TRAVAUX D'HERCULE
Nous croyons ne pouvoir nous dispenser de donner au moins une idée d'un système d'interprétations astronomiques qui a fait grand bruit au commencement de ce siècle. Fort ingénieux dans beaucoup de cas, ce système, poussé trop loin, conduit à des résrdtats inadmissibles. Nous dirons même que le point de départ ne nous paraît pas incontestable; car il est plus probable que les hommes ODt transporté au ciel des noms d'objets terrestres, que de croire qu'ils les ont fait descendre du ciel sur la terre. Et vouloir trouver dans des dénominations astronomiques la base, le principe d'une religion, c'est comme si l'on cherchait dans les noms chrétiens de Sainte-Marie, d'Assomption, etc., donnés par les navigateurs à différentes îles, l'origine delà religionehrétienne. C'en est la conséquence et non la cause.
Les Egyptiens considérant, dit M. Francœur, les constellations extra-zodiacales, c'est-à-dire placées endehors du zodiaque, soit vers le pôle nord,sott vers 1« pôle sud , nommèrent paranatellons celles de ces figures qui bordent l'horizon au même instant où y arrive aussi l'un des signes du zodiaque. Ces aspects servent de base aux principales fables. L'astre qui se lève est dit triompher ÛQ celui qui se couche, ou>. bien ce dernier donner naissance à l'autre. C'est ainsi que s'explique cette énigme sacrée : Taurus Draconem genuit, et Tauriim Draco (le Taureau a donné naissance au Dragon , quî, à son tour, engendre le Taureau). On dirait, dans les mystères de Cérès, aux initiés, que le Taureau avait engendré Proserpine, et que ce mariage avait donné naissance à un taureau. En effet, le Taureau, en se couchant, fait lever le Serjvent, qu'on prenait pour rroserpîue, et réciproquement. Quaud le Serpent m
(Touche, le Taureau se lève. Lorsque deux coustellatlous voisines se lèvent successivement, on dit qu'elles se poursuivent, ou que Tiine enlève Tautre, ou enfin la fait naître. En voici un exemple : Comme la constellation du Bouvier se couche quand les Pléiades se lèvent, que le Bouvier est Atlas, et que le soir est Hespéris (mot grec qui signifie le soir). On a dit qu'Atlas ayant épousé Hespéris , en eut sept filles, qui sont les Pléiades.
Les trois paranateltons du Cancei* sont le grand et lé petit Chien , et la Couronne, parce que les trois premiers se lèvent ensemble quand celle-ci se couche. Les deux chiens sent les astres d'isis, déesse qu'on adorait en Egypte sous les traits de la Lune. En considérant donc la pleine Lune dans le Cancer, on a dit qu*Isîs, ayant quitté les enfans des Gémeaux, avait trouvé deux cbiens et une couronne jetée au bord de là mer;
L'acception du mot paranatelloii est plus générale que sa définition (^para anatellôn, se levant ensemble) , puisque cette définition se rapporte .1 tous les astres qui bordent en même temps l'horizon, soit au levant, soit au coucliant. Du reste, on conçoit que ce système d'astres doit varier avec le temps et les lieux : la précession change non seulement les levers et les coucliers héliaques , mais même la relation mutuelle des astres avec l'horizon. Enpassaut sous une autre latitude, il est clair qu'on voit aussi se lever et se cou<?her ensemble des étoiles différentes, puisque l'aspect entier du Ciel n'y est pas le même, et qu'on acquiert d'un côté la connaissance de quelques astres, tandis que de l'autre côté il en est qu'on cesse de voir.
C'est d'après cette considération que MM. Jollois et Devilliers ont prouvé très simplement que la splière, dont nous devons là connaissance à Eratost])ène, n'est point le fruit de ses observations : il ne peut avoir vu le Ciel qu'il décrit à Alexandrie 255 ans avant Jésus- Christ ^ c'est so^us le parallèle d'Esné (Hauîc-Egypte), et au temps où les monumens de cette ville ont été construits, qu'il faut remonter (ci8oo ans avant Jésus-Christ). Tlièbes florissait alors, et cette cité, voisine d'Ksné, célèbre dans toute l'antiquité , et dont les vastes ruines attestent la
splcndcMi, vMnl assurciuent. k séjour des aslroaoîDCS aux quels nous devons les coimaissaiices <jue les Grecs nous ont communiquées. Ainsi, Eralosthène s'est conlcnté de copier les manuscrits égyptiens dont la garde lui était confiée à Alexandrie, et il Ta fait sans connaissance et sans discernement, adoptant, par respect pour ses prédécesseurs, des erreurs qui prouvent leur savoir et sou ignorance. Cette sphère n'est doue pas plus l'ouvrago d'Eratostbène que celle d'Eudoxe n'est due à ce deruîer, qui vivait 870 ans avant notre ère, et a décrit un ciel de 1000 ans antérieur au sien. Une partie de la sphère de Méthon .se rapporte à l'état du ciel 5oo ans avant lui.
Au reste , les paranatellons ne sont pas la seule clé des allégories mytJiologiques : plusieurs reposent sur des événemens ou des eatastropjies , ou des phénomè" nés physiques. Nous en citerons deux exemples.
Suivant les Egyptiens , un jour Osîris quitta son épouse Isîs, dont il alla trouver Tennemie Nephtys, et il eu eut un fds. Isis , abandonnée , poursuit son époux, qui, dans sa fuite, laissa, pour preuve de son infidélité, sa belle couronne de fleurs et son vêtement sur le lit de TN^eplitys. Dans les fables, Osiris est pris pour l'action fécondirnte, le Soleil d'été, le Nil débordé, etc.; Isis
est la substance fécondée, la terre fertile Enfiu
Nephtys est la matière stérile, les sables, le désert, etc. Ainsi notre allégorie se traduit en ces termes; dans une année, l'inondation du Nil fut si considérable, que le fleuve se répandit jusque dans le d/sert qu'il féconda, laissant, après sa retraite, les sables couverts de fleurs de lotus et de végétaux inconnus à cette contrée.
L'année civile égyptienne était de trois cent soixante-.j cinq jours , et, à leur avènement au trône , îcs rois ju-j raient de ne jamais consentir à i'intercall«:tIon des bis-j sextiles. Cette année nmgae recommence un jour pli tôt que la solaire tous les quatre ans, deux jours apri huit ans, trois jours après douze aus, etc. ; enfin, troi cent soixante - cinq jours ou un an plus tôt . ai bout de trois cent soixante-cinq fois quatre ans?]
c'cst-à-(ilie après mille quatre cent soixante ( en ne tenant pas compte du quart de jour qi»il faut ajouter à 365 jours pour avoir l'année réelle). Donc , Tannée solaire, supposée de trois cent soixante-cinq jours u.i quart, revenait coïncider après mille quatre cent soixante-une années vagues. (Voyez la Chronologie.)
Le jour initial de Tannée civile ( le premier de Van) parcourait donc lentement Tannée solaire à reculons ; les saisons, les travaux d'agriculture, et les fêtes qui s'y vapporteut, ne pouvaient pas, corair.e chez nous, être liés à des dates immuables. L'inondation; ramenée périodiquement par Tété, arri fait à une date qui reculait d'un jour tous les quatre ans dans le calendrier civil. Le Soleil atteint le solstice d'été le 21 juin ; quelques jours après, on voit le Nil s'enfler, et bientôt il commence à déborder et se répand sur les campagnes (vers le i5 juillet). Il fut nécessaire de chercher dans le ciel, si serein dans ces climats, un signe propre à annoncer le retour de ce phénomène important. Les levers ou couchers héliaques de Fomalhaut, de Canopus, et surtout de Sirius, ont servi à^xîet usage. Le lever du matin de Sirius, qu'on nommait alors Sothis , annonçait à TKgypte l'époque du renouvellement de Tannée solaire et l'approche de Tinoudatîon du Nil. Cette belle étoile, qu'on avait long-temps vu briller durant la nuit entière, puis disparaître , semblait ne revenir que pour avertir les hommes du retour d'un phénomène bienfaisant, dont on la croyait l'auteur.
