‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 26 sur 152 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

li est sans doute inutile de dire qu'en conv posant ce petit ouvrage nous avons fait abnégation de toute prétention scientifique. Loin d'aspirer à e'tendre le domaine de l'uranographie *, nous n'avons pas même voulu en présenter rensemble complet et régulier. Notre but est tout simplement d'initier nos lecteurs à css hautes connaissances qu'on est trop enclin à regarder comme l'apanage exclusif de quelques intelligences privilégiées. Il est en effet bien plus commode pour notre paresse de rejeter comme inaccessible une étude qui nous coûterait quelque travail que d'éprouver si elle est réellement au-dessus de notre portée. Pour nous, sans admettre que tous les esprits sont de même trempe et sont également propres à tout, nous sommes persuadé que les différences ne sont pas aussi tranchées qu'on le croit généralement, et uous pensons que les idées, même les plus

* Mot d<?rivë du grec et qui signifie dcâciiplion du 6iel, de ouruinis , ciel, et graphem , décrire.

ÏJRAN0#R. I. 1

relevées , peurent être saisies par le plus grand nonibre des homnjes , pourvu que Te'crivain sache modifier, suivant le geni^ et le degré d'aptitude de chacun , l'ordre dans lequel il les pre'sente et Texpi-ession dont il les revêî. Aussi nous sommes-nous permis des repétitions, afin que ce qui, présenté sous un point de vue, exprimé d'une certaine façon , n'aurait pas été compris par quelques lecteurs , frappât leur attention et entrât dans leur esprit sous une autre forme. Mais nous ij'avons point esquivé les questions difficiles ; nous avons pénétré au cœur de la science, du moins autant que nous le permettaient l'étendue et la matière de cet ouvrage.

Toutefois , n'ayant à eiposer que des notions positives et qui ne peuvent plus être l'objet d'aucane discussion, nous n'avons pas craint de faire de nombreux emprunts aux pères de la science sans substituer une rédaction nouvelle à celle de^ savans à qui nous les avons faits. Il eût été absurde de notre part de prétendre exprimer les idées des Herscnel, des Flamsteed, des Francœur, des Arago, des Biot , des Lacroix , mieux qu'ils ne l'ont fait eux-mêmes. Ainsi tout le mérite de cet opuscule appartient aux hommes justement célèbres que nous venons de nommer. Si dans nos mains leur enseignement a perdu quelque chose de son élégance , la faute en est a naus^ et peut-être aussi au peu d'espace qu'il nous était permis de remphr.

Nous dgyon« avertir aussi que la l^scturc

de ce ]:)etit traite exige des connaissaii^ces m*eliminaires que nous ne pouvions y faire entrer sans encombrer un cadre de'jà fort étroit et sans repeter des choses déjà dites dans plusieurs voluaies de la BihUotJièqiK^ Dopulaire. An reste, on trouvera ces connaissances préliminaires dans les ouvrages de gconiélrie , de géométrie dvscrlptWe, d'à'pr^nta^c et d^aslronovtie, qui font partie de cette collection.

D'ailleurs , les personnes qu'ennuieraient les détails donnés dans le premier volume pourront passer immédiatement , soit au Traité du Calendrier, soit au troisième volume, sauf à revenir sur leurs pas et à approfondir plus tard les principes exposés dans les deux premières parties.

Nous nous ÎDornerons à expliquer ici quelques signes abréviatife.

La lettre h signifie luxure, m minute, s seconde. On emploie aussi , pour exprimer les divisions du temps , les mêmes signes que pour exprimer les divisions de l'espace sur un cercle. Ainsi , le signe '' indique également la minute , 60® partie ^ d'une heure, et la minute, 60^ partie d'un degr^: le signe ^^ indique !es secondes , le signe j les tierces , soit qu'on emploie ces mots pour désigner des mesures de temps, c'est-à-dire des parties d'heure et de minute , ou des mesures d'espace , des parties de cercle , de degré et de minute.

Ainsi on ei^prireerait donc 2 kenrôs 5 mi-

finies ij secondes 5 tierces des deux manières suivantes :

2 lî. 5 m, l'j s. 3 t. ou '^ & 27^^ l'i'''

et 1 degrés 5 minutes 27 secondes 3 tierces de CERCLE s'exprimeraient :

Rappelons aussi la valeur de quelques signes Siatheraatiques qui se trouvent dans le cours de l'ouvrage , quoique nous les ayons déjà fait connaître ailleurs :

-}- signifie plus, . . 4+^(4 plus 1 ) .

— signifie moins,,, 4 — ^ (4 nioins 2). X signifie multiplié par.., 4x4(4 ï^uI-

tipliépar 4)«

= signifie égal. . . 2 + 2 ♦= 4 ( ^ pliis 2 égal 4).

— entre deux nombres indique que celui qui est aa-dessus doit être divisé par celui

qui est au-dessous — ( 4 divise' par 2 ).

Ajaison de Grandsagkb, Paris, juillet 1834.

ï^cqnc populaire*

ou

DESCRIPTION DU CIEL

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