COLLECTIONS MODERNES* J
s monter aux causes de sa résurrection littéral s» re Peiresc fît chercher dans l’ancien monde jjpierres gravées en même temps que les inscriptions, les manuscrits et les médailles , il propagea ce goût par ses exemples. Les rois de France en avaient donné de très précieuses à des églises et à des abbayes ; ces riches ouvrages entrèrent bientôt dans le trésor de la couronne , dans les cabinets royaux et dans ceux des princes ; et dès le XVI e siècle plusieurs collections jouissaient d’une célébrité méritée. Le temps a disperse les unes et augmenté les autres; et, dans l’état actuel des choses, on cite comme les plus 1 emarquables , parmi les collections publiques, celles de la galerie de Florence, dont on porte le nombre des pierres à plus de quatre mille; du Vatican à Rome, du roi de Prusse, de l’empereur d’Autriche, du conseil de Leipzic, du roi de Danemarck au château de Rosenburg à Copenhague, de l’empereur de Russie qui contient les cabinets de Natter et d’Orléans; et, parmi les cabinets qui n’appartiennent pas à des souverains, on cite les anciennes collections Strozzi et Ludovici à Rome, Poniatowski en Russie, celles des
ducs de Bersboroug , de Devonsliire L , Carlisle, de Bedfort et de Marlborough en Angleterre, et celles de M. le duc de Blacas de M. le comte Pourtalès et de M. le baron Roger à Paris. On trouve dans les unes et dans les autres de très beaux ouvrages antiques ou modernes. Quelques amateurs des deux derniers siècles , à l'exemple de Laurent de Médieis , ont fait graver leur nom sur des pierres antiques comme signe de pro.
priété; on raconte meme que le célèbre Maf.
fei se donna d’abord beaucoup de peine pour interpréter les lettres LÀVR. MED. qu’il trouvait sur quelques pierres de Laurent de Médieis , grand-duc de Toscane.
2 2.Lessavans s’adonnèrent bientôt à l’interprétation des pierres gravées, et Léo- !
nardo Agostini en publia , dès le commencement du dix-septième siècle, un recueil qui a eu depuis d’autres éditions ; celui de La Chausse parut à Rome en 1700, celui de Gorlée fut réimprimé à Leyde de 1695 à I T 7°7, enfin le recueil d’Ebermayer, à Nuremberg en 1720. Des érudits traitèrent aussi quelques points spéciaux d’antiquité par le secours des pierres gravées , et s’attachèrent
J à quelque classe particulière de ce genre de e monumens , tels que Chifflet auxabraxas,
5 ) p a sseri aux pierres astrifères , et Ficoroni à il ce iles qui portent des inscriptions ; mais bien- « tôt après parurent les muséographies ou desi criptions particulières des plus célèbres caa binets, et tels sont les grands ouvrages con- 1- nus sous les titres de pierres gravées , de Gori, !t deBossi 9 le muséum florentinum du même & Gori, la galerie de Florence par Yicar et ' Mongez, le muséum Odescalchum par Gai leotti , la description des pierres en creux i du cabinet du roi par Mariette , celle des fi pierres du duc d’Orléans par Leblond et Lachaux , du cabinet de Vienne par Eck- 1 hel, des cabinets de Gravelles, de Crassier; *! de Stoch par AVinckelmann ; du duc de • Marlborough , enfin la description du cabii net impérial de St. Pétersbourg par M.
3 Koehler , et la collection dont Millin commença la publication sous le titre de pierres gravées inédites tirées des plus célèbres cabinets de l'Europe , et qui se continue à Paris par livraisons de format in-8°. D’autres archéologues se sont occupés aussi des pierres gradées , soit spécialement, soit dans des ou-
vrages
PIERRES GRAVEES.
relatifs à diverses branches de 1,,
chéologie, et de ce nombre sont le Montfaucon dans son Antiquité expliquée!^'
le comte de Caylus dans son grand et itnpo.
tant Recueil, et parmi les étrangers, Anu*,, duzzi , Rasponi , Vivenzio , Lippert «l Raspe. Enfin des savans justement renout rnés ont exposé avec plus ou moins détenMj) due les élémensméme des études glyptogrj,, pbiques , ou leur bibliographie ; tels sont!,, pour ce dernier point , Millin (i, 97 )’
Murr (Dresde, 1806 ) , et pour les rudimenl, de la science , le sénateur Vettori (Romel, i^ 3 q ) , Rusching ( Hambourg ,1781 ),All ; dini ( Césène , 1 789 ) 1 Eschembourg ( Bal lin, 1787) , Millin (Paris , 1795 et 1797),!; enfin M. de Koehler (St. Pétersbourg e J
§ XI. Empreintes.
a 3 . Le goût général pour la glyptogn-l phie et l’impossibilité pour les amateurs etl les artistes, de visiter tous les cabinets, oui fait imaginer les collections d empreintes dtl pierres gravées , tirées en plâtre , en soufre et autres matières quelquefois combinée»