‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 87 sur 152 · CRUE DES FLEUVES INTERTROPICAUX · texte numérisé non relu

CRUE DES FLEUVES INTERTROPICAUX

On appelle intertropicaux les fleuves qui coulent >ut entiers , ou qui du moins ont la plus grande artie de leur cours entre les tropiques. Ces fleuves, >us les ans, et à une époque fixe, se répandent ausssus de leurs rives et inondent les campagnes rcon voisines. Le Nil surtout a été long-temps ce-

lèbre par ce prodige , que les anciens ne savaient à quelle cause attribuer, et dont, au reste, ils ne connaissaient pas d*autre exemple. Aujourd'hui , l'on sait que cette crue, signalée jadis dans le Nil seul, est commune à toutes les rivières des tropiques, et il ne reste plus de doute sur l'explication du phénomène. Il est dû aux grandes pluies périodiques générales, qui ont lieu dans la zone tropicale, après le solstice d'été. L'eau des sources et des fleuves , immodérément gonflée par ces pluies , remplit son lit et bientôt franchit ses rives. Le Nil, en quittant ainsi son lit , porte , dans ses eaux , un limon qu'il dépose sur les terres, et qu'il y laisse en se retirant. Ce limon , contenant beaucoup ^' humus (seul principe qui rende les terres fertiles ) , tient lieu de l'engrais le plus riche aux terrains qu'il recouvre, et c'est à lui que l'Egypte, où il ne pleut jamais, doit presque chaque année de magnifiques récoltese

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