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FAUT. II

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procède également, ainsi que nous l’avons déjà indiqué, à diverses sortes d’arbitrages. Enün, on pratique aussi le report dans des conditions assez semblables à celles qui sont en usage dans les bourses de valeurs (1).

Cependant les bourses de marchandises présentent diverses particularités d organisation importantes dues principalement à la nature de l’objet négocié.

Les intermédiaires ou courtiers jouent ici un rôle moins exclusif que dans les bourses de valeurs. D’abord, les particuliers sont généralement admis dans les bourses de marchandises, — sauf, sur certaines places, les restrictions tendant à n’admettre que ceux, commerçants, ou industriels, qui ont aux marchés de bourse un intérêt professionnel. — Puis, les courtiers ne sont généralement pas chargés, comme les agents de change, de liquider ces opérations.

C’est d’ailleurs par l’exécution et la liquidation des marchés que le mécanisme des bourses de marchandises se différencie le plus de celui des bourses de valeurs.

Les liquidations s’y font bien aussi à époque fixe, généralement à la fin de chaque mois, les marchés étant conclus pour fin mars, fin avril, etc. Mais elles s’opèrent en tous cas autrement que sur les bourses de valeurs, soit qu’elles se règlent simplement au moyen de fîlièi'es, soit (ju’il existe une caisse de liquidation.

'Nous avons vu que, sur la bourse des valeurs, le particulier est tenu de se servir d’un agent de change. C’est à lui qu’il donne des ordres d’achat ou de vente. Il ignore sa contrepartie, et c’est à l’agent de change seul qu'il demande la livraison du titre ou le paiement du prix, s’il veut exécuter effectivement son marché à l’époque de la liquidation. D’autre part, à ce moment, les agents se réunissent pour régler entre eux, par compensation, leurs comptes et leurs

(1) Ici encore, les dénominations usuelles ne correspondent qu’approxiinativement à la réalité. Ainsi, on a coutume de désigner sous le nom de report, stricto sensu, l’écart entre le cours du comptant et le cours du terme, lorsque le cours du terme est le plus élevé; et l’on désigne aussi sous le nom de déport la différence des deux cours quand c’est au contraire le cours du comptant qui est le plus élevé : cependant, d’autres facteurs que le report proprement dit peuvent expliquer cette différence entre les deux cours.

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mouvements de titres ; et chacun d’eux n’a plus qu’à livrer à ses clients les titres qu’il détient, ou l’argent.

Il en est autrement sur la bourse de marchandises. Sans doute, tout opérateur — agissant pour son propre compte ou à titre d’intermédiaire — peut défaire son marché en vendant avant son échéance s’il est acheteur, en achetant avant son échéance s’il est vendeur. Mais ï exécution effective fait par un tout autre mécanisme, et cette différence s’explique tout d abord par la nature de l’objet négocié : les agents de change, en effet, manient les titres qu il négocient ; ils les détiennent, se les transmettent entre eux, et peuvent les remettre euxmêmes à ceux de leurs clients qui en demandent la livraison. Ces titres sont l objet mêmedela négociation. kn contraire, sur la bourse des marchandises, on ne manie que des titres représentatifs de la marchandise, et non la marchandise elle-même. Il faudra donc, pour arriver au règlement définitif de la transaction — au moment où elle aboutit à une exécution elfective, atteindre la marchandise elle-même, qui se trouve, non en bourse, mais dans un magasin, et qui est détenue, non par un intermédiaire, mais par un particulier.

Pour en arriver à cette dernière partie de l’opération, on emploie un appel de livraison appelé filière. Et le mode de liquidation varie selon que la filière constitue, en même temps qu’un instrument de livraison, un instrument de liquidation générale, ou que la liquidation est confiée à une institution spéciale, dite caisse de liquidation, — la filière étant alors réduite au rôle d’appel de livraison.

a) Liquidation par filière. — Le procédé le plus ancien est celui qui consiste à opérer toute la liquidation au moyen de la seule filière. La filière est un appel de livraison endossable, dont remploi aboutit, en ce cas, à mettre en rapport un acheteur et un vendeur également disposés à exécuter effectivement leur marché, tout en compensant, en passant, les opérations destinées à se régler par une simple différence.

^ \ oici comment cette opération s’effectue : tout vendeur qui Il a pas préalablement annulé par un achat avant l'échéance la vente qu il a faite, et qui, par conséquent, doit livrer effectivement une marchandise qu’il détient, adresse à son acheteur un appel écrit, appelé filière.

« Si cet acheteur a lui-même revendu avant le terme, il transmet par voie à! endossement l’invitation à son propre

part. 11.

