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chapitre préliminaire. PROBLÈME DE LA REPARTITION

nature dans la gestion, les risques, et les profits de l’affaire — comme dans les sociétés civiles ou en nom collectif — le problème est très simple ; car le bénéfice de l’entreprise est simplement partagé entre les co-entrepreneurs, selon leurs conventions ; et le revenu de chacun d’eux reste déterminé par les principes et les circonstances qui déterminent le revenu global de l’entreprise.

Le problème devient plus délicat lorsque l’on considère les sociétés en commandite ou par actions. Et surtout, il apparaît dans toute sa complexité lorsque l’on tient compte que toute grande ou moyenne entreprise groupe autour d’elle, en dehors des associés proprement dits, deux catégories d’individus qui participent à la production : des salariés et des bailleurs de fondsy c’est-à-dire des individus qui apportent les uns leur travail, les autres leur capital, sans toutefois concourir à la direction générale ni à tous les risques ou profits de l’entreprise.

Ainsi, pour étudier la Répartition, dans une société où l’organisation économique repose principalement sur le groupement, à des litres divers, des producteurs dans les entreprises privées, nous allons avoir à examiner comment se déterminent les revenus en argent des diverses catégories de producteurs. Nous noterons ensuite comment ces revenus sont affectés par les mouvements des prix.

§6. — Rôle de l’Etat dans la Répartition.

S’il est vrai que notre organisation économique repose principalement sur l’entreprise privée, nous ne devons pas oublier que l’Etat joue néanmoins un rôle dans la vie économique.

Il intervient, avons-nous vu, principalement de trois manières : comme entrepreneur, comme personnalité chargée de certains services publics, et comme législateur.

Lorsque l’Etat intervient dans la vie économique à la façon d’un entrepreneur ordinaire (exploitation des chemins de fer, par exemple), il adopte généralement des principes de rémunération du travail et du capital analogues à ceux qui sont en usage dans les entreprises privées. H n’exerce donc pas une influence très appréciable sur les conditions de la Répartition ; cependant, nous la noterons en passant.

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En tant que personnalité chargée de certains services publics (enseignement, jusliie, etc.), il se distingué au contraire des entrepreneurs privés par la façon dont il se fait pa3^er ses services, et souvent aussi par la façon dont il rétribue ses salariés.

Enfin, en tant que législateur, il exerce sur la vie économique une action complexe, qui, comme nous le verrons,

peut influer sur la Uépartilion aussi bien que sur la Production.

Nous aurons donc à envisager les modifications que l’interv’^ention de PEtat apporte au mode de Répartition qui ré» suite, pour les individus, de leur rôle dans la Production.

§ 7. — Les principes de la Répartition et la classification des individus d’après leurs revenus globaux.

Lorsque nous aurons réalisé celle partie notable de notre tâche, nous n’aurons pas encore donné un aperçu complet du phénomène de la Répartition.

Il s agit, en effet, puisque la répartition des revenus ne s’opère pas également entre les individus, de classer ceux-ci par catégories d’après leur part.

Or, cette classification né dépend pas seulement du rôle des individus dans la production : car, d’abord, le même individu peut y participer à plus d’un titre (il peut, par exemple, appartenir comme salarie à une entreprise et s’intéresser comme capitaliste à une autre). Et d’autre part, si son rôle dans la production définit le ynode de détermmation de son revenu, il n’en fixe pas le montant. Il y a de grands et petits entrepreneur.?, de gros et de petits capitalistes, et même de gros et de petits salaries. Par contre, le revenu moyen de telle catégorie d’entrepreneurs peut être sensiblement égal à celui de telle catégorie de salariés.

La classification des individus d’après leur revenu global dépend de toutes ces circonstances. On conçoit aisément que cette classification doit varier d’un pays à un autre et d’une époque à 1 autre. Et, ici, des données statistiques permettront seules de préciser nos idées (1).

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