MER
l'on fasse attention à la nature tourbeuse, mais trèi légère de leurs terrains quelq'iefois seulement tissus de roseaux et de racines d'arbres,, et qui réunissent à une épaisseur très- faible une grande étendue, on ne s'étonnera pas de ce phénomène , qui du reste n'est pas rare. Un lac voisin de Saint-Omer est couvert de semblables îlots ; les lagunes de Comacchio en présentent un grand nombre ; l'Irlande et l'Ecosse, notamment le Loch-Lomond, en contiennent quelques-unes. Les plus grandes que l'on connaisse sont celles du lac de Gerdau , en Prusse , et celles du lac de Kolk (Osnabruck ).
Des îles flottantes peuvent finir par se fixer. Sans compter ici Délos, à qui la mythologie grecque attribuait cette particularité, on sait que les îles des lacs de Bolsena , de Brassanello et d'autres , qui du temps de Pline et de Sénèque ( 50 ans après J.-G. ) , étaient encore flottantes, se sont fixées aujourd'hui* Un lac souterrain de l'Ost-Frise (le lac Jordan), semble ne s'être trouvé couvert de terre que par suite de la réunion des îles flottantes qui erraient à sa surface.