‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 65 sur 79 · T ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

T ÉGYPTIENS

i Je particularités qui puissent ajou- SKri* Je eurs médailles. Les bronzes S ( er surnoms sont plus recherchés, et les % 5| | 3 ' eC c j’ or ou d’argent, selon leur conserva-

nièc eS

f | a beauté du travail. Les singularités Kant des dates en augmentent le prix ,

Cci quelques remarques essentielles à ce

iet :

optolémée Soter ne s’étant déclaré roi

ans après la mort d’Alexandre , la

ate

la 19 e année de son règne est la plus

acienne

sur ses médailles. On ne doit ni en

lercher ni en trouver d’une date antérieure, ta dernière année de Soter qu’on trouve sur ies monnaies est la 39 e ; on n’en connaît pas Jela 4° e ? et une m ^daille avec cette date seitd’un grand intérêt pour l’histoire. On va

foir pourquoi.

Ptolémée Philadelplie, fils deSoter, fut

tfUl

placésur le trône par la volonté de son père, ile quitta après 39 ans de règne. Philajjphe continuant en quelque sorte le règne eson père, continua aussi l’usage de l’ère depuis la mort d’Alexandre , et c’est pourvoi, dans les médailles de Philadelplie, la première année de son règne était marquée

M EDA ILLES.

du chiffre 4 o, la seconde du chiffre 41 J # 1 ainsi de suite jusqu es et y compris le nojjce 3 ! bre 56, répondant à la dix-septième annc] i fut 1

du règne réel de ce prince. Alors il se

met à

Le

compter par les années meme de ce règne J après la date 56 vient immédiatement celll ^ 5 de la dix-huitième année. Il faut donc avoir »P orî égard à cette différence de dates , qui plique par ce qui vient detre dit; mais lal :reS1 médaille avec la date de l’an 4 ° manqua#* *

jusqu’ici, on ne sait pas si elle est de Soter

ou

de Philadelphe : les probabilités sont pour

’Ji

ce dernier.

3° Philadelphe eut deux femmes nommées toutes deux Arsinoé, l’une fille de Lysimaque, et l’autre sœur de Ptolémée. J’ai donné hi les moyens de distinguer les médailles de l’une de celles de l’autre. La première est une tète très jeune et ne peut porter que lestai dates de l’an 4 à l’an 8 de Philadelphe; la i 6

ial

seconde est une tête d’un âge mur avec lespw

dates de l’année 23 et suivantes du règne de® ce prince ; les médailles d’Arsinoé jeune , la in première femme de Philadelphe, sont plus 2 rares que celles de l’autre. N

4° Les dates des médailles de Philométoin

ÉGYPriEJTS. 2 3 çj

commencent qu’à l’an 9 de son règne, ce ayant été mineur jusqu’à cette année

îe for fut la i4 e de son âge.

g 0 Les médailles d’Evergète II , avec les 2, 3 , 4» appartiennent aux quatre flJ1 ^ eS durant lesquelles ce prince occupa ^porairement le trône, pendant que le roi régnant était prisonnier du roi de Syrie. Les aU tres médailles du règne réel d’Evergète II, iprès la mort de Philométor , portent des jurnoms et point de dates.

6° Jusqu’à Cléopâtre , la dernière des La- [des , les médailles des autres princes n’offrent pas singularité digne de remarque.

j[ais pour cette reine illustre , une de ses médailles porte une date qui a été rétablie et s J expliquée pour la première fois dans mes ' 01 1 Annales des La gides ; on y lit: Van 21 et Van 6 t||( le la nouvelle déesse. O11 voit donc que, dans |Jla 16 e année de son règne, Cléopâtre insti- Itsf tua une ère particulière qui courait concurdfl remment avec celle de son règne , et que la année de la nouvelle ère devait répondre àIa2i e deson règne ; Cléopâtre avait pris en effet le titre de nouvelle déesse, nouvelle al/sis dans cette 16 e année: tel est le motif

les

Itéré 1

toi

st ho jeudi

historique de cette double date. Les dailles qui la portent sont assez rares o| doit remarquer , sur l’ensemble de ces nJ dailles, que le titre des métaux s’abaisse <3 que l’art s’y détériore à mesure que l’on s ] rapproche de l’époque romaine.

7 0 Sous les Romains. Après la conquête dj l’Égypte par Auguste, on y frappa des monnaies pour tous les empereurs jusqu’à jj| if ! 12 e année de Dioclétien. La langue grec- 3 ^ que y fut conservée pour les légendes. On ne r eI connaît aucune médaille d’or de la période y romaine; il n’y en a pas en argent pour Au- tte guste ; celles de Tibère et de Néron sont :;:i ° d’un titre assez bas, et il en est ainsi jus* 101 qu’à Antonin ; l’alliage devint plus fort sous Marc-Aurèle , sous Commode ; le potin fut m

adopté depuis Septime-Sévère jusqu’à Gai-

oiit

lien, et les pièces de ce genre sont très 11 épaisses ; après Gallien elles valurent moins 1

JH 1

encore, et depuis Aurélien jusqu’à Dioclétien F il n’y en a plus que de cuivre. La suite des ai médailles romaines d’Égypte est très nom- F breuse et très intéressante pour l’histoire. P Après Dioclétien on frappa aussi des mon-

naies romaines à Alexandrie, mais en latin,

Page 1