‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 70 sur 79 · ROMAINS · texte numérisé non relu

ROMAINS

raient aussi bien placées parmi celles de’ familles romaines. Avec Auguste commencé ja véritable suite des impériales. On l es divis e en : médaillons d’or, médailles d’or mé pillons d’argent, médailles d’argent ,’ouû n aires d’or et d’argent, médaillons de bronze médaillons con tonnâtes , grand, moyen, pet it bronze, et spintriennes. ’ 1

Il est bien difficile de réunir dans ce Résumé tout ce qui peut donner une connaissance approfondie de cette partie de la numismatique ; il faudra nous borner à quelques notions fondamentales.

i» Le degré de rareté de chacune a été apprécié par les travaux réunis des archéologues, et on en trouve les résultats dans le volume in 8°, publié en i8i5 par M. Mionnet, sous ce titre . De la rareté et du prix des médailles romaines. Cette rareté provient du petit noinbie de pièces semblables connues jusqu à présent, et on nomme uniques , celles dont il n’existe qu’un seul exemplaire bien authentique. On ne doit pas pour cela rejeter les médaillés qui n’ont pas un certain degré de rareté; toutes sont utiles à l’histoire et méritent pour cela meme d etre re-

a -8 MÉDAILLES.

cueillies. Les médailles qui ont une tête sur chaque face ont plus de prix que celles qui n’en portent que sur une seule ; les médailles des impératrices , à l’exception de celles de la famille des Antonins , sont moins communes que celles des empereurs ; enfin une médaille commune, mais à fleur de coin , offre un mérite particulier qui doit la faire rechercher.

2 q Les trois métaux sont dans des proportions variables presque à chaque îègne . les empereurs ayant le droit de faire frapper les monnaies d’or et d argent , ils commençaient ordinairement par là à manifester leur autorité. La monnaie de bronze était frappée par l’autorité du sénat , indiquée sur ces pièces par ces lettres S. C. (s enatûs- consulte). C’est ce qui fait supposer qu’on ne trouvera

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point de médailles latines d’Othon en bronze, son autorité n’ayant point été reconnue parle sénat ; mais il en existe, de ce même prince, de latines en or et en argent , et de grecques en bronze , frappées clans l’Orient, où il fut proclamé empereur.

3° Le titre de l’argent , pour les médailles de ce métal, est un indice très utile pour

^connaître leur authenticité. L’argent pur fut employé pour les monnaies du temps de la république et sous les empereurs jusqu’à £ e ptime-Sévère ; durant le règne de ce dernier le titre fut altéie, et cette altération s’accrut de plus en plus sous ses successeurs. Depuis Gallien jusqu à Quietus, les médailles ne sont que de billon ; depuis Claude le Gothique jusqu’à l’avènement de Dioclétien , ce n’est plus que du bronze saussé , et à vrai dire recouvert d’une feuille d’étain ; mais l’argent pur reparaît sous Dioclétien jusqu’à la fin de l’empire , excepté pour Romulus , qui employa encore du bronze saussé.

d° On divise les médailles des empereurs en médailles du haut et du bas empire ; la seconde classe commence avec celles de Constantin-le- Grand.

5° Les légendes et inscriptions des médailles abondent en abréviations , et leur exactes interprétation est une des connaissance les plus utiles à l’archéologue. -On distingue : 1° la légende de la face , celle qui entoure la tête , et qui contient ordinairement les noms, titres et surnoms de l’empereur auquel la médaille appartient; 2 ° la légende du

revers, qui est quelquefois la suite de celle de la face, et plus souvent relative au type de ce revers; 3° V inscription qui fait partie de ce type meme ; 4° V inscription qui est à Y exergue ; 5° les contremarques , s’il y en a dans le champ delà médaille, et ce sont des lettres ou signes isolés qui n’appartiennent ni aux légendes ni aux inscriptions. Voici des exemples de ces diverses circonstances.

a. Médailles dont la légende de la face et du revers forment une seule phrase : face

IMP. G AES. T.AEL. HADR. ANTONINUS A VG. PIVS. P .P. revers , tp. pot. un* COS. II. — Imperator Cæsar Titus Ælius Hadrianus Antoninus Augustus, Pius, Pater Patriæ, Tribuniciâ polestate quartùm consul secundiim (médaillon d’Antonin).

