‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 102 sur 152 · RADEAUX NATURELS FLOTTANS ET DÉVIATIOÎV SPONTANÉE BU MÏSSISSIPI · texte numérisé non relu

RADEAUX NATURELS FLOTTANS ET DÉVIATIOÎV SPONTANÉE BU MÏSSISSIPI

Les arbres qui tombent de vétusté bu que déracinent les ouragans de l'Amérique, s'assemblent de toutes parts sur les eaux du Mississipi ou du Missouri. Unis par des lianes aux longues tiges flexibles , cimentés par de la vase, ces débris de forôls deviennent des îles flottantes. De jeunes végétaux y prennent racine ; des fleurs roses, violettes et jaunes s'y balancent au milieu de la verdure ; des oi-

seaux et des insectes viennent les becqueter ; des caïmans, des serpens, viennent s'y jouer dans l'hfci be. Ces îles glissent ainsi jusqu'à la mer et s'y engloutissent. Mais quelquefois un arbre plus gros que les autres s'accroche à un banc de sable et y demeure irrésistiblement* fixé ; ses rameaux s'étendent de toutes parts et forment comme autant de ci ocs dans lesquels viennent s'enchevêtrer les îles flottante?. Des centaines, des milliers de ces îles, s'arrêtent là 'successivement , puis enfin les années accumulant les unes sur les autres les dépouilles de tant de lointains rivages , des îles nouvelles , des caps nouveaux , surgissent soil au milieu du fleuve, soit sur ses bords et quelqu*efois le forcent* à s'ouvrir des routes différentes de celle qu'il a suivie pendant des siècles.

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