‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 65 sur 152 · ioûiid · texte numérisé non relu

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19 août ii.

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DESCRIPTION DU CIEL

— ««•«» — (troisième partie.)

Les étoiles sont visibles, à l'aide d'un télescope, aussi bien de jour que de nuit. Pourvu que rinstrument ait un pouvoir suffisant, non seulement les étoiles les plus brillantes, mais celles dont l'éclat est le plus faible, au point de frapper à peine les yeux pendant la nuit, peuvent être aperçues et suivies, même en plein midi (excepté dans les régions du ciel les plus rapprocliées du soleil), par ceux qui connaissent les moyens de pointer exactement le télescope vers les lieux que ces étoiles occupent. On peut même discernera l'œil nu, lors de leur passage au zénith, certaines étoiles brillantes, quand on se place au fond d'une cavité étroite et profonde, comme un puits ordinaire ou celui d'une mine. Les personnes qui ont voyagé dans les hautes montagnes savent que sur le flanc septentrional, et surtout à l'ombre, on voit des étoiles en plein jour. Et un célèbre opticien raconte, que la première circonstance qui avait appelé son attention sur l'astronomie, c'était le retour régulier, à la même heure, pendant plusieurs jours consécutifs, d'une étoile de première grandeur, visible à travers le tuyau d'une cheminée.

Dès les temps les plus reculés un grand nombre d'étoiles ont été réunies en constellations ou astérismcs ^ groupes auxquels on a imposé des noms tirés de la fable , de l'histoire, où des scien-

TJran, I.

€69 naturelles. Ces dénominations, consacrées pa l'antiquité, sont d'ailleurs tout-à-fait arbitraires et à moins que l'imagination ne crée des fantôme., comme elle fait voir des tableaux ou des monstre dans les contours capricieux des nuages, on ii doit s'attendre à trouver dans ces groupes d c toiles rien qui puisse rappeler la figure ou mute l'image de l'objet dont la constellation porte i nom. Les constellations zodiacales (nous avor déjà dit ce que c'est que le zodiaque, dans volume précédent) sont celles qui présentent J plus d'intérêt, parce que l'histoire en tire des ind cations utiles pour porter la lumière dans l etuc des fables et de l'antiquité.

Il eut été impossible de donner un nom prc pre à chaque étoile; une aussi grande multituc de corps aurait exigé un immense vocabulair L'astronomie des premiers peuples s'est borne à quelques distinctions grossières.On s est d aboi contenté de dénommer les planètes et les pli belles étoiles > et nous avons conservé cet usage mais quand on a voulu étudier avec plus de soi | et qu'on a eu besoin de désigner les astres d'ri éclat moindre, on n'a pu suivre une méthoc! dont on sentait l'imperfection. On s'est condu comme le font les naturalistes, qui, pour dénor mer les espèces des trois règnes, réunissent soi un nom commun de genre un certain nomb d'individus, dont ils distinguent ensuite les e pèces par une qualification. Les astronom ont donc réuni les étoiles en divers groupes , si lesquels il ont dessiné un animal ou un être f'ab

leux.

Tel est le système adopté pour classer et d nommer les étoiles : un lion, par exemple, e dessiné sur un groupe de ces astres; l'une d étoiles occupe leçon, l'autre est au dos , cell jLÎ à In qneue, celle-là au cœur, et ces places serve

I à reconnaître chacun de ces points flamboyan^L- Puis , on a affecté à chaque étoile, une lettre grecque ou romaine, ou même un chiffre, qui sert à sa dénomination. C'est ainsi qu'on dit tt (i) de ta grande Oarse^ a. des Gémeaux ^ ,Q d'Orion^ la 6 1*? du Cygne (2), Les étoiles dont l'éclat est le plus vif

] sont dites àe première grandeur ou primaires ; celles

\ dont la lumière est un peu moindre sont de seconde grandeur ou secondaires ; il y en a de 3e (ler-

1 tiaires),4e(quartaires) etc., jusqu'à la i5« et même i6e grandeur.

O^ a aussi conservé quelques noms particuliers, tirés de l'arabe ou du grec, à diverses étoi! , > très remarquables. Ces noms, pour les étoiles de première grandeur, sont les sui vans : Sirius, l'épaule droite d*Orion, son pied gauche ou Rigel , Cœil du Taureau ouAldébaran, la Ciièçre^ la Lyre, Arcturus,

(i) Nous reproduiaons ici les prlricipales lettres de l'alpbabetsree pour les personnes qui n^auraient pas sous la main \e Traité de Numiiinatiqiie , dans lequel se trouve un tableau complet de ctscaractcres. (N. 102 de la Bibliothèque populaire)

et alpha. — (è 5iêta. — y gamma. — cT delta. — s epsilon.—^ zêta. — » êta. — Q thêta. — i iota. — ic cappa. — X lambda.

— ^ mu. — V nn. — ^ xi. — 0 omicron. — 'or pL — ^ rhô. — tr ?igma. — t tau,

— V upsilon. — (p phi. — p(, chi. — '^ psi. — ûù oméga.

(2) Lorsque Bayer publia, en l603 , des cartes célestes, il plaça dans chaque constellation une lettre a côté da cLaque étoiJc. L'a, première lettre de Talphabet grec , fut alïectée "a l'cioile la ^}\is h^iWanle delà constellation; le ^, seconde lettre, à rétoilo lapins brillante après la première, et ainsi de suite jusqu'à û'. Les lettres de l'alphabet grec épuisées, on a l'ait usage , toujours dans le même ordre, des lettres <z, 6, c , etc., de l'alphabet romain. Plus lard , le nombre des étoiles de toutes les constellations $ étant prodigieusement accru par les observations lélescopiques , on s'est borné a les placer dans les catalogues, avec un numéro d'ordre. Les numéros employés par les astronomes , à moins qu'où avertisse du contraire, sont ceiix de l'ancien catalogue de Flamsted, connu sons le nom de Caialogue britannique.

Antarès ou le cœur du Scorpion^ l'épi dé la Vierge, le cœur de l'Hydre , la queue du Lioii , le cœur du Lion ou RéguluSf Canopus, Fomalliaut et AcJiarnar.

Des quinze étoiles primaires ci-dessus dénommées, il en est deux que plusieurs astronomes ne regardent que comme secondaires, répi de la Vierge f et le cœur de l'Hydre ; d'autres , au contraire , veulent que Altair , Procyon, Castor^ la queue du Cygne^ soient primaires. Cette différence (Topinion tient , comme on l'a dit , à ce que la' mesure des étoiles manque de précision. Au reste, ces distinctions ne sont d'aucune impor '- ncc pour la science astronomique.

Les 5o ou 60 étoiles qui viennent après ces i5 ou 20 principales sont les étoiles cîe seconde grandeur : puis on en compte environ 200 dans h troisième ordre, et ainsi de suite : les quantité.' augmentent très rapidement , à mesure que l'or descend l'échelle des grandeurs, et le nombre dei étoiles déjà enregistrées , en allant jusqu'à la septième grandeur inclusivement, monte à quinze 01 vingt mille.

DE LV LUMIERE ET DU NOMBRE DES ETOILES DE LEUR DISTRIBUTION DANS LE CIEL.

Comme nous ne pouvons apprécier le disqu« réel des étoiles; que, vus au télescope, ces astre ne nous ])araissent que des points et que nou ne jugeons de leurs grandeurs apparentes qu par l'impression plus ou moins vive qu'cxercen sur l'œil les rayons confondus qui partent do ton les points de leur disque , cette grandeur devj dépendre pour chaque étoile : 1° De la distanc où elle est réellement de nous; 2° de la grar deur absolue de sa surface lumineuse; 3° de W clol intrinsèque de la lumière de cette surfnc<

Puisque tous ces élémens nous sont complète-* ment ou presque complètement inconnus; que nous avons toute raisoi". de supposer qu'ils peuvent différer considérablement selon les individus, il est clair qu'on ne doit pas s'attendre à tirer des conclusions bien satisfaisantes de ces rapports, en nombre.

Cependant on pourra provisoirement employer comme première approximation les proportions suivantes de lumières, que feu W. Herschel a conclues de ses expériences sur un petit nombre d'étoiles choisies :

La lumière comparative d'une étoile moyenne de 1ère grandeur étant — loo Celle de a* sera — 2 5

3e — II?

D'après les expériences de sir J. F. W. Herscliel, fils du précédent, on est porté à croire que la lumière de Sirius, la plus brillante des étoiles fixes, égale environ 824 fois (au lieu de n'être égale qu'à 100) celle d'uïie étoile moyenne de sixième grandeur.

Si la comparaison des nombres d'étoiles dans chaque ordre de grandeur apparente ne conduit pas à une conclusion précise, il en est autrement du rapport des grandeurs avec le mode de répartition des étoiles sur la voûte céleste. Lorsqu'on se borne à considérer les trois ou quatre premières classes , on trouve les étoiles distribuées sur la sphère avec assez d'égalité ; mais si l'on tient compte de toutes celles qui sont visibles à l'œil nu, on s'apeiçoit que les nombres éprouvent un grand et rapide accroissement quand on approche des bords de la Voie Lactée. Et si Ton descend jusqu'aux grandeurs télcscopiques^

l'accumulation des étoiles le long de celte zone et des deux branches dans lesquelles elle se divise , surpasse ri mngi nation : tellement qu'en réalité la lumière de la Voie Lactée n'est que le résultat de cette accumulation d'étoiles, dont la grandeur moyenne peut être rapportée au dixième ou onzième ordre {Voyez plus loin les constellalions qui se trouvent dans la Vole Lactée).

Un pareil phénomène s'accorde avec la supposition que les étoiles qui peuplent notre firmament, au lieu d'étreindifféremment réparties dans l'espace, suivant toutes les directions, forment une couche , dont l'épaisseur est petite en comparaison de sa longueur et de sa profondeur , couche dans l'intérieur de laquelle la terre se trouve située vers le milieu de l'épaisseur et près du point où elle se divise en deux lames principales, inclinées d'un petit angle l'une sur l'autre. Il est certain que, pour un œil placé delà sorte, la densité apparente, l'accumulation des étoiles, en les supposant distribuées à peu près également dans l'espace qu'elles occupent, aura sa moindre iîimension dans le sens de l'épaisseur, ou si l'on veut dans la direction du rayon visuel S A perpendiculaire à la couche; et que les longueurs les plus grandes correspondront aux rayons S B, S C, î) D,menés soit dans le sens de la largeur, soit dans Ja direction perpendiculaire à la feuille de papier;

que la densité , l'accumulation des étoiles croîtra rapidement en passant de la direction S A à l'une des autres directions, précisément comme nous voyons une brume, un brouillard qui paraît léger ^nu-dess.ys de nos tétcs , dans les régions supé-

rieures de ratmosphère , s'épaissir près de l'horizon, et y former un banc nébuleux qui paraît bien dense uniquement par suite de la longueur du rayon visuel qui traverse les couches d'air. Ce rayon visuel se prolonge indéfiniment à Thonzon,etest obligé de pénétrer une niasse illimitée de vapeurs , tandis que verticalement il a seulement à traverser l'épaisseur réelle de la couche. I Qu'on nous permette une dernière comparaison, qui achèvera peut-être de nous faire comprendre. Supposons une roue de très-grande dimension dans le sens des rayons , et très peu épaisse dans le sens de l'axe de l'essieu; supposons ^u'un spectateur se mette au centre du moyeu : 1 est facile de comprendre que s'il regarde tantôt jelon l'épaisseur du moyeu , tantôt vers la cir- :onférence de la roue, ou en d'autres termes s'il lirige ses regards tantôt parallèlement à l'essieu, :antôt suivant un rayon de Ja roue, son rayon vimel aura moins de chemin à parcourir poursonier l'épaisseur que la profondeur.

Telle est l'hypothèse d'Herschel père, dont les puissans télescopes (prèsde4o pieds de long) ont Dpéré l'analyse complète de cette zone merveilleuje, et montré qu'elle est entièrement composée i'éloiles. L'accumulation de ces corps dans certaines régions de la Voie Lactée est telle, que l'illustre astronome anglais a été mené à conclure, ?n comptant les étoiles comprises dans le champ le son télescope, qu'il yen avait passé cinquante mille sous ses yeux, dans une bande de deux degrés de largeur, pendant une heure seulement l'observation. Les distances immenses qui doivent nous séparer des régions les plus éloignées de la Voie Lactée expliquent suffisamment le trèsgrand nombre d'astres de petites grandeurs relativement à ceux de premier et deuxième ordre. |La dislajice plus ou moins grande peut suffira

pour qu'une étoile paraisse primaire , secondaire , tertiaire , etc. , sans autre cause de diminution de son éclat ; car tout le monde sait qu< plus une lumière est éloignée, moins elle parai' brillante, quoique très-cclatante par elle-même.

De la distance des étoiles.

Quand uous parlons de réloigueineut relatif de cer laines réglons du ciel étoile, la question qui s'offre im înédiatement est celle-ci : à quelle distauce sommes nous des étoiles fixes les plus voisines ? Sur quell échelle notre firmament visible est-il construit.»* Que est le rapport de ses dimensions à celles de notre sys tèrae solaire.^ A toutes ces demandes, les astronome reconnaissent qu'ils sont jusqu'ici hors d'état de rt pondre. Toutes nos connaissances sur ce sujet sont wv gatîves. Nous sommes parveuus, moyennant des obserJ vations délicates et des théories subtiles , à détermine en premier lieu les dimeusions de la terre; puis nou sommes partis de cette base pour mesurer les dimen {.ions de l'orbite que la terre décrit autour du soleil ; e choisissant ensuite pour stations deux points opposé de la circonférence de cet orbite , c'est-à-dire ei nous servant de sou diamètre pour base, nous avon étendu nos mesures jusqu'aux limites de notre systèm planétaire* et, d'après la connaissance des lois qui rè glent les excursions des comètes , uous avons fait quel ques pas au-delà de l'orbîte de la planète Ja plus reçu lée. Mais entre cet orbite et l'étoile la plus voisine il y a un abîme que nos observations n'ont pu sondei Jusqu'à ce jour , elle ne nous permettent d'assigné distinctement aucune approximation , de fixer aucun distance , quelqu'immense qu'elle soit , qu'on ne puiss eucore supposer inférieure de beaucoup à la véritable

Le diamètre de l'ellipse que la terre décrit autour d soleil est de 68 millions de lieues ordinaires de France On devrait s'attendre à ce qu'une base aussi vaste pu être avantageusement employée pour les triangle qui détermineraient la distance des étoiles. Deux rayon visuels dirigés de chacune des extrémités de ce diamè tre vers une même étoile où ils doivent nécessaire

ment se couper eu formant le «omniet d'un triangle dont chacun de ces rayons est un côté, et dont le diamètre de Torbite terrestre est la base^ font le même angle, sont parallèles ; en d'autres termes ces rayons ne produisent pas de parallaxe susceptible d'être mesuré et de conduire par le calcul à la connaissance de la distance des étoiles. Quelque raffinement que l'on ait apporté aux observations, les astronomes n'ont pu arriver par cette voie à des conclusions positives ou concordantes ; de façon qu'il semble démontré que ce parallaxe , même pour les étoiles fixes les plus proches parmi celles que l'on a examinées avec le soin convenable , se tropve mêlé avec les erreurs fortuites inhérentes aux observations , et est masqué par elles. Or, le degré de perfection auquel les observations ont été portées ue permet pas de douter que si l^ parallaxe en question était seulement d'une seconde ( ou si le rayon de l'orbite terrestre , vu de la plus proche étoile fixe, sonîendait cet angle si petit), il n'aurait pas manqué d'être universellement reconnu. Rendons ceci plus sensible par une figure.

— ÏO — -

Soit AB le diamètre deTorbite, AE et BEles rayon» -dirigés vers Tétoile E, qui sera Sirius, par exemple , ils deyraient se conper en E ; mais la distance de Tétoile est telle que les angles EBA et EAB sont des angles droits , et que les rayous AB et BE sont parallèles et deviennent AZ et BR an lieu de se couper.

Nous avons déjà dît ailleurs que le quart de la circonférence d'un cercle est divisé en 90 parties , qu'on nomme degrés ; chaque degré est divisé en 60 partics, qui prennent le nom de minutes ; chaque minute se subdivise en 60 parties, qui prennent le nom de secondes, — Le sinus d'un arc de cercle est la lîgn«/perpendiculaîre abaissée d'une des extrémités de l*i3^c sur le rayon qui passe par Vautre extrémité de ce même arc. Ainsi dans la figure ci-jointe

la courbe AB est Tare d'un cercle doht C serait le centre, CB et AB en sont d(^s rayons, la droite BD perpendiculaire sur AC en est le sinus. Ajoutons que pour un angle d'une seconde (ou de la 824 millième j)artie d'un quart de cercle) le rapport du rayon au sinus est comme 200,000 à i ; et,puisque l'observateur placé dans une étoile Le verrait pas le r^yon de l'ellipse terrestre sous un angle de i seconde, tel doit donc être au moins le rapport entre la distance des étoiles fixes et la distance qui nous sépare du Soleil, /on^'ueur qnî servirait de base pour calculer l'éloignement des étoiles. La distance de la terre au soleil excède 24,000 fois le rayon de la terre; et pour descendre à nos unités vulgaires, le

l^avon terrestre vaut environ i5oo de nos lieues, ce qui <L)nne au moins 3^ millions de lieues pour distance de la terre au soleil, ou pour base d'un triangle dont Tangle correspondant à l'étoile ne serait pas uae seconde. En admettant que l'angle fût d'une seconde, la distance de la terre à l'étoile serait donc îm)o,ooo fois 32 millions de lieues, c'est-à-dire au moins 6 trillîons , t^oo billions de lieues (6,400,000,000,000). De combien estelle plus grande? C'est ce que nous ignorons.

L^'magination se perd dans de tels nombres.

Le seul moyen de concevoir de pareilles distances est de les mesurer par le temps que la lumière emploie à les parcourir. Or, nous savons que la vitesse de la lumière est de 70,000 lieues par seconde : ainsi , elle mettrait^ plus de 100,000,000 de s. coudes en plus de trois ans, pour arriver d'une étoile à la terre, d'après la plus basse évaluation. Quelles distances assigneronsnous donc à ces innombrables étoiles de petites grandeurs que le télescope nous découvre ! Si l'on admet que la lumière d'une étoile dans chaque ordre de grandeur soit la moitié de la lumière d'une étoile de l'ordre qui précède , il en résultera qu'une étoile de première grandeur, pour nous paraître comme une étoile du seizième ordre, devrait être reculée à une distance 362 fois plus grande que celle à laquelle elle se trouve déjà. Ainsi , dans la foule innombrable des étoiles télescopîques , il doit y en avoir dont la lumière a mis au moins mille ans pour venir à nous; et quand nous les observons, que nous prenons note de leurs cbangemens, c'est leur histoire d'il y a mille ans que nous lisons et écrivons. Nous ne pouvons échapper à cette conclusion surprenante, à moins qu'on n'admette l'hypothèse d'une iuférîopîlé intrinsèque de lumière dans ^ow^^^les petites étoiles de la Voie Lactée. Nous pourrons mieux estimer la probabilité de Tune ou de l'autre alternative, lorsque nous aurons pris connaissance d'autres systèmes stellaires (d'étoiles), dont l'existence nous est révélée par le télescope, et qui, par les analogies observées dans leurs constitutions » nous montreront que la première hypothèse est ©*\

harmonie parfaite avec Teusemble des faits aslrouomîqiies. Très-probaLieiueut le gciiîe de riioniine parviendra à poser des limites entre lesquelles sont placés certains systèmes slellaires ! Déjà les astronoraes sont sur la voie, comme on le verra dans ce volume ! î

Quittons toutefois le champ de la spéculation, et au moyen de ce que nous avons assigné des limites qui sont certainement moindres que les distances des étoiles, tirons de ce fait négatif quelque aperçu sur lenrs grandeurs réelles. Le télescope ne peut nous fournir à ce sujejt aucune indication directe. Les disques que les étoiles semblent conserver, même dans les bons télescopes , sont aussi petites que la pointe d'une aiguille , n'ont rien de réel et ne sont qu'une pure illusion d'optique. Mai* le docteur Wollaston a trouvé par des expériences photométriques (de mesure de lumière) directes , qui ne nous paraissent pas comporter d'objections , que la lumière qui nous vient de Sirius est à celle du Soleil dans le rapport de i à ad,ooo,ooo,ooo. Pour que le Soleil ne nous parut pas plus brillant que Sirius, il faudrait donc qu'il fût éloigné de nous de 141,400 fois sa distance actuelle (de 34,00,000 de lieues multipliés par 141,400, ce qui donne 4^807,600,000^000 de lieues), Or» nous avons vu précédemment que la distance de Sirius est néces-l| saireuient plus grande que 200,000 fois celle du So-j| leil, puisque le rayon de l'ellipse décrit autour du soleil n'y serait pas vu sous un angle de i". Par conséquent, à compter au plus bas, la lumière' émanée de Sirius doit être plus du double de celle qui érnan^ du Soleil ; ou Sirius doit équivaloir, quant à l'éclat iutriusèque, au moins à deux Soleils; et selon toute probabiv lité la supéfiorité de sa lumière sur celle du Soleil est encore beaucoup plus grande.

Or, certaines étoiles (on lés nomme étoiles périodiques), sans se distinguer des autres par un déplacement apparent, ni par une différence d'aspect dans les té- Icscopes, sont sujettes à des accroissemens et diminutions périodiques d'éclat qui, dans nu ou deux cas, Tont jusqu'à l'extinctiou et la revification complèles.

— i3 — § II.

Quoiqu*on puisse observer le ciel dans toutes les nuits sereines, celles d'automne et d'hiver sont préférablesà cause de leur longueur, et parce qu'aucune lueur crépusculaire ne diminue l'éclat des étoileis.

Deux belles nuits, vers le mois d'octobre et de mars suffiront pour faire connaître toutes les constellations visibles à Paris. On ne distinguera d'abord que les plus brillantes étoiles, les primaires et les secondaires; leur éclat les rend remarquables, même lorsque le ciel est un peu couvert, ou quand la lune brille; et ce sont autant de repaires qui servent à trouver les noms des étoiles voisines. Pour apprendre à reconnaître ces astres, on se sert de deux procédés, les passages au méridien et les alignemens. Le premier consiste à se placer à la lunette méridienne, ou seulement dans un alignement méridien, comme nous le dirons, et à observer les heures du passage successif des principales étoiles.

Ces heures suffisent pour trouver le nom de chacune, à l'aide de nos cartes, ainsi que nous le montrerons tout « l'heure.

Dans le second procédé il faut connaître d'avance les noms d'un certain nombre d'étoiles trèsremarquables, et s'en servir pour déterminer les anîres. On tend un fil, par exemple, et on le place de manière à aligner trois étoiles, dont deux sont déjà connues ( il suffît que cet alignement soit approché), on recourt ensuite aux cartes et on y forme le même alignement qui conduit ainsi sur l'étoile inconnue, en ayant égard aux distances observées.

On ne doit pas oublier qu'en vertu delà rotation du ciel , les étoiles, tout en conservant leurs

distances cl leurs relations mutuelles, tournent | avec le ciel; les lignes idéales qui les joignent en reçoivent des directions variables , qu'on n'a pu ilgurer dans les cartes. Telle droite qu'on imagine passer par deux étoiles se trouve tantôt horizontale, tantôt inclinée, tantôt verticale. Ce sont surtout les constellations circompolaires (situées autour du pôle) qui présentent ces variations d'une manière remarquable.

Que l'observateur se place dans un lieu découvert ; qu'il ait le dos tourné au midi , et par conséquent le nord en face, le levant à droite, le couchant à gauche : il aura devant lui le pôle boréal, distingué par une éloile qui semble être immobile, et qu'on nomme polaire; c'est presque la seule secondaire dans cette région du ciel , t't nous^ apprendrons à la reconnaître. Il nous suffît maintenant de dire que toutes les constellalions tournent autour de ce point. Celles qui en 5ont voisines ( les circompolaires) ne se couchent jamais, et prennent en 24 heures toutes les situations possibles , soit en haut, soit en bas, et de l'un ou de l'autre côté du pôle (pour Paris).

Dans la succession des saisons, le ciel change d'aspect pour une même heure de chaque nuit , prise dans des saisons différentes; le cercle horaire d'une étoile s'avance de jour en jour vers l'Occident, et procède vers celui que le Soleil occupe. On ne peut d'ailleurs indiquer la place d'un astre qu'en ayant égard aux variations diurnes ; car sa position change à chaque instant d'une même nuit, l'étoile ne revenant au même lieu qu'après 24 heures sidérales.

Le spectateur ainsi placé voit devant lui une constellation que nous allons décrire, et qu'on nomme la Grande Ourse. On devra d'abord chercher à h reconnaître, parce qu'à l'aide des al:-

gnemens et des cartes, elle servira à trouver suG" cessivement toutes les autres. Nous en^jageons à procéder à celte observation dans l'ordre suivant (du moins pour Paris et les autres lieux où ces constellations sont visibles pour Tobservateur ) : La Grande Ourse, la Polaire, Cassiopée, Pégase, Andromède, Persée, le Lion, Orion , Sirius, les Gémeaux, le Taureau, le Cocher, la Lyre, le Cygne, le Scorpion et le pelit Chien. Les autres constellations se présenteront d'elles-mêmes. Entrons maintenant en matière, et indiquons les figures des constellations et les alignement qui peuvent servir à les reconnaître.