CIRCÜL4TION

acheteur, pour que celui-ci prenne sa place; si ce dernier a également revendu, il agit de même envers le troisième acheteur, et ainsi de suite : de cette manière, l’appel en livraison suit la filière de tous les acheteurs successifs, jusqu’à cequ’ilen trouve un disposé à recevoir la marchandise ; et c’est cette circulation de l’appel en livraison qui lui a valu le nom de filière (1). »

Sur beaucoup déplacés, des liquidateurs de filières ou /î/ieristes se chargent à la fois de trouver V acheteur disposé à prendre la marchandise et de régler les comptes avec tous les spéculateurs. Car toutes les ventes n’ont pas été effectuées aux même prix, et il y des différences à verser ou à recevoir (2).

Dans le but d’accélérer les opérations, on a installé dans la Course de commerce de Paris une chambre des liquidations centralisée, où, à jour fixe, les spéculateurs doivent être représentés afin d’endosser ou d’arrêter, à l’appel de leur nom, les filières qui leur échoient. Il y a, le lendemain, une seconde séance plénière pour les échanges de factures acquittées et le paiement des différences.

Il existe ainsi, sur certaines places, une organisation destinée à faciliter la liquidation générale aux époques d’échéance. Mais une chambre de liquidation comme celle de la bourse de Paris n’est qu’un local où se réunissent les liliéristes, et ceux-ci restent individuellement mandataires de leurs clients. Tout le mécanisme de la liquidation n’eu repose donc pas moins sur la filière. Nous allons voir qu’il en est tout autrement dans les bourses qui possèdent une caisse de liquidation.

b) Caisse de liquidation. — Il existe, sur certaines places —

(1) Dany, Manuel pratique des opérations commerciales, p. 95.

(2) « A Paris, le liquidateur présente simultanément la filière et la facture acquittée du premier vendeur au premier acheteur ; celui-ci endosse la filière, et, en échan^-e de la facture acquittée, remet la sienne pour le deuxième acheteur, également acquittée; la différence entre les deux factures est réglée instantanément avec le liquidateur, qui paie le bénéfice ou touche la perte ; le liquidateur se rend ensuite auprès du deuxième acheteur, où la même opération a lieu, et ainsi de suite, le liquidateur devenant successivement le mandataire de chaque endosseur et devant suivre la filière sans interruption jusqu’à ce qu’il rencontre un destinataire, c’est-à-dire un acheteur qui « l’arrête ». (Daxy, op. cit, p. 97).

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notamment au Hâvre, à Roubaix, à Leipzig, à Hambourg, — des caisses de liquidation constituées sous la forme de sociétés par actions.

La caisse de liquidation n’est pas seulement, comme son nom l’indique, un mécanisme destiné à centraliser la liquidation des contrats : c’est un intermédiaire qui s’interpose entre les contractants. Ainsi Pierre achète à Paul n balles de coton à un prix P. Tous deux font enregistrer leur opération par la caisse: celle-ci inscrit Pierre comme acheteur, et Paul comme vendeur pour la quantité et au prix convenus, et elle se porte elle-même comme vendeur de Pierre et acheteur de Paul, rendant ainsi leurs opérations indépendantes. « Elle se trouve ainsi substituée, pour chacun des contractants, à sa contrepartie et devient contre-partie unique de toutes les opérations pour lesquelles on fait appel à son concours (1). »

Si l’on se place d’abord au seul point de vue de la liquidation des affaires, on voit immédiatement que l’intervention de la caisse facilite considérablement le règlement des comptes et la livraison effective de la marchandise. En effet, avec le procédé de la filière, il faut d’abord attendre l'échéance du marché pour liquider toutes les opérations qui se soldent par une simple différence: Paul avait, en janvier, acheté 10,000 balles de colon livrables en avril ; il les a revendues en février ; donc ses deux opérations se compensent, mais il ne peut les liquider qu’en avril, puisque c’est à ce moment-là seulement que le vendeur effectif pourra faire appel à l’acheteur définitif et que le filiériste réglera, en passant, les spéculateurs intermédiaires. Ensuite, le procédé de la filière exige que l’on arrive à mettre en relations un vendeur et un acheteur déterminés : le vendeur qui, ayant effectivement de la marchandise à livrer, n’annule pas son marché par un achat avant l’échéance et crée la filière, et l’acheteur qui, désirant se procurer la marchandise, ne revend pas, et arrête la filière.

La caisse de liquidation évite ces deux difficultés. En effet, comme elle enregistre, à mesure qu’elles sont conclues, toutes les opérations que chaque spéculateur fait « avec elle-même » elle peut, à tout moment, les compenser, et liquider individuellement tout spéculateur. La liquidation des opérations

(1) Depitre. Les caisses de liquidation des operations à terme sur marchandises, th., Paris, 1907, p. 71.

destinées à se régler par simple différence devient donc tout à fait indépendante de la création de la filière.

