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On voit que les trois erreurs sont encore négatives ; de sorte que le cercle a toujours donné des distances zénithales trop faibles.
Dans les deux dernières stations, la latitude moyenne conclue des observations faites au nord et au sud du zénith , s’est très-bien accordée avec les résultats immédiats des séries de la Polaire nhser-
vue directement et par réflexion sur un horizon de mercure. Du moins , les très-légères différences qu’on remarque entre ces deux modes d’évaluation sont de l'ordre de celles qu’on peut légitimement attribuer aux petites incertitudes qui peuvent rester encore sur les déclinaisons des étoiles situées au sud du zénith.
On a vu plus haut, page 5i t , que la latitude de la station de Formentera, déterminée en 1 808 par M. Arago avec un cercle de Fortin, par les seules observations d’étoiles circom polaires , excède de 2", 358 la latitude moyenne obtenue en i8a5 par les observations faites des deux côtés du zénith. L’erreur constante de ce cercle était donc aussi négative, comme les précédentes, et elle était égale à — 2", 358 pour M. Arago.
Mais cette uniformité de signe négatif 11e s’est pas maintenue pour un autre cercle de Fortin que nous avons employé, M. Mathieu et moi, en 1809, ® Dunkerque. Car, par des élongations delà Polaire et par des distances méridiennes prises en très-grand nombre seulement au nord du zénith, nous trouvâmes alors une latitude de la lourde Dunkerque, moindre de 3", 55 que celle de Delambrc qui est exacte, comme nous l’avons vérifié depuis, M. Arago et moi , concurremment avec les astronomes anglais. D’où il suit que notre cercle de 1 80g donnait des distances zénithales trop fortes de celte quantité, et avait ainsi son erreur constante positive.
Je ne chercherai pas à expliquer ces concordances et ces dissemblances désigné; mais, quelle qu’en soit la cause, le résultat obtenu à Formentera, en 1H25, m’a semblé utile à constater comme pouvant donner quelques lumièrcâ'sur les moyens à prendre pour atténuer ce genre d’erreur. Car, pitisqu’îci une meilleure disposition de l’instrument , jointe à un meilleur mode pratique de l'employer, ont produit, dans la valeur absolue de son erreur constante, une réduction si notable, il ne serait pas impossible qu’on parvînt à l’atténuer encore davantage , si la lunette des cercles répétiteurs était munie de vis de rappel au moyen desquelles on pût centrer rigoureusement l’oculaire avec l’objectif, porter la plaque du réticulé exactement au foyer de celui-ci, puis la tourner et^aussi la faire mouvoir parallèlement au plan du limbe, pour amener le fil transversal à une parfaite horizontalité dans un plan diaméitral du
5, g ASTRONOMIE
système, en mémo temps que l’on conserverait le mouvement perpendiculaire qui sert à régler l’axe optique. Si , après avoir effectué toutes ces rectifications, on prenait soin de laisser toujours les bissections s’opérer d’clles-mémes , tant au nord qu’au sud du zénith, dans un état de complète liberté de l’instrument , comme je l’ai fait dans la seconde partie des observations que je viens de rapporter, on obtiendrait, je crois, les résultats les plus exacts que le cercle répétiteur puisse donner par vision directe. Les mêmes conditions de rectification et de liberté étant appliquées aux observations dans lesquelles la vision directe alterne avec la vision réfléchie, contribueraient sans doute aussi à les rendre encore plus sûres, sinon plus parfaites, qu’on ne les a jusqu’ici obtenues; et la réunion de ces deux procédés donnerait aux cercles répétiteurs portatifs une valeur de détermination qui ne serait peut-être pas inferieure à celle des grands instruments fixes; la petitesse relative de leur dimension étant compensée par le principe de répétition , purge de toutes les erreurs accidentelles.
’ Je joins ici les divers tableaux annoncés dans le cours du Mémoire precedent. Mais, pour n’omettre aucun des éléments qui ont été employés dans le calcul des distances zénithales vraies, je rapporterai d’abord les résultats de trois séries d’observations, qui ont été faites à différentes époques sur des objets terrestres très-distants, pour déterminer les valeurs des parties du grand niveau parallèle au limbe, dans la condition même d’application où il se trouve, quand il servait à mesurer l’inclinaison absolue de l’axe du cercle, lors des observations de latitude. Voici les
résultats:
ni rt
de* observation*.
YEHrÉH At l'II
centésimale.
v Al. EUH iWVUtht d une partie <
du niveau, en seconde* sexagésimales
18 *?>. Juin 7
Juillet i
• ai ,63
Valeur moyenne
Quoique cette valeur moyenne différAt bien peu des évaluations partielles, on a employé celles-ci par préférence pour réduire les observations voisines des époques où elles ayaiciit été obtenues.
Tableau A. — Éléments numériques employés au calcul de la latitude par les étoiles observées au nord du zénith.
9 obieruu au nord du zénith.
0 ATI
do
l'obser
Mois
| Jour*. [ 5
XS
ASCKSftlOfl
droite
apparente
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temps
sidéral