‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 117 sur 152 · ROCK-BRIDGE · texte numérisé non relu

ROCK-BRIDGE

C'est le pont d'Icononzo de TAmérique septentrionale. Au-dessus d'une vallée qui a de 260 à 270 | pieds de profondeur , et de diamètre 45 pieds dans^ j

3 fond , et 90 par en haut , s'élève une arche imlense qui passe d'un bord de la vallée à l'autre , et ont l'épaisseur ne va pas à moins de 40 pieds. Le lédar-Creek passe sous cette arche , et roule ses aux au fond de la vallée.

C'est dans la Virginie que se voit ce pont. Non oin de là se trouvent aussi la caverne de Madison t le passage du Potomac.

PONT d'arc (départ. DE L'A«DÈCBE ).

C'est une arche à plein cintre de 6o mètres de irgeur , et de 25 à 30 de hauteur , percée dans un ocher calcaire qui coupe transversalement une valée ravissante. On a prétendu que ce pont résultait n partie du travail de l'homme , et que la rupture aite dans la roche par les eaux qui coulent sous le ont a été terminée par la main de Touvrier ; mais e fait est évidemment inadmissible , puisque , enore aujourd'hui , on ne peut traverser le pont d'Arc n'en ayant soin de se tenir constamment attaché ux aspérités qui le couronnent ; et cependant , dénis le temps des Romains , on traverse ce pont pour asser des Cévennes dans le Vivarais.

ROCHER TREMBLANT DE CASTRES (départ, du TARN).

C'est un bloc de 360 pieds cubes , et dont la forme [•régulière approche de celle d'un œuf aplati, posé ur le petit bout. Il repose sur le bord d'un gros roher situé sur le penchant d'une colline. Son poids st estimé à 600 quintaux. Quelque considérable que emble cette masse , il suffit de la force d'un hom-

me pour luicommumquer un mouvement de vibr lion; et dès qu'une fois le, balancement a commei ce , il se répète six ou sept fois d'une manière sei sibïe. On présume que ce rocher tremblant qui , i reste, n*est pas le seul que Ton puisse sig^naler, que que certainement ce soit le plus gros , a été ain placé en équilibre sur celui qui lui sert de base par Fa des hommes. Ce serait, ajoute-t-oh , un symbole c Tancienne religion des Gaules, ou religion druidiqui

LE VÉSUYE.

On appelle volcans ; des montagnes qui de tem{ à autre vomissent du feu ou des matières enflam mées par une large ouverture creusée en forme d'er tonnoir, et qui se nomme cratère. Les laves sont le matières que rejette le volcan. Chaque fois que 1 cratère vomit des matières embrasées, on dit qu'il a éruption. Presque toutes les éruptions sont accom pagnées de tremblemens de terre.

Des volcans qui ont brûlé pendant des siècles fi! nissent par s'éteindre. L'Auvergne fournit un exemi pie remarquable en ce genre. Presque toutes les mon^ tagnes qui hérissent la surface de ce pays ontétéde.'l volcans. On reconnaît encore les cratères, et lesolj se compose en grande partie de matières volcaniques.' L'Italie aussi fourmille de volcans éteints , et aujourd'hui encore un volcan célèbre y lance très-souvent des feux sur les plaines circonvoisines : c'est le Vésuve, montagne de très médiocre hauteur, puisque son sommet ne dépasse pas 3,900 pieds; encore l'éruption de 1822 l'a-t-elle fait baisser de 20 pieds. La première ôruption connue eut lieu Tan 70, sous Titus; elle engloutit plusieurs villes : Hercula-

num, etc. ( P^oy, Pompéïa, eîc. , p. 74); Pline le naturaliste , qui s'était avancé trop près du lieu de la catastrophe , périt étouffé par les vapeurs délétères que lançait la bouche du volcan. Depuis cette époque, les éruptions volcaniques n'ont cessé de ravager la Campanie et le littoral de Naples. On présume que long-temps avant Texplosion de 79, le Vé* suve avait déjà jeté des flammes, mais qu'il s'était arrêté et comme endormi pendant long-temps, sans doute faute de matières combustibles en quantité suffisante pour former une éruption.

Le Vésuve est isolé au milieu d'une plaine ; il n'est formé que de matières vomies du sein de la terre; sa masse donne donc l'exacte mesure de la cavité d'où elles sont sorties. Près du sommet, la lave re^ tenlit sous les pas; il semble qu'elle soit prête à s'engloutir dans le gouffre qu'elle recouvre. Des vapeurs brûlantes sortent d'un grand nombre de petites crevasses tapissées de soufre en elïlorescence , et dans lesquelles la flamme se manifeste lorsque l'on y présente une matière combustible. Sa base est divivSée en propriétés de peu d'étendue , mais très fertiles. La lave , en se décomposant , fournit le sol le plus riche qu'il soit possible d'imaginer. Chaque lieue carrée nourrit 6,000 âmes ; ce n'en est pas moins une chose surprenante que la sécurité de toute cette population, habitante joyeuse d'un pays que menace une destruction complète. Heureusement des indices certains annoncent à l'avance chaque éruption.

Page 1