CONSTELLATIONS BORl^ALES.

( On trouvera toutes les constellations boréales dans le premier hémisphère, celui qui est situé à droite, pi. I. )

La Grande Ourse {Arctos en grjec, d'où le nom <ïe pôle arctique -pour le pdie nord) le Chariot.

Celte constellation est une de celles qui ne se couchent jamais pour Paris, et qui, par conséquent, prend toutes les situations possibles en tournant autour du pôle, propriété qu'elle partage avec les trois suivantes. Elle est formée principalement de sept belles étoiles , dont quatre , et, /S, y, et <^, forment un carré long ; les trois autres «, f et «, sont en ligne courbe. Les deux premières É et f sont le prolongement de la ligne diagonale qui passerait par /^ «T du carré. Ces étoiles sont secondaires (excepté cT qui est tertiaire); ^ /S se nomment les gardes^ a est Dubhe, ^ Merak, y Phegda ^ i'Megrcz, « Alioth, f Mizar,n jUaid; * K^ sont la

r^ucue. En avant du carré et du côté opposé à la queue, on voit six à sept étoiles quartaircs , pia = cées en demi-cercle o hv ^ convexe vers le carré , et dont un bout » t se joint à trois ou quatre autres du Lynx , pour former une sorte de S. Ce demi -cercle o h u ^ est la tête de l'Ourse; les quatre pattes /^X, v S et a t sont placées entre rOurseet le Lion, K el f^ se nomment Tarda; V et f Jàiia, t Talita.

La. Petite Ourse , le Petit Chariot.

Plus près du pôle que les précédentes, cette constellation est aussi formée de sept étoiles qui affectent la même figure ; mais avec moins d'éclat, sous des dimensions moindres, et placées en squs inverse, c'est-à-dire, que la queue de l'une correspond au corps de l'autre. Si l'on prolonge une ligne que l'on ferait passer par ^ sfc des deux gardes de la Grande Ourse, c'est-à-dire par le côté du carré qui est opposé à la queue, on sera cojiduità la dernière de U queue de la Petite Ourse; c'est la Polaire a ou la Tramontane, elle est à i*" 38' du pôle. Les deux étoiles ^y sont les gardes^ S> Kocab , y Pherkad; e , cT et a composent la queue. Excepté ût,'/3 et>, les autres étoiles sont peu visibles.

On voit donc combien il est facile de s'orienter la nuit, c'est-à-dire -do trouver les quatre points cardinaux, parce qu'il est aisé de déterminer le sud quand on a le nord , et que l'est et l'ouest sont donnés par une ligne perpendiculaire à celle qui va du nord au sud.

Cassiopée , I.E Trôke , LA Chaise.

Cette constellation est de l'autre côté du pôle l>ar rapport à la Grande Ourse ; elle est de celles qui ne se couchent jamais pour Paris. La ligne qui va de la première i de la queue de la Grande Ourse à l'étoile polaire , prolongée de l'autre côté de la

polaire d'une quantité égale, va traverser Cassio» pée. Ce groupe de cinq étoiles tertiaires est très remarquable par sa figure en ifcf, dont les jambes sont très écartées. Quelques personnes y trouvent encore la forme d'une chaise à dossier renversé : ^ et y et a sont le siège, y cT « sont le dos courbé. Ces figures sont assez équivoques, surtout à cause des changemens causés par la rotation diurne; mais rien n'est plus facile que de distinguer cette constellation. A est Schedir^ fi Chaph^ cT Rucha. /3 est de deuxième grandeur, et passe au méridien en même temps que la polaire et a de la constellad'Andromède; «T de la Grande-Ourse est alors au méridien inférieur.

Cephée: Trois étoiles tertiaires ct^^,piès de la ligne qui va de la polaire à et du Cygne, forment un arc dont le centre est vers fi de Cassiopée , et qui tourne sa convexité au Dragonictet 'ârc est plus près du pôle que Cassiopée. Là^ïigne et fi des gardes de la Grande-Ourse, qui, prolongée, donne la polaire , va se porter au-delà de celle-ci presque sur y , qui limite l'arc de Cephée. et se nomme aussi Alderamin , fi Alphirk^ y Errai.

Pégase, la Grande-Croix.

En prolongeant la ligne qui va des gardes et fi de la Grande-Ourse à la polaire , on traverse audelà de Cassiopée, en passant entre Cassiopée et Céphée , le carré de Pégase , formé de quatre étoiles secondaires; les deux méridionales sont y Algenib et ^Markaô; les deux septentrionales sont fi Scheat^ à Toceident, au-dessus de Mar- Iiab, et la tête et d'Andromède (qui complète le carré de Pégase), au-dessus à''Algénib.

Le carré de la Grande-Ourse et celui de Pégase sont des deux côtés opposés du pôle et viennent passer au méridien à 1 2 heures environ d'intervalle l'un de l'autre; l'une est toujours au

«Tfiéridien supérieur , quand l'autre consfellalion est à l*inférieur.

Andromède :

Cette constellation offre un caractère très remarquable; la diagonale menée de et de Pégase à la tête (t d'Andromède , et prolongée au-delà de Cassiopée, s'étend jusqu'à Persée, en passant sur les trois secondaires d'Andromède ; savoir : <t l'une des quatre du carré, sirrah\ /3 à la ceinture, mirack\ et y au pied, alamack : ces trois étoiles sont équidistantes (également éloignées entr'clles) et forment une ligne un peu courbée.

Le Dragon (gardien du Jardin des Hespérides).

Cette constellation très importante est du nombre de celles qui ne se couchent point à Paris j elle est très facile à reconnaître à la file d'étoiles doublement sinueuses que nous allons décrire. La queue sépare les deux Ourses et a une secondaire et Therban, placée entre les gardes de la petite, et f de la queue de la grande. En suivant cette file de cinq étoiles, X, «^, «t, /, 9, on trouve un coude vers cette dernière, puis une étoile «sur le prolongement des gardes de la Petite-Ourse : c'est le corps du Dragon qui contourne cette constellation, en se rapprochant de la polaire , ou plutôt de Céphée, et s'en éloigne ensuite par une courbure en sens contraire. On suit cette traînée d'él piles f, », x? ^.i 7> et oïi arrive à la tête formée par quatre étoiles tertiaires très visibles , ^, /3, V, ^, sur la ligne qui va de la Lyre à «t du Dragon : /3 est Alwaid ^ y Etamln , K Giausar, [a jirrachisi ô Jldih.

Persée, (en latin et en grec Perseus).

La luisante tt de Persée, étoile secondaire sur le prolongement des trois principales d'Andromède, est entre deux autres tertiaires «Tet y, qui forment un arc concave vers la Grande-Ourse, et

très facile à distinguer. A partir de cT, on Toit deux files d'étoiles : Tune va à l'Orient, vers la Chèvre, et continue l'arc de Persée ; l'autre, qui va au Midi , formant d'abord une courbure opposée, se porte en ligne droite aux Pléiades : cette droite est un cercle horaire. ^ Algol ou la Têtede-Méduse, au-dessous de l'arc de Persée, est changeante et en vironnéed'un groupe de petites étoiles. et de Persée et la dernière « de la queue de la Grande-Ourse viennent passer au zénith de Paris à 3 1 h. d'intervalie à peu près : ces deux étoiles sont sur le cercle dont les points sont tous à 4i° lyi du pôle, presque le complément de la latitude. (Le complément, comme on le sait déjà , est le nombre de degrés qu'il faut ajoutera un arc de cercle, pour que celui-ci atteigne 90 degrés, ou autrement dit , qu'il devienne un quart de cercle. Or, Paris est à 48° 5o" de latitude, ou en d'autres termes 4^° 5o" de l'équateur, le complément de cet arc de méridien est donc à peu de chose près.

4iOip.)

Le Cocher, le Charretier :

Nous venons de dire que l'arc de Persée conduit à la Chèvre. Cette belle étoile et fait partie delà constellation du Cocher , qui avec /3 1 forme un triangle isoscèle; et si l'on mène une ligne par â de cette même constellation et ^ du taureau on obtient un grand pentagone irrégulier, dont trois^ étoiles plus brillantes sont en triangle isoscèle; le sommet ^ est en bas (c'est la corne supérieure du Taureau), et la base vers le nord s'étend de Ja Chèvre à /3 du Cocher, Menkalinan.

On remarque trois étoiles «, f, «, qu'on nomme les Chevreaux au les Boucs , qui forment un petit triangle isoscèle étroit, placé tout ])rès de la Chèvre, et qui sert à distinguer cette étoile de toutes les autres primaires,

La GiRÀFPF. : Constellation formée en 1679 de quelques étoiles peu apparentes, comprises dans 1 espace qui sépare les Deux Ourses, Cassiopée , Persee et le Cocher. ^

Le Triangle Boréal :

Trois étoiles, ^, /2, >, en figure de triangle, placées enlre le pied d'Andromède et le Bélier.

Le Lyjvx : peu remarquable, placé entre le Gocher et la Grande-Ourse.

Le Petit Lion : au-dessous et entre les pattes de la grande-Ourse , n'a qu'une étoile tertiaire sur le prolongement méridional de la ligne des gardes, qui , de l'autre côté, se porte vers la polaire. Le Petit Lion , placé au-dessus du Lion , taisait autrefois partie du Jourdain , constellation qu'on a supprimée , et qui comprenait en outre les Lévriers et quelques étoiles éparses.

Le Bouvier :

A Arcturus , l'une des plus brillantes étoiles , est situé sur le prolongement des deux dernières ^ i^ de la queue de la Grande Ourse. Le Bouvier présente une espèce de pentagone au nord-est d'Arcturus ; /S est Nekhar, s Izar, n Muphrld,

La main supérieure du Bouvier, formée des quartaires 9 >c / , est proche de la queue de rOurse. Cette main est représentée tenant deux Lévriers^ placés au dessous de cette queue, et dont l'un porte sur son cou le cœur de Charles étoile tertiaire.

Lachevelukedr BÉRÉNICE. Groupe de petites étoiles très rapprochées, qu'on trouve à l'endroit où se couperaient deux lignes dont l'une serait menée de ^ du lion à Arcturus et dont Taulie serait le prolongement de la ligne m\[ joindrait la polaire à <r de la Grande-Ourse.

