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et fait vivre environ 15.000 salariés. Elle possède 18 usines et fabriques produisant les articles les plus variés (minoteries, savonneries, fabriques de vêtements, de chaussures, de bonneterie, de lingerie, de mobilier, de conserves, de chocolat, de biscuits, etc.). Elle possède une banque, un domaine agricole en Angleterre, des docks, des navires, des comptoirs à l’étranger, une fabrique de suif en Australie, une plantation de thé à Ceylan...
La Wholesale de Glasgow, fondée en 1808, et groupant autour d’elle environ 300 sociétés écossaises, faisait, avant 1914, pour 200.000.000 de francs de ventes, et produisait des articles divers pour une soixantaine de millions. Si l’on ajoute à la production de ces deux sociétés fédératives celle des coopératives produisant isolément, on constate que le montant global de la production eiïectuée en Grande-Bretagne sous la direction de la coopération de consommation dépassait 400 millions de francs par an (1).
Dans aucun autre pa}'s, la coopération de consommation n’a atteint un tel degré à la fois de développement interne et d’expansion. Mais, un peu partout, le mouvement coopératif tend à prendre la forme fédérative, qui seule lui permet d’aborder l’achat en gros, et qui favorise la production coopérative. En Allemagne, le magasin de gros fondé à Hambourg en 1894 dépassait déjà en 1913 un chiffre d’affaires de cent millions. En France, la fédération des sociétés coopératives a été longtemps retardée par la scission en deux groupes des sociétés socialistes et des sociétés « bourgeoises ». Mais la fusion des deux groupements est actuellement réalisée, et un magasin de gros, destiné à toutes les sociétés coopératives françaises, a été organisé (2).
(1) 11 ne faut pas confondre la production par les coopératives de consommation avec la coopération de production. Sans doute, les sociétés de consommation réservent souvent, en France notamment, leur clientèle aux groupements coopératifs de producteurs ; mais dans les usines qu’elles créent, tous les travailleurs sont salariés. Cependant on institue parfois en leur faveur la participation aux bénéfices ; les coopératives françaises admettent même qu’ils aient des représentants au conseil d’administration; par contre, la plupart des sociétés anglaises ne leur permettent même pas d’ètre membres de la société de consommation où ils sont employés.
(2) La fusion a été réalisée au congrès de Tours, en décembre 1912, et elle a réuni VUnion coopérative, qui groupe 411 sociétés et la Confédération des coopératives socialistes, qui en groupe 480. On trouvera le
CONSOMMATION