‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 92 sur 192 · C.s« .1 au, s, éloqueuî,^ "ne SL n„f rel’ûûf i"^“‘'°°’ P · texte numérisé non relu

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prix. Cependant, comme nous l’avons^déià indinni des

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CUkP. I. — CONDITIONS DE l’ÉQL'ILIBRE DE LA PRODUCTION 331

exotiques; c’est lui qui décide les manufacturiers à augmenter ou à réduire leur personnel ou leur outillage (!)•

La demande appelle donc la production, et, sotzs un régime de concurrence, on peut dire que la production 5e proportionne au besoin : car. en temps normal, chaque producteur est porté, quand l'état du marché le permet, c'est-à-dire tant qu’il peut couvrir ses frais, à augmenter la quantité de ses produits pour accroître ses bénéfices (2).

(1) Seulement, le marché agit différemment sur la production, selon les conditions techniques qui lui sont propres. En effet, un producteur ne cède pas sa marchandise, du moins d’une façon durable, au-dessous de son coût de production ou prix de revient. D’autre part, nous avons vu plus haut que le prix de revient peut varier plus ou moins que proportionnellemeut aux quantités produites. Si le prix de revient par unité produite augmente à mesure que la production s’accroît, ce qui arrive fréquemment dans l’agriculture et dans les industries extractives, il faut, pour que la production continue à satisfaire au besoin, que l’état du marché permette une hausse des prix. Si, au contraire, ainsi qu’il arrive souvent pendant de longues périodes dans l'industrie manufacturière, le prix de revient reste constant ou même diminue avec l'accroissement de la production, celle-ci augmente tant qu’il existe une demande suffisante pour maintenir un prix rémunérateur, ce prix fût-il moins élevé qu’auparavant. Il arrive, d’ailleurs, en ce cas, que la baisse du prix élargisse le cercle des acheteurs. Et l’équilibre de la production résulte alors non pas seulement de ce qu’elle s’adapte spontanément aux divers besoins, mais aussi de ce qu’elle développe certains d’entre eux,

(2) Notons, cependant, que la hausse des prix peut durer longtemps avant de provoquer une augmentation de la production, lorsque les moyens de production se trouvent réduits, comme c’est le cas actuellement. — Peut-être même pourrait-on se demander si un producteur, ayant pris l’habitude de vendre cher, n'hésitera ^pas à accroître sa production, par crainte de voir diminuer son bénéfice par unité vendue, sinon même son bénéfice global. Dans le doute, il préférera souvent ne pas avoir à résoudre les difficultés (main-d’œuvre, outillage, etc) que soulève le développement de la production. On doit donc reconnaître que, si la hausse des prix attire très efficacement sur un marché des marchandises déjà produites, elle n’est pas un facteur suffisant ni même certain d’accroissement de la production, et l’on déduira peut-être de cette observation que, dans une époque de production déficitaire comme celle où nous nous trouvons, il faut se garder de trop favorirer la hausse des prix, et s’efforcer plutôt de développer les moyens techniques de production.

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production et tes rn.

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