Souvent après le mot PIVS, les légendes portent P. M. pontifex mciximus .

b. Médaillés dont la légende du revers se rapporte à son type même : face , IMP.

CAES. DOMIT. A VG. GERM. COS. XIV, CENS. PEP. P. P.; revers , 10 VI. VICTO-

Imperator Cæsar Domitianus Augustus Germanicus (surnom relatif aux victoires de 1 empereur sur les Germains), consul

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jecimmn quartùm , Censor perpetuus, P a !

ter Patnæ. Jovi Victori ; la figure de J„ piter pour type (médaillon de Domitienï '

c ‘ InS ® r, P tlon P 01 "' type du revers •

P. Q- R - °B. CIVES. SERVATOS fse jatns populusque romanns, ob cives sêrva"

, os ), mots insérés dans une couronne de chêne (médaillon d’Agri pp i ne | a mère ,

l Inscriptions à l’exergue : elles sont de denx sortes ; quelquefois c’est la légende fflême relative au type qui n’a pas permis de |a placer autour du sujet, comme les - mot»

ADVENTUS AUG. sur le revers d’un médaillon de Marc-Aurèle, revers dont le sujet • est l’arrivée de l’empereur après une expédition militaire, dont les figures et les fabriques occupent tout le champ de la médaille. Plus souvent l’inscription de l’exergue ne se rapporte P oint au type 1 ainsi un médaillon de Julien porte au revers un taureau , deux étoiles sur sa tête , pour iégende SECVRI- TASREIPVBL (securitas reipublicæ) , et à exergue AQVILP, qui ne se lie pas avec les deux mots de la légende. L’interprétation des iiots ou lettres des exergues a offert jusqu’ici taucoup de difficultés aux archéologues.

e. Les contremarques sont une empreinte indépendante des types même de la médaille; ce sont des signes incus , imprimés après U coup avec un poinçon, sans choix de la place -ares et qui gâtent souvent la médaille. On croit ,ù le que les pièces ainsi contremarquées servaient " comme de billets d’entrée aux spectacles ; mais les opinions des savans sont fort partagées sur ce sujet.

x 5y . On appelle restituées les médailles romaines dont le sujet se rapporte à une époque antérieure au règne de l’empereur qui l’a fait frapper. Cette restitution est indiquée dans la légende par le mot RESTI- TUIT, en entier ou en abrégé. Ces médailles sont rares en général. Titus en restitua pour toutes les personnes de la famille d’Auguste; Domitien pour quelques-unes d’entr elles; y Nerva pour Auguste; Trajan pour tous les e princes ses prédécesseurs, et pour un grand (■ nombre de familles consulaires; enfînMarc- Aurèle et Lucius Verus ont fait restituer un denier de Marc-Antoine. Cet usage cessa avec le règne de Marc-Aurèle et deL. Ve* rus. Il paraît que la vanité des familles impériales, ou le désir déplaire au peuple,

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entra pour beaucou P clans cet usage , à ^oins que ce ne fût qu’une simple rénovation d’anciennes monnaies qui devenaient r ares dans la circulation. Enfin, les médailles 0 Ù le nom de l’empereur est précédé du mot plVVS sont relatives à leur mort et à leur apothéose, le revers est un bûcher , avec la jégende CONSECIIATIO.

ï 58 . L’étude des descriptions et des catalogues des cabinets célèbres, est indispensable pour se familiariser avec l’infinie variété des types , les portraits des personnages et j e grand nombre de légendes différentes qu’on observe sur les médailles. On s’y habitue aussi à la lecture des abréviations qui y abondent ; enfin au style et aux mots consacrés pour la description des figures , emblèmes, insignes et signes nombreux qui entrent dans la composition des médailles.

Ce travail qui , dans peu de temps, conduit à des connaissances positives, est moins difficile que l’exercice des yeux, qui donne seul l’habitude de discerner avec quelque certitude les médailles fausses d’avec les médailles authentiques. Nous avons déjà traite cette matière importante au n° 128 ci-dessus, page 228.