La Couronne Boréale.

Six à s,ept étoiles à l'orient du Bouvier , for-

menl un demi cercle très remarquable , dont la concavité regarde la tête du Dragon. La diagonale ^ cT du carré de la Grande Ourse, qui , prolongée , s'étend sur s et ^ de la queue, se porte plus loin sur la couronne, quia une belle étoile .secondaire a la perle.

La Flèche. Formée d'étoiles quarlairesen ligne droite entre l'Aigle et ^ du Cygne, et est Sham.

La Lyiie :

Cette constellation , figurée en aigle dont le vol se porte en bas , est aussi nommée le Vautour tombant^ tandis que l'aigle véritable se dirige vers le nord. La Lyre a une belle étoile primaire et Wcga^ qui offre avec Arcturus et la Polaire, un grand triangle dont la lyre est le sommet d'un angle droit : elle est opposée à la chèvre relativement au pôle; quand l'une est au zénith , l'autre est à l'horizon. Un peu au dessous de Wéga sont trois tertiaires ^ ^ cT, qui font un triangle isoscèle, /3 est Sliellak, y Sulapliat.

Le Cyojne, la Choix : Cette constellation, à l'orient de la Lyre, forme une grande croix dans la voie lactée ; elle est opposée aux Gémeaux , relativement au pôle , qui se trouve' au milieu de ces deux constellations ; une secondaire et Deneb est, en li^ut , sur la diagonale /3 y de Pégase. ^ du Cygne se nomme al Bîreo , y Sadr^ i Gieîiah , tt Azelfafage.

L'aigle : Au midi du Cygne et de la Lyre, on voit trois étoiles voisines et en ligne oblique , dont celle du milieu est primaire ou secondaire, et Altaïr ou Ataïr : les deux autres /3 y sont ter^ tiaires , ^ est Alshain^y Tara z éd. Au nord, la direction de cette ligne va sur la Lyre. On dessine FAigle volant vers la région supérieure.

Antinous : ( en latin Ganymedes ). Les quatre tertiaires é/ h i et/^ forment un quadralitère au

midi de l'Aigle. ( Voyez Thémisphère austral. )

Le Dauphin : (Voyez l'hémisphère horéal.)

Petit lozange de quatre étoiles tertiaires, serrées, ctyg^ «T; fit est Smhcin^ (è Rotanev ; une cinquième g est un peu plus bas. Le Dauphin est précisément au midi de la luisante a du Cygne.

Le Petit Cheval :

La ligne de la Lyre au Dauphin se prolonge surle milieu du pe^it Cheval, trapèze de 4 étoiles quartaires. et est Kit at Phavd,

Le Serpentaire ou Ophiuchus, et le Serpent. (Voyez l'hémisphère boréal et la zone de la planche Ile).

Ces deux constellations semblent \\ei\ former qu'une.

Le Serpent est enlacé autour d'Ophiuchus ; ces deux constellations embrassent un vaste espace. Au-dessous de la couronne est la tête du Serpent qui imite une sorte de I^ oblique, dont la queue est brisée et formée de deux tertiaires <r et É, entre lesquelles est le cœur cl Unukalhaj^ qui est secondaire. La queue de VY se prolonge en une file d'étoiles tertiaires qui va s'abaissant beaucoup au dessous de l'équateur, eT et « Yed très voisines , puis ^ et » ; ces quatre dernières appartiennent à Ophiuchus.^ Cette longue série se dirige en bas vers la tête du Sagittaire.

La tête a d'Ophiuchus est un peu à gauche et plus bas que la tête d'Hercule. Au-dessous , deux tertiaires très voisines 1^ y forment l'épaule orientale ; s l'autre épaule sont deux quartaires très y)roches » i , à droite des têtes d'Hercule et d'Ophiuchus ; deslignes menées par les ép-ules et ces deux têtes forment un trapèze à la pointe méridionale duquel on trouve un groupe serré de petites étoiles: c'est le Taureau Royal ac Ponia- £oivski. Au-dessous de ce trapèze ou remarque

dans les replis du Serpent, un quadrilatère d'étoiles quartaires y^v /u. Enfin la queue ô, y4lya^ du Serpent est entre les deux trapèzes d'Ophiuchus et d'Anlinoiis , proche de TAigle,

Hercule :

La ligne qui va de la Lyre à et de la couronne ^ traverse un quadrilatère a tt e { d'étoiles tertiaires ; la diagonale « t se dirige au midi sur une tertiaire cT, puis à la tête et d'Hercule; 0 est Korneforos. Le Rameau et Cerbère , est un petit groupe peu visible , qu'on rencontre en allant de l'épaule 9> d'Ophiuchus à la Lyre. On représente Hercule couvert de la peau d'un lion , et dans l'attitude d'un homme Agenouillé , les pieds vers le pôle, la tête en bas , voisine de celle du Serpentaire.

Nous ne dirons rien de quelques constellations peu apparentes et que leur place sur la carte finit parfaire connaître : telles sont le Renard ^^X, Voie , entre la Flèche et le Cygne, VÉcu de Sohieski ^ à l'occident de "K d'Antinoiis ; le Lézard ^ à l'orient du Cygne , enfin le Renne et le Messier vers le pôle, etc., etc.

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