , et l’on pourrait presque soupçonner que ses trois ou quatre cents langues vulgaires indiquent tout autant d’origines diverses de civilisation. L’usage de l’écriture y fut généralement inconnu, le Mexique excepté, avant les invasions européennes; et il y a bien peu de souvenirs historiques à chercher dans les antiquités des peuples qui ne savent pas écrire. Nous serons donc nécessairement très-court en ce qui touche à l’archéologie américaine.

15. Quoique borné principalement à l’étude des monuments des cinq peuples que nous venons de nommer, ce traité pourrait être fort étendu , parce que c’est chez eus que se trouvent pour nous l’origine et le développement de toute science noble en son but et utile en ses effets : la société civile actuelle est le résultat de leurs expériences; leur sagesse appelle notre admiration, et leurs erreurs mêmes notre respect. Mais nous

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avons dû souscrire aux limites qui ont été tracées par les maîtres, et ne point perdre de vue qu’il est quelquefois possible de faire un livre utile, quoique peu étendu, sur un sujet qui prête à tant de développements. Nous avons donc borné, et tout nous en faisait un devoir, les notions que celui-ci renferme, à celles qui sont d'une utilité plus générale relativement à l’espèce de monuments que le lecteur peut avoir plus souvent l’occasion d’étudier.

16. Les monuments romains sont comme un produit du sol de la Fiance; les monuments grecs ne se voient que dans les riches collections, et ceux des Italiotes presque nulle part qu’en Italie; mais les monuments égyptiens affluent depuis quelques années, et leur variété n’étonne pas moins que leur nombre et la richesse de quelques-uns d’entre eux. Nous essayerons de satisfaire, à tous les égards, les personnes que le goût des beaux-arts et de la solide instruction porte à recueillir ces véritables reliques de l’antiquité. Nous n’écrivons pas pour les savants de profession , nous réclamons au contraire leurs conseils et leur indulgence.

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