ï5c> Quant au prix des médailles en géné-\ ral , on peut consulter avec confiance l e grand ouvrage de M. Mionnet ( Description des médailles antiques grecques et romaines) . que j’ai déjà cité. Des évaluations qu’on y trouve ont souffert des objections , car il a dû arriver, et que les acquéreurs ont trouvé ces évaluations trop élevées, et les vendeurs au contraire qu’elles ne l’étaient pas assez. Mais on peut s’en rapporter aux soins qu’a pris M. Mionnet de comparer les prix actuels des médailles dans les ventes, avec les notes recueillies déjà anciennement par Vaillant et par d’autres, avec les prix indiqués par Beauvais, qui n’avait trop considéré que les têtes impériales romaines sans s'occuper des revers, et avec l’effet produit sur ces anciennes évaluations par des découvertes postérieures qui ont pu multiplier aujourd’hui une médaille très rare autrefois. Les évaluations de M. Mionnet supposent chaque pièce à fleur de coin ; ces évaluations doivent donc être abaissées si la médaille n’est pas de la plus parfaite conservation. L’ouvrage que nous citons offre encore un autre avantage par l'esprit d’équité qui a présidé

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instamment à ces évaluations proportionnes, c’est pour les échanges, les médailles pouvant être réduites de part et d’autre à jjs valeurs fixes en francs , déduites des uênoes principes et des mêmes considératlons.

160. On nous permettra déterminer cette section par un conseil adressé. à tous les gommes instruits qui ont l’occasion de recue illir des médailles : il est d’une utilité quelquefois très grande pour l’histoire , de constater précisément le lieu où des médailles, meme très communes, ont été trouvées.

Si les médailles sont en nombre, elles certifient qu’il y eut sur le lieu même, ou dans le voisinage, une station, un camp , un bourg, ville ou village à l’époque même désignée par le type des médailles , et l’on en déduit quelquefois des renseignemens sur la direction des voies anciennes, sur la nature et l’origine des constructions en ruines qui se voient dans le pays. On ne peut donc qu’applaudir à la détermination prise dans quelques départemens par l’autorité publique et par des amateurs, de réunir en un mcdailier départemental , un exemplaire de chacune des

pièces découvertes dans la contrée, avec l’indication précise , au catalogue, de la localité et de l’époque où elles ont été trouvées. Ces médailles proviennent souvent de peuples différens, et elles sont ainsi autant de pièces justificatives pour l’histoire ancienne du pays.

appendices.

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N° L meubles, armes et ustensiles.

On peut remarquer comme une grande singularité, que le peuple le plus ancien, parmi ceux dont les monumens sont le sujet je ce Résumé , est aussi celui de qui il nous reste le plus grand nombre d’objets employés Jans les usages civils, religieux et domestiques. On a en effet recueilli en Égypte une variété infinie d’antiques de ce genre : pour tous ces objets, une liste suffira pour en donner une idée très approximative.

Égyptiens. Armes: — poignards en bronze avec le manche plus ou moins orné; arcs en bois très dur , de cinq pieds et plus Je long et ayant encore leur corde en boyau; flèches en bois, de longueurs diverses ; sabres recourbés, en bronze; haches d'armes en bois, etc.

APPENDICES

Ustensiles religieux : — encensoirs en bronze, patères , barques sacrées , etc.

Costumes : — tuniques en lin ou en coton; écharpes à franges; chaussures en cuir, maroquin de couleur 9 feuilles de palmier tressées , etc., un soulier pour le pied droit et un autre pour le pied gauche , et quelques-uns avec une prolongation considérable, comme les souliers à la poulaine du moyen âge; sandales se rattachant sur le coude-pied ; bracelets en métaux, en émaux, ivoire, etc.; colliers en or, en argent , ivoire, pierres dures, pierres fines , émaux, etc. ; boucles d’oreilles en or, argent, bronze et émaux, etc.; bagues en or, argent, bronze, ivoire, émaux , pierres fines , les bagues en or portant en chaton un scarabée tournant \ perruques sur filet, très volumineuses, frisées, tressées, etc. ; tresses de cheveux nattées de façons variées; épingles en ivoire et en métal ; cosmétiques et collyres dans leurs vases ; tabliers en réseaux d’émail ; manuscrits sur papyrus et sur toile ; lettres cachetées ; ustensiles domestiques ; palettes de peintre avec les pinceaux et les couleurs ; palettes cT écrivain avec les calams et les deux couleurs noire et rouge; canif en bronze, écritoire ,

