HISTOIRE
d’inscriptions dans l’antiquité même. L’his- V fl Evhémère fut le premier , au dire fEusèbe et de Lactance. Athénée rapporte yePhilochore recueillit aussi, dans un ouvrage spécial, les inscriptions qu’il vit dans les diverses provinces de la Grèce. Ses his- (or iens , Hérodote , Pausanias et autres, en citent aussi plusieurs (i), mais non pas dans le meme but que Philochore , qui donna , à cet égard , l’exemple aux palseographes des temps modernes. Cosmas qui écrivit en grec une Topographie chrétienne en 5 4 5 de J. - C. , y inséra plusieurs inscriptions. C’est par lui qu’on a connu la célèbre inscription grecque d’Adulis, relative aux conquêtes faites par le roi d’Egypte Ptolomée- Évergète en Asie : le marbre original a péri avec beaucoup d'autres , dont le manuscrit de Cosmas nous a conservé le texte. A la renaissance des lettres, Pétrarque rechercha les inscriptions en même temps que les manuscrits et les médailles; mais il se contenta de les étudier, sans les réunir dans un recueil systématique. Au XV e siècle, cette étude prit une plus grande consistance , et , parmi les
f d Mafïei en a donné le catalogue dans son A rie criiua /<< pidfiWa , livre II, chap. 1 et 2.
to4
INSCRIPTIONS
voyageurs de ce siècle , Cyriaque ne s’attacha le premier à transcrire, j tr son itinéraire, les inscriptions qu’il eut r 0c J er sion d’observer en Europe et dans le ^ A la meme époque, Félix Feliciano, J e3 11 Marcanova et le frère Giocondo , S e (î ret v remarquer par leur zèle pour la recherche^ inscriptions antiques ; le dernier sur-tout dont les deux volumes manuscrits ex% encore dans la bibliothèque du chapitre J Vérone, sa patrie. Au XVI e siècle, on pen a . enfin à publier des recueils d'inscriptions, ï Peutinger donna le premier, à Augsbourg, en i5o5 ; vinrent ensuite ceux de Jean Hit tich, Mayence , ï 520 à i525 ; de Fulv. des Ursins , ou bien de Colocci , Home, iïai, qu’on attribue faussement à Mazzochi ,1e.
quel n’en fut que l’imprimeur. Les ouvrage de ce genre se multiplièrent bientôt; le monumens écrits , recueillis dans diverse!
régions du monde romain, y étaient figurés»
transcrits, et le recueil de Smetius, augmente par Juste Lipse ( Leyde , i588, in-fol. ), est considéré comme le premier qui soit disposé dans un ordre méthodique , et même re* marquablepar la fidélité et la bonne critiqus des textes. Il servit comme de modèle ans