MER PUTRIDE
C'est un vaste terrain oblong situé à l'ouest de la î'îr d'Azof , et dont le niveau est plus bas que la î face des eaux de celte mer , avec laquelle du reste îe communique par une ouverture étroite. Il en r uUe que , lorsque le vent souffle de l'est , les Eix de la mer d'Azof s'introduisent sur ce terrain, 2 y forment un marais de plus de cent lieues carr s ; mais lorsque au contraire le vent change et
souffle de Touest , les eaux refluent dans la me d*Azof , et laissent à découvert , dans un espace d plus de deux lieues de large , une vase hideuse c infecte , dont les exhalaisons se répandent au-del de Précop.
MARÉES
La mer, si remarquable déjà par sa vaste masse par la salure de ses eaux , par la phosphorescenr qui fait briller ses vagues d'innombrables étincelles par ses glaces énormes, par ses courans, enfin pa Tiramense population de poissons, de mollusques de reptiles, de mammifères, de crustacés, d'anné lides et de zoophytes , que nourrissent ses eaux , 1 mer doit surtout attirer l'attention par le phéno mène de ses marées.
On appelle ainsi de grandes oscillations qui foD varier le niveau de ses eaux quatre fois le jour deux fois elles se soulèvent et vont en mugissan battre le rivage et envahir au loin les sables du lit toral; deux fois elles redescendent dans leur vasl bassm et laissent à sec la grève couverte de coquil lages et d'herbes marines.
Ce double mouvement des eaux se nomme le flu i et le reflux. Il y a de six heures en six heures flux reflux, puis flux et encore reflux.
La cause de cette perpétuelle oscillation des eau est dans l'attraction. On en verra une théorie abré gée dans le Traite dé Météorologie.
Les mers intérieures ne sont point sujettes au flu: et reflux. Ainsi , par exemple , la Méditerranée n'ei sent pour ainsi dire pas les effets : aussi les Grecs avant Alexandre-le-Grand , ignorèrent-ils jusqu
existence de ce phénomène. Quel fut l'étonnement es navigateurs et de l'amiral, charg^és par ce conuérant, maître de l'empire de Perse et d'une partie 2 l'Inde, de descendre 1' [ndus (Sind) jusqu'à son em mchure dans le Grand-Océan oriental ! Arrivés au 3lta du fleuve , ils campaient sur la rive, ayant tiré i préalable leurs vaisseaux sur le rivage; tout-à- •up la mer arrive avec un fracas et une fureur ^ouvantabies, enlève Its tentes, submerge cheliux et cavaliers , détache et entraîne les navires , |ii s'entrechoquent et se brisent. Au reste, cette urée était rendue terrible par le bore, phénomène rayant qui a lieu par le bras du Sind , et qui t analogue au Prororoca , de même que le Mascat, qu'on remarque à rentrée de la Garonne. (/^o^e:5 rticle suivant ).
PROROROCA.
Nous avons dit que les flots de l'Amazone , à leur trée dans la mer , se pressent avec tant d'impé- )Sité qu'ils repoussent les eaux de l'Atlantique , coulent sans mélange jusqu'à 40 lieues en mer.
marée se fait sentir jusqu'à Obidos, à environ 175 ues au-dessus de l'embouchure. Dans les trois |irs les plus voisins ùcs, pleines et des nouvelles les, ce qui est l'époque des plus hautes marées, iflux, au lieu de se développer en ^x heures, a Si en une ou deux minutes. Un bruit épouvanta- J se fait entendre lors de ce phénomène , que les
iens nomment Prororoca-, on l'en tend à deui i les à la ronde.