Ce n'était donc que tons les mille quatre cent soixaulcr un ans que le lever héliaque de Sirius ou Sothis, ou Canis, était ramené au Jour initial de Tannée civile. Cette période, qui équivaut à mille quatre cent soixante années solaires de trois cent soixante-cinq jours un quart, constituait la période soihiaque ou le cycle caniculaire. Là. fable du Phénix paraît n'être qu'une allégorie relative à cette sorte de cycle. Comme dans les Indes et en Arabie, on suivait Tannée intercalaire, qui s'accorde avec la marche du Soleil ; on disait qu'après une vie errante de mille quatre cent soixante-un ans, le Phénix arrivait des Indes dans le temple du Soleil à Héliopolis,
pour y mourir, brûlé par les feux d« cet astre; mais qu'il reuaissaix aussitôt de ses cendres, et recommençait une nouvelle carrière de mille quatre cent soixanteun ans. Cette renaissance était consacrée par des fêtes magnifiques. On joignait à cette fiction des idées superstitieuses ; on supposait que, durant mille quatre cent soixante-un ans, tous les pliénomènes naturels possibles et tous les événemens politiques étaient compris , parce qu'on croyait que ceux-ci dépendaient dès aspects célestes, et qu'on imaginait que tout devait se reproduire dans le même ordre; de là cette opinion dtt retour de l'âge d'ôr, que les poètes ont consacrée.
Sous le règne de Sésostris, ov, selon d'autres, dans lès
temps fabuleux d'Hercule, Thésée, Laïus, Jupiter ,
mille trois cent vingt-deux ans avant notre ère, la période solhiaque s'est renouvelée, ainsi que sous le bon Antouiu, l'an i38, et sous Henri IV, en iSgS. Ces trois règnes heureux, que le hasard a placés aux époques du retourprésumé de 1 âge d'or, justifieraient presque l'antique opiuiou , si Ton pouvait encore croire aux rêves de l'astrologie, et chercher ailleurs que dans le cœur des princes la source du bonheur des peuples.
Les constellations zodiacales ne divisent pas l'écliptique en douze intervalles égaux; quelques-unes anticipent même sur IVspace de celles qui sont voisines.. H est bien vraisemblable que les Egyptiens donnaient,] comme nous, 3o degrés à chaque signe, et que , pourJ soumettre à cette loi d'égalité les constellations imagî-? nées dans des temps antérieurs , ils leur avaient imposédes limites qui sont perdues pour nous. On a pensé qu'il fallait commencer le signe du Bélier a l'étoile de cette constellation, et l'étendre jusqu'à 3o« à l'est; que ce point était l'origine da Taureau, qui se prolongeait aossi à So", et ainsi des autres. D'après cette supp'osîtion, chaque signe aurait pour limites, à très peu près, les mêmes que maintenant , les noms seuls se trouveraient ne plus convenir à la fois aux sigues et aux constellations. Eu un mot, pour trouver, suivant ce système, ce que lies Grecs nommaient lé signe ou la
constellation du Bélier, du Taureau ^ <ttc. ^ id suffira à^ déplacer cliacuo des signes actuels de 3o<» vers Torleot ; attendu que notre signe du Bélier occupe entièrement aujoufd'liui la constellation des Poissons, se limitant d'une part, à l'entrée du Verseau , de l'autre à la fin du Bélier (voyez la planche Ir©, fig. ii), et ainsi des autres. Ce qui a établi ropiniou qui vient d'être émise,, c'est que celte disposition est la seule qui, donnant à chaque constellation une étendue égale à 3o9, laisse toutes les principales étoiles dans le signe qui s'y rapporte.
Expliquons maintenant la fable du Soleil considéré sous les traits d'Hercule; nous devons ici nous contenter d'esquisses rapides : ce qui précède suffit pour Pintelligence de cette fable et di plus amples détails seraient superfias.
Une beure avant le lever du lion, ou voit la constellation d'Hercule se coucher, au lieu raême ou le soir le Lion va disparaître; autrefois le solstice d'été arrivait quand le Soleil était dans le Lion; le coucher du matin d'Hercule était donc rauaonce de ce solstice. On figure le héros agenouillé, comme prêt à descendre sous l'horizon j foulant à ses pieds le dragon polaire et revêtu d'une peau de lion : Dans l'une de ses mains est Lin rameau chargé du fruit des Hespçrides; dans Taure est une massue. Ces attributs caractérisent la force lu soleil solsticial, ou bien se rapportent aux douze travaux, qui, d'après Porphyre (philosophe d'Alexandrie), le sont que les passages du Soleil dans les douze coutellations du zodiaque. C'est ce q^e nous allons vérifier, n suivant Hercule dans tous les actes de sa vie, pris laos l'ordre de leur succession.