MEUBLES. ARMES. USTENSILES. 2 g g règle t equerre , plomb d'architecte , poids en basalte, couteaux, ciseaux, instrumens de chirur gic, corde, bêche, charrue, pioche, hoyau, caiss’e ic tambour, tambour de basque, harpe avec caisse sonore et cordes en boyau ; 'vases de toutes formes et de toutes matières , miroirs en bronze ; chaise en bois , fauteuil en bois incrusté en ivoire et en ébène, tabourets à jour, outils et ustensiles de divers métiers ; pci gnes, cuillers , cannes , boites, caisses et coffrets historiés ou peints; sistre, instrument de musique, etc. Comme remarque générale, nous ajouterons qu’on n’a jusqu’ici rien trouvé d’égyptien en marbre .

Grecs. Armes : poignards , épées , casques, boucliers, portions de cuirasse, hnémides, ha'ches, etc.

Ustensiles religieux en bronze: patères et vases de toutes sortes pour les sacrifices.

Ustensiles domestiques: 'vases de différents genres destinés à cet usage , en matières variées, terre, pierres et bronze, cuilliers; ornemensde l’habillement et de la coiffure: boutons et agraffes , lampes, bagues, bracelets et colliers ; poids en bronze et en pierre ; roues et fragmens de char.

Étrusques. Les momimeus étrusques de cet ordre sont très rares, ou plutôt il est diffi- I cile de les discerner parmi les morceaux grecs ou romains de cette espèce. Parmi les ustensiles religieux on connaît surtout beaucoup de patères en bronze, dont la surface est occupée par un sujet mythologique ou héroïque tracé au simple trait. L’inscription est étrusque, et s’il n’y en a point, le style seul permet de leur attribuer cette origine

avec quelque certitude.

Gaulois. Il reste peu de petits monumens portatifs de ce peuple célèbre. Les fouilles faites au-dessous des pierres levées, n’ontproduit que: t° quelques vases d’argde noire ou peints en noir , sur la panse desquels se voient quelques traits grossièrement tracés avec une pointe; 2° des débris de collier en oves d’argile cuite , recouverts d’un émail bleu ou vert, et striés, ou bien en petits disques de même matière ; 3° des armures , des flèches en silex, des couteaux ou poignards aussi en silex, des haches d’armes en pierre , des morceaux de cristal de roche : enfin , des poignards en bronze , qui peuvent dater de l’époque romaine.

nias*™ ^ u arme s , j

fio/w de cuirasse , bouclie

doigtier.

USTENSILES. 291 » grives , épées , piques , casques , ^ 0 rar/ nures (Parcs

Ustensiles religieux :

Costumes : boutons ornés

de parure , cotte™ et frawto en divers mé

taux , fragment d’habillement , bagues en or argent ou bronze. *

Ustensiles domestiques : dés , couteaux de diverse grandeur , de toutes sortes et

de toutes matières, ÆacÆej en bronze et en fer outils de divers métiers ; fioles et bouteilles en verre pour les liqueurs, les onguens et les huiles de toilette , baignoires , urnes cinéraires en verie, meubles divers , mases lunaires ou amphores , dont la partie inférieure se termine en cône ; cachets en bronze , où l’inscription est à contre-sens , d’où Ton pouvait arriver à l’imprimerie en rendant les types mobiles ; instrumens de chirurgie , lampes en bronze et en terre , dés en ivoire et en bronze , poids , mesures , balances et romaines , joujoux d’en fans , etc., etc.

appendices.

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No XI. poterie des anciens.

