FLEUVES SANS EMBOUCHURE
On en connaît un assez grand nombre. La cause j de cette singularité est , d'une part , que le sol ne , leur offre qu'une pente presque insensible ; de l'autre , que les sables sur lesquels ils coulent , absorbent presque toutes leurs eaux. Tel est surtout le Rhin , qui ne laisse aller jusqu'à la mer qu'un faible bras , qu'on peut à peine regarder comme un ruisseau. Au reste, la plus grande partie de ses eaux s'écoule par des branches collatérales , l'Issel et le Leck. L'Arabie et l'Afrique doivent avoir plus d'une rivière de ce genre.
BIVIÈRES DE PIERRES.
C'est le nom qu'on donne en Italie à des torrens, le la fonte des neiges grossit considérablement au inlemps , et qui , lorsque les puissantes chaleurs l'été vaporisent l'eau , restent à sec. Ils ne laisnt de traces de leur passage qu'un lit de cailloux I deux lignes sinueuses parallèles de lauriers-roses I d'acacias , que l'eau ne réfléchit plus. C'est surlit dans la partie septentrionale de l'Italie, que se uvent les rivières de pierres. L'Espagne en a 5si. Tel est, ou peu s'en faut, son Mançanarès, la ière de Madrid, si fameuse par son pont raagniue, où, au dire d'un plaisant, il ne manquait que Veau, *