Quant à la filière, elle subsiste, puisque la caisse de liquidation ne détientpas la marchandise et qu’il faut bien finalement en prendre livraison chez un particulier. Mais sa circulation se trouve grandement simplifiée. Le vendeur qui veut livrer remet sa filière à la caisse. Celle-ci, à son tour, la transmet par un endossement à un acheteur quelconque^ le premier inscrit sur le registre. Et celui-ci est tenu d'arrêter la filière s'il veut exécute) effectivement son marché. Dans le cas contraire seulement, il la retourne à la caisse, qui la réendosse jusqu’à ce qu’elle trouve un acheteur effectif.

La caisse s étant instituée contre-partie vis-à-vis de chacun des contractants, le rapport entre le vendeur et l’acheteur primitifs se trouve rompu, et c’est ce qui permet de faire arrêter une filière quelconque par un acheteur quelconque. Il suffit, pour rendre les filières interchangeables, que la caisse fixe certaines conditions relatives à leur établissement (1).

On voit donc que les caisses de liquidation simplifient d’une façon très appréciable le règlement des affaires et la livraison des marchandises, en séparant ces deux catégories d’opérations, que confond la liquidation par filière. Et l’on peut comparer, en ce qui concerne le règlement des comptes, son intervention à celui du syndicat des agents de change.

Mais la caisse de liquidation a, en outre, une autre fonction Elle ne se borne pas à rendre possible la liquidation individuelle des opérations ; elle est, comme nous l’avons vu, la contre-partie de chaque opérateur, et cette intervention tend à régulariser et à garantir les opérations.

D abord une caisse de liquidation peut exercer un contrôle sévère. Celle du Havre, par exemple, exige des courtiers qu’ils se bornent à transmettre leurs ordres, au lieu de spéculer pour leur compte, ou de faire la contre-partie de leurs clients. Quant aux particuliers, elle ne fait d’affaires qu’avec ceux qui ont un intérêt professionnel dans les opérations qu’ils accomplissent, et élimine ainsi les joueurs.

La situation propre de la caisse de liquidation est, en elle-

(1) Par exemple, sur le marché du Hâvre, le règlement relatif au coton spécifié que les filières sont d’environ 50 balles, dont le poids ne peut être inférieur à 11.000 kg. ni supérieur à 11.300

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même, très solide : comme elle enregistre toujours, en face une vente de la même marchandise, en même quantité et au même prix, ses engagements se compensent, en principe, exactement. Son seul risque consiste dans l’insolvabilité possible de certains de ses clients. Mais elle peut y parer en exigeant une couverture. Au Havre, la caisse exige d’abord au moment de 1 enregistrement du marché, un premier versement qu on appel original deposit ; puis, s’il se produit des vanations de cours qu, risquent de rendre cette première cou-

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ou ; et s il n est pas répondu à fappel de marge, elle

xecute le client, en compensant immédiatement son opération par une vente s’il est acheteur, et par un achat, s’il est vendeur La sécurité dont jouit ainsi la caisse de liquidation profite aux opérations et régularisé le marché. En effet, la caisse se substituant a la contre-partie de chaque opérateur, le taux des transactions devient indépendant du crédit individuel et s’uniobli^ü^' outre, le mécanisme des déposits et des marges

oblige les spéculateurs à proportionner leurs opérations à leL

ressources. Et ces deux circonstances contribuent sensiblement a régulariser les cours (1). ^'uiemeni

§ 5. Fonctions économiques des bourses en général.

Pour apprécier les fonctions économiques de la bourse en général, il faut voir en elle tout d’abord un marché et •» un marché où l’on fait des opérations « ZZê ’

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remplit une fonction essentielle dans notre or"a"n'isrtfo"néco’"' mtque, où l’échange est la condition fondam'eS de h " dnctmn. D’ailleurs, elle la remplit fort birrcar une hV est un marché ou la concurrence des acheteurs et des vendeurs s expnme ngoureusement; et grâce aux communications té"?

graphiques qu, unissent entre elle» les hourses des divers pays,'

(1) Sur les objections formulées confrA Iac j i

c^ausulter Depitre, op. dt., p. 138 et suivait.es Dunan. La crise du marché des sucres en i90^ Pt ) de liquidation d la bourse de Paris, Th., Paris, 1907 Nogaro

celles-ci constituent, pourles objets auxquels elles s’appliquent, un marché universel.

La Bourse est, en outre, un marché où s’effectuent des opérations à terme, et notamment des opérations qui peuvent se régler par simple différence. Et ces dernières opérations font apparaître une catégorie spéciale de négociateurs, les spéculateurs, dont l’utilité économique n’est pas, de prime abord, évidente. Cependant, on peut la découvrir.

Les opérations du spéculateur sont fondées sur l’idée qu’il se fait du mouvement des cours dans un avenir plus ou moins éloigné. S’il prévoit une hausse, il achète avec l’espoir de revendre plus cher. Il vend dans le cas contraire. Mais, en achetant, il contribue déjà à la hausse ; en vendant, il contribue à la baisse. Si ses prévisions sont justes, il prépare et gradue les Iluctualions qui résultent de l’état du marché, — tandis qu’une augmentation ou une diminution inattendue de l’offre ou de la demande provoquerait une hausse ou une chute brusques.

Si ses prévisions sont inexactes, il fausse momentanément le cours, et provoque des oscillations inutiles, destinées, à se corriger dans la suite, en raison de l’état réel du marché. Pourtant, même en ce cas, il peut assumer une part dans la division du travail commercial, en déchargeant un autre producteur du risque résultant des fluctuations de cours : c’est un assureur (voir au paragraphe suivant).

Il faut observer cependant que la spéculation provoque parfois, par des bruits tendancieux ou des manœuvres d’accaparement, des fluctuations déréglées qui jettent la perturbation dans le commerce et l’industrie.

En ce qui concerne les bourses de valeurs, nous verrons plus loin que la spéculation devance la demande effective de placement, et facilite ainsi le classement des titres. Elle réagit aussi parfois contre l’affolement du public, en rachetant lorsqu’une panique provoque des ventes inconsidérées. Toutefois, là aussi, des excès se produisent qui faussent le marché financier (I).

(1) Pour plus de détails, consulter A. E. Sa rocs. Les bourses allemandes de valeurs et de commerce, th. Paris 1898 ; J. Lescure. Le marché à terme de bourse en Allemagne, th. Bordeaux 1908, et Champion, Manuel pratique des affaires à terme en marchandises, 3® éd., Paris, 1907.

CHAP. IV, LA BOURSE

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Voici un exemple de celte opération Un importateur de café, au Hâvre vont cû

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196 PART. 11. CIRCDLaTION

Ainsi, il achète en juillet 500 sacs de café livrables en octobre.

il revend en juillet 500 sacs de café livrables en octobre.

On conv'oit aisément que, notre commerçant étant à la fois acheteur et vendeur, à une même époque, pour un même terme, les fluctuations de cours doivent, en ce qui le concerne, se neutraliser. Notre importateur redoutait une baisse qui eût pu favoriser certains de ses concurrents ; si elle se produit, le gain qu’il réalisera (l) par sa nouvelle opération — la venteà terme — compensera sa perle éventuelle. Inversement, s’il se produit une hausse de nature à nuire ses concurrents, il se privera, par la perte résultant de sa vente, d’un bénéfice supplémentaire. Mais, dans les deux cas, les fluctuations de cours n’existent plus pour lui.

Ce que l’on conçoit moins aisément, c’est que, ayant acheté et revendu une même quantité de café livrable à une même époque, il puisse, à cette époque, prendre livraison de son café. Voici l’explication : l’importateur a acheté à livrer, une certaine quantité de café d’une certaine qualité. U en prendra effectivement livraison. Ce qu’il a revendu, c’est une quantité analogue de café du type terme, du type le plus courant sur lequel on effectue les marchés à ternie ; et celte vente, il l’annulera au dernier moment par un nouvel achat sur le marché, de manière à la régler par simple différence. Ainsi, la première opération n’est pas annulée par la seconde ; seule la fluctuation du cours est neutralisée, si toutefois — ce qui est la règle — le cours de la qualité achetée et celui de la qualité vendue ont oscillé d’une façon à peu près parallèle.

Les applications du marché à terme comme assurance, dont nous venons de donner un exemple, sont très nombreuses. Elles constituent l’une des fonctions les plus incontestables du marché à terme sur les bourses de marchandises (2).

(1) Il réalisera ce gain; car, ayant vendu à découvert, il achètera au moment de livrer et bénéficiera de la différence entre le nouveau cours et Tancien.

(2) Voir la thèse de M. Olivier SEm,De la liquidation des marchésà terme en marchandises, Paris 1889, un article du même auteur. Le marché du coton en France, dans la Revue politique et parlementaire , imWei 1901 et l’article de M. Max Turuan.n, L'organisation du marché à terme sur marchandises. {Rev. écon. internationale, août 1912).

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