‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 116 sur 152 · LA. BAIE DE FUNDY · texte numérisé non relu

LA. BAIE DE FUNDY

«( Une langue de terre éievée , plus élevée même que l'intérieur du pays et désignée par le nom de Montagnes du Nord (the North-Mountains ), s'étend le long delà côte, comme une digue naturelle et presque rectiligne, sur une longueur de cent trente milles; elle est séparée des collines de l'intérieur par la baie de Sainte-Marie, le bassin d'Annapolis et le bassin des Mines , liés presque entre eux par des terrains bas formés d'alluvions.Cette langue de terre est composée d'une roche particulière, dure et sonore, d'un vert sombre, nommée trapp, qui se divise naturellement en gros prismes verticaux plus ou moins réguliers. Du côté de l'intérieur, les flancs de la masse trappéenne sont arrondis; et leur pied abrité du vent de N.-O. par la masse elle-même, présente un sol fertile, formé des matériaux provenant de la destruction du trapp et du grès sur lequel il repose; sol orné de riches cultures qui ont fait surnommer les environs d'Annapolis le jardin de la Nouvelle- Eco s se,, , « Partout , au contraire , où le pied dé la masse trappéenne est battu par les flots de la baie de Fundy et par aes marées, de soixante pieds de hauteur,

le présente des faces abruptes et presque perpenculaires. Les joints naturels qui divisent la masse 3 trapp en prismes verticaux sont la cause de cette sposition, qui donne à toute la côte qui en est forée un aspect à la fois si rude et si pittoresque, que s colonnades basaltiques de Staffa, dans la mer Ecosse, et de la Chaussée des Géans , dans le N.-O. i rirUnde, semblent n'être que d'élégantes miniaires, en comparaison des gigantesques escarpemens ji bordent la brècbe par laquelle les eaux de la er traversant la digue trappéenne, pénétrent dans I tranquille bassin d'Annapolis, oiiune flotte entière ! rirait des tempêtes , préservée par cette énorme uraille. D'épaisses forêts de sapins en couvrent la u'tie supérieure, et descendent sur les portions le^ oins abruptes de ses flancs. L'œil compare avec onnement les dimensions des plus grands vaislaux à celle de ces monumens de la nature, et le cosse de Rhodes paraîtrait un joujou assez ridicule, on le plaçait à l'entrée de cette passe gigantesque. ï destruction continuelle qui entretient la fraîcheur î ces falaises et les empêche de s'arrondir, comme s pentes qui regardent l'intérieur du pays, donne eu à des accidens aussi variés que pittoresques. » ( B. Revue encyclopédique,)

PONTS NATURELS D'ICONOWZO.

La vallée d'iconouzo ou de Pandi , dans la Nouelle-Grenade , est bordée de rochers arides , nus , lais déforme extraordinaire, et qu'on croirait tails de main d'homme. Ils sont comme rangés sur îux lignes , et laissent entre eux une profonde créasse qui a près d'une lieue de long, et qui est la

vallée. Au fond de celle-ci coule le Rio de la Sum ma-Paz , petit torrent , encaissé dans un lit presqu inaccessible. On ne l'aurait jamais franchi , peu être, si la nature n'eût fait, aux dépens des rocher eux-mêmes , les frais de deux ponts qui conduisen d'une rive à Tautre.

Le premier est une arche naturelle de quarante quatre pieds et demi de long sur trente-six pied, onze pouces de large. Son épaisseur au centre es de six pieds trois pouces. Elle s'élève de 298 piedf au-dessus du niveau des eaux du torrent; elle es! d'un seul bloc.

Le deuxième pont est formé de trois énormes quartiers de rocs qui sont tombés demanièreà se soutenir mutuellement. Celui du milieu est comme la clé de la voûte , accident qui aurait pu faire naître aux indigènes l'idée de la maçonnerie en arc , au trefois inconnue aux peuples du Nouveau-Monde. On arrive àce second pont par un sentier étroit qui rampe sur le bord de la crevasse, àfpartir du premier pont. Il est à 458 toises au-dessus du niveau de l'Océan, et sans doute à environ 280 pieds au-dessus des eaux du torrent. Au milieu de ce deuxième pont est un trou de 300 pieds carrés par lequel on voit le fond de l'abîme. Des oiseaux nocturnes habitent la crevasse d'Iconon^o. Mais jusqu'ici on n'a pu s'en procurer, à cause de la profondeur de la vallée.

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