Age de dix mois , il étouffe a minuit deux énormes erpens que Junon avait suscités contre lui. Le lever héiaque d'Hercule doit être regardé comme Tinstanl de la aissance du héros, qui après avoir été long-temps ioisihle, apparaît de nouveat^. Le Soleil est alors au lilifcu du Scorpion , dédié à Mars. Dix mois après, Astre est aux deux tiers de la Vierge. Or, en plaant ce point an méridien inférieur , pour avoir la siuation du ciel à minuit , ou remarque que les deux
serpeus célestes sont entièroment déployés sous Vho" rizon. Cette' situation de là spcre est même la seule où ces deux grandes constellations, l'Iîydre ft le Serpent, soient à la fois cachées , tandis qu^Hercuie est visîhle vers l'occident , et que le Lion va se lever.
Passans maintenant aux douze travaux auxquels Hercule fut condamné par Janon avant d'obtenir l'immortalité. L'expMcatîoîi astronomique n'est pas toujours aussi directe, mais il suffit qu'elle soit souvent -slaîre, et que ces travaux se présentent tous les douze dans l'ordre même où la lable dit qu'ils ont été accomplis. Prenons les donc tour à tour dans cet ordre, et remarquons l'aspect correspondant qu'offre le ciel , lorsque le Soleil parcourt les signes successifs du zodiaque, à partir du Lion.
1*^ L'entrée du Soleil dans le Lion solsticial, qu'il fait disparaître en le couvrant de ses feux , est la victoire sur le Lion de Némée.
2t^ A mesure que le Soleil s'avance . il traverse le Cancer, le Lion et la Vierge ^ les diverses parties de l'Hydre s^éclipsent tour à tour; d'abord la tête, puis le corps, et enfin la queue, mais alors la tête reparaît dans sou lever liélîaque. C'est le triomphe sur V Hydre renaissante du lac de Lerne , qu'EIercule brûla, après avoir écrasé l'écrevisse qui la secondait.
3** Le Soleil traversant la Balance au temps des vendanges couvre le Centaure de ses fenîr; la fable dit que le Centaure Chiron, ayant reçu Hercule, en avait appris l'art de faire le vin. Elle ajoute que, dansi une dispute causée par l'ivresse, le peuple des Cen-' taures avait voulu tuer l'hôte d'Hercule, ce qui avait forcé le héros à les combattre ; ceci paraît relatif a»; coucher du soir du Sagi-itâire. Enfin, dans une chasse,^! il avait vaincu un monstre nommé le Sanglier à'Err'^y' manthe^ qu'on croit se rapporter au lever du soir de la^l grande Ourse. >^ ;
4*' Cassiopée, quV>n figurait aussi par une blcbc,^ se plonge le matin dans les flots, quand le Soleil est dans le Scoj^pion^ ce qui arrivait à l'équînoxc d'an*?, tomne; c'est cette Biche aux cornes d'or que y malgré
. ^^ rjl
son incroyable vitesse, Hercule fatigua à la course , tt prit au bord des eaux où e!le se reposait.
5*^ Au lever du Soleil , daus le Sugitiuirts^ l'Aigle, , la Lyre (ou le Vautour) et le Cygne, placés dans le fleuve de la voie Lactée , disparaissent tour à tour dans les feux de cet astre : ce sont les oiseaux du lac Stymphalô chassés d'Arcadle par Hercule , dont ia flèche est placée entre eus.
6^ Le Capricorne , ou le Bouc céleste, est baigné sur le devant par l'eau du Verseau : Ce sont les écuries d'Augias nettoyées en y faisant passer le fleuve Alphée. *7*^ Le Soleil daus le Verseau, au solstice d^hiver, était près de Pégase ; le soir on voyait se coucher It^ Vautour, tandis qim le Taureau passait au méridien; on a dit qu'Hercule, à son arrivée en Elide, poii** combattre Ife Taureau de Crète et le Vautour de Proméchée , monta le cheval Arion et institua les jeux olympiques ^ qu'on célébrait à la pleine Lune du solstice d'été; la Lune est précisément alors dans le Verseau, c'est-à-dire dans la région opposée au Lion.
8° L'enlèvement des Cavales de Dioniède , fils d'Aristée, se rapporte au lever héliaque de Pégase et du petit Cheval, le Soleil étant daus les Poissons ; ces deux chevaux sont placés au-dessus du Verseau, qui est Aristée.
go Hercule part ensuite pour la conquête de la Toison d'Or; le Vaisseau et le Serpentaire ( l'Argonaute Jason ) achèvent de se lever le soir, tandis qu'en même temps le Bélier, Cassîopée, Andromèdes les Pléiades et Pégase se couchent. De là la victoire d'Hercule surHîppoîyte, reine des Amazones, dont la ceinture (IVlirach) brillait d'un vif éclat; plusieurs de ces guerrières avaient les noms de Pléiades.
lo'^ Au lever dfi Taureau y le Bouvier se couche et la grande Ourse (les Bœufs d'Icare) se lève; c'est la défaite de Gérion et l'enlèvement de ses bœufs. Hercule tue Busiris , pcisécuteur des Avlanlides ; fable qui fait allusion à Oriou poursuivant les Hyades , et qui [alors est dans les feux solaires. Le retoi^^^ du printemps |est en outre exprimé par la destruction des reptiles va-
nlmeux de la Crète et par îa défaite du brigand Cacus ; celle àvL fleuve Achéloûs , changé en taureau , est relative àTEridau qui est placé au-dessous.
II® Après avoir fondé Tiièbes d'Egypte, Hercule va aux Enfers délivrer Thésée et enlever Cerbère. Le Soleil est arrivé dans Thémisphère boréal; le grand Chien, dont le coucher héliaque a eu lieu dans le signe précédent, est maintenant absorbé dans les feux^ il est tiré des réglons inférieures, et produit à la lumière. Le ileuve du Verseau, qui se lève le soir avec le Cygne, lorsque le Soleil achève de décrire les Gé' meaux , est Cycnus vaincu au bord du Pénée.
ii^ Le Dragon polaire et Céphée, ou le jardin des Hespérides , se lèvent au couchant du soleil, dans le Cancer : de là le voyage d'Hercule eu Hespérie. L'époque du lever héliaque de la constellation d'Hercule est vers Taniomne; les pommes des Hespérides éont une allusion à cette saison.
Revenu au solstice d^été, le Soleil recommence sa révolution : C'est l'apothéose d'Hercule. La fable raconte que £)<?/a/wV/?, cherchant un philtre pour fixer son époux, lui envoya une chemise trempée dans le sang du Centaure Nessus. Hercule la revêtît pour sacrifier aux dieux , et leur demander Timmortalité promise à ses exploits; mais, dévoré par le poison dont ce vêtement était imprégné, le héros se brûla sur un bûcher. Voici le sens de cette fable. Le Soleil est rentré dans le Lion et se lève, taudis que le» constellations d'Hercule et du Verseau sont prêtes à se coucher, le Centaure se couche peu après le Lion; leCentaure fait donc mourir Hercule; et le Verseau, Ganymède, est enlevé pour verser le nectar aux dieux, à la place d'Hébé donnée au héros. La réconciliation d'Hercule et de Junon est relative au Verseau , qui est dédié à la déesse*
Hercule vécut 52 ans, eut 52 épouses , et accorda les honneurs néraéens à 36o de ses compagnons morts pour lui. Ce sont des allusions aux 02 semaines de l'année etaux 36o degrés du zodiaque. Les colonnes d'Hercule étaient les limites occidentales de la if erre connue, où le Soleil semblait cliaque jbur se coucher dans la mer. Quelques
vagues qu'on suppose plusieurs des iaterprétations qui vieniieni: d'être exposées, 11 en est de si remamuables qu'on ne saurait les supposer l'effet du hazard. Ainsi Hercule n'a pas été un héros dont les bienfaits ont excité les homraes à lui ériger des autels, mais c'es^ le Soleil considéré dans ses attributs relatifs aux diverses époques de Tannée, opinion conforme aux îémolguages les plus révérés des anciens.