FRISCH-HAFF ET CURICH-HAFF
Ce sont deux grands lacs latéraux à la mer Baltique ; le premier a vingt lieues de long , et de deux à cinq de large ; le second vingt-deux lieues de long sur cinq à dix de largeur. D'étroites langues de terre les séparent de la mer avec laquelle ils ne communiquent que par un détroit nommé Gast : l'ombouchure du Gast a changé de place. Les deux Haff sont renommés par l'ambre ou succin qui flotte en grande quantité sur leurs eaux. Cette substance , dont jusqu'ici on ignore l'origine , que les uns regardent comme un minéral, tandis que d'autres y voient la résine fossile d'un ;trbre perdu , ou une matière produite peut-être par une espèce de grandes fourmis , est poussée par les vents du nordouest et du nord sur les rivages. C'est là jadis qu'on en recueillait la plus grande quantité , mais aujourd'hui on a ouvert dans les collines mêmes de la côte , à Derschkemen , des carrières plus productives. Les collines [de Gendapp-Chelm en Pologne , etSchelppacko sur les frontières de la Lithuanie, en fournissent beaucoup.
MÊR-MORTE OU LAC ASPIIALTITE .
Les Juifs, qui n'avaient pas vu l'Océan, donnèrent le nom de mer au lac de médiocre étendue où va se perdre le Jourdain. i
La Mer-Morte s*étend au fond d'un bassin aride, riste et monotone. C'est sur ses bords que la tralition plaçait Sodome , Gomorrlie et les trois autres i!les embrasées par le feu du ciel. On prétendait nême distinguer sous ses eaux des murailles , des iiines qui avaient appartenu a quelqu'une de ces illes infortunées.
Les eaux de la Mer-Morte sont excessivement mères. Leur pesanteur spécifique est presque d*un inquième plus forte que celle de l'eau distillée. )n assurait que les hommes pouvaient marcher à surface sans avoir du liquide plus haut que isqu'au talon. C'était un fait prodigieusement exaèré ; mais il est certain que , plus lourde que ute autre eau , elle laisse flotter à sa surface des >rps qui tomberaient dans un autre lac. JVul poisson, nul mollusque, nul crustacé ne peuint, dit-on, y vivre.
Sa surface est presque toujours couverte d'une de quantité de bitume qui s'élève du fond des ux , et qui est pour les riverains une branche 5ez importante djî commerce.