‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 27 sur 152 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

Après le spectacle d'nn beau jour , en est-Il de plus imposant que celui d'une belle nuit, lorsque ic ciel sans nuage nous découvre ses plaines azurées où For semble mêler son éclat aux diamans dont elles sont semées? Que le manteau de la nuit est riche et pompeux! îSous cet aspect elle n\i rien (l'affreux ; elle était même une divinité; elle répand sur son passage une rosée bienfaisante qui abieuve les fleurs, les feuilles et les plantes desséchées par l'ardeur du jour, et elle entretient dans l'air celte douce humidité nécessaire à la végétation. Elle est comme la mesure du sommeil de la nature; elle étend un voile sur l'bommc et sur les animaux pendant leur repos, qu'elle environne d'un majestueux silence. A l'ombre de ses ailes, tout ce qui respire sur la terre, dans les airs, dans les eaux, se délasse des travaux du jour ou se livre aux plaisirs de Famour. Ses ténèbres ne sont point celles du chaos , car elle a sa lumière, son ordre et son harmonie qu'on admire et qui ne le cède cju'à celle du jour.

Ce n'est point, il est vrai, cet éclat éblouissant du soleil qr.i fait tout disparaître, excepté lui, dans les cieux, et nous découvre tout sur la terre; la nuit, au contraire, nous cache la terre, et veut

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Êîue nous ne soyons pins occîipc.s que àw «pcclaclo des ciciix, dont, sans clk', les asti es brilLiiis nous seraient inconnus.

C'est donc cpKind le soleil aura disparu sous riioilzon, quand la nuit aura étendu son vcile sur la votUe ci^lesle , que nciis pourrons nous iivjer à la science qrn nous intéresse. Que de cîiarmes dans rélude de ces étoiles, soleils lointains dont Ténorme distance fait lu petitesse apparente! que de charmes dans Vétude de ces groupes où l'imagination des peuples crut tantôt lire les destinées du genre humain , tanteôt voir l'image des hommes que IV^potliéose avait transportés au ciel et rangés parmi les dieux !

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