‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 71 sur 79 · N° III. ANTIQUITÉS ASIATIQUES · texte numérisé non relu

N° III. ANTIQUITÉS ASIATIQUES

Ce sujet étant très compliqué, par la diversité des origines de ces monumens, et leur exploration étant encore fort incomplète , nous nous bornerons à des généralités fort courtes.

APPENDICES

Chinois. On connaît des productions des arts de la Chine , que l’on considère comme remontant aux anciennes époques de l’histoire de cette contrée. Ces productions sont distinguées des autres par l’emploi des anciens caractères de l’écriture chinoise, et cette indication est assez certaine. Il existe

à la bibliothèque du roi un ouvrage chinois en plusieurs volumes et orné de planches, qui est la description du cabinet des antiquités d’un empereur chinois ; 011 y remarque des objets originaires d’Europe, et qui, sans être très anciens, sont dans cette collection comme curiosités; telles sont deux estampes de maîtres italiens du XVI e siècle.

Indous. L’analogie qui existe entre les monumens , et entre les doctrines religieuses de l’Inde , de toutes les époques , ne permet pas de discerner avec certitude l’antiquité relative de ses monumens. O11 connaît des pierres gravées indiennes sur lapis ou émeraude avec des inscriptions sanskrites , et les fameuses grottes d’Eléphanta et de Salcette , qu’011 croit très anciennes. l’Inde antique étant en ce moment le sujet de beaucoup de recherches, on peut espérer

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que I e ze ^ e et * es lumières de nos savans jious permettront un jour d’en savoir davantage

Javanais. On connaît, comme monumens J’orig^ ne javanaise, plusieurs statues, queiques-unes de dimensions colossales , et en la ve \ Jeux de ces statues, d un travail très soigné, ^présentent le dieu Bouddha, mais on JlC peut en fixer 1 antiquité avec certitude, piles ont été transportées en France par feu Peschenault de la Tour.

Phéniciens. On ne connaît pas de monuniens d’origine phénicienne pure ; si ce n ’est les inscriptions qui se voient dans l’ile Je Chypre , et particulièrement près de Larnaca. On considère cependant comme telles quelques statues transportées des côtes de Barbarie à Londres. Mais ce peuple navigateur se mêla à tant d’autres, qu’on reconnaît facilement l’influence de ceux-ci sur les monumens que caractérisent des inscriptions phéniciennes. Le bas-relief de Carpentrasest Crypto-phénicien ; d’autres monumens sont græco-phéniciens ; et quant à leurs médailles, c’est-à-dire celles qui portent des légendes phéniciennes , on ignore si les artistes puni-

APPENDICES

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ques , grecs ou romains 11e concoururent pas à leur fabrication. Les inscriptions phéniciennes publiées sont toutes religieuses ou ^ funéraires. On a trouvé récemment trois frag- f mens de manuscrits phéniciens sur papyrus; îtC ^ ils sont au Musée de Turin, a la Propagande ^ et au Vatican à Rome. Les pierres gravées, lt ' phéniciennes par leurs inscriptions , sont de formes grecques ou romaines, quelques-unes \ l annoncent aussi l’imitation de l’art égyptien. 3ie

A Palmyre tout annonce l’art græco-romaiin Assyriens. Babyloniens, etc. Les ruines, JS( de Ninive, de Babylone, etc., sont très consi- rL dérables ; mais l’art y manque d’élégance et jCl de belles formes , comme on le voit par le ^ caillou sculpté du cabinet du roi ; par les : ® trois bas-reliefs tirés de Tchehelminar et 1 transportés au Musée britannique , et par les r dessins qu’ont publiés divers voyageurs ; les e inscriptions sont en caractères cunéiformes. îe Les autres monumens sont des cylindres , f des briques , ou des pierres gravées , et quel- e ques figurines. Les personnages ont toujours des formes grêles et alongées , et les inscriptions cunéiformes paraissent appartenir à 1 un alphabet très compliqué et qui servait

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