L’omine de l’art du potier remonte à l’ori aine même des sociétés : l’argile, matière facile à travailler , se trouvait partout ; séchée d’abord au soleil, et ensuite au feu , elle prenait la consistance nécessaire pour les vases qui en étaient composés. Successivement les formes, très simples d abord et mutant des objets naturels , se perfectionnèrent quand le goût se fut associé à 1 industrie humaine, elles artistes s’appliquèrent alors à inventer ce qu'on appelle la galbe ou profil, qui comprend les bonnes proportions et la grâce de l’ensemble. Les Égyptiens ont trouve Tes premiers de beaux modèles ; les Etrusques les connurent aussi , mais l’art des Grecs les

surpassa tous.

Ces formes furent extrêmement variées et toujours très bien appropriées à la destination même des vases qui servirent à tous les usages, comme dans les temps modernes.On en trouve en argile très commune, et d’autres en argile qniest devenue très fine et très

POTERIE DES AJYCJENS. 5^3

tenace, par suite de diverses préparations et de mélanges d’autres substances solides. Les vases se faisaient au tour , comme dans nos poteries , et on les poussait aussi au moule quand leur panse était ornée de figures en relief. C’est à M. Artaud, dont j’ai eu sou- , vent à mentionner dans cet ouvrage le zèle et les lumières , qu’on doit les observations les plus intéressantes sur cette partie de la cêramie des anciens. Il a recueilli des moules antiques ,a étudié, expérimenté touslesprocédés des anciens dans cet art , et il est parvenu à fabriquer dans ces memes moules , des vases dont l’aspect ne laisse rien à désirer , et il a constaté que par la dessication , . l’argile se resserrant, le vase à bas-relief sortait tout entier du moule , la hauteur du relief étant en rapport avec la quantité du retrait causé par cette dessication. Il paraît aussi , d’après les recherches du même antiquaire , que la confection des moules avait été ramenée à une opération fort simple, et qui consistait à y imprimer en creux , au moyen de patrons en métal, les figures’ qui devaient sortir en relief sur le vase ; on l’enduisait ensuite d’une couverte, colorante qui

0 (j APPENDICES.

ajoutait quelqu’éclat à l’ouvrage , quand surtout il était soigné sous tous les rapports ; mais les vases de poterie commune n’offrent les traces d’aucun enduit ou vernis extérieur. On les cuisait dans des fours, dont la construction variait selon les lieux ou l’habileté de celui qui était chargé d’y dispenser la chaleur. Beaucoup de vasesantiques, entre ceux qu’on trouve dans les Gaules, portent le nom du potier ou du manufacturier qui les fournissait au public ; ces noms méritent d’être recueillis, ils indiquent quelquefois des manufactures impériales.

La diversité des usages auxquels on employa les vases d’argile a singulièrement multiplié leurs formes et leur grandeur ; il est tout naturel que les plus grands, les plus beaux , les plus fins , les mieux ornés soient les plus recherchés des curieux ; mais leur prix, en général, n’est pas très élevé. Les conditions qui viennent d’être énumérées, et le plus ou moins d’empressement des amateurs, servent à régler ce prix. Il n’est pas question ici de 'vases peints , dont il a été spécialement traité dans le premier vo!ume( 3 e div. p. 179)*

Quant aux vases en verre , ils furent égale-

ANTIQUITÉS ASIATIQUES. ^5 ment en usage chez les anciens ; l’Égypte travailla de toute antiquité cette matière; il nous est parvenu beaucoup d’objets de' ce genre, des Romains, des urnes cinéraires avec leur couvercle, des vases de diverses formes et grandeur ; les plus communs sont les fioles, qui renfer m aient les onguens, les huiles et les baumes odoriférans , qu’on a pris mal à propos pour des lacrymatoires. Cette opinion, tr op accréditée , a été victorieusement renversée par des découvertes récentes de M. Mongez ; rien ne permet de donner à ces vases à long col le nom de lacrymatoires , et un bas-relief de Clermont-Ferrand , qui semblait accréditer cette méprise , a été reconnu pour faux. On ne doit donc plus donner à ces vases d’autre nom que celui de fioles à huiles, à parfums, etc.

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