W = RP
P = Nnj-=:nc7l, P
JouBERT. — Électricifp. 26
u désignant le poids de métal réduit par un coulomb et P le poids total obtenu par seconde. On en déduit
ce qui montre que pour un travail donné le poids de métal obtenu sera d'autant plus grand que n sera plus grand, par suite quand on aura n = N, c'est-à-dire quand toutes les cuves seront en séries; et que d'ailleurs ce poids croîtra indéfiniment avec le nombre des cuves. Mais la formule montre aussi que pour doubler la quantité de métal, il faut quadrupler le nombre des cuves. Il y a donc une limite au delà de laquelle les frais résultant de l'augmentation du matériel ne seraient plus compensés par l'augmentation du rendement.
384. Four électrique. — Une branche de l'électrométallurgie qui n'a plus un lien aussi étroit avec l'électrolyse est la fusion des minerais et des métaux au moyen de l'arc voltaïque. Les températures qu'on peut atteindre par les combustions sont nécessairement limitées par le fait delà dissociation , il n'en est pas de même pour l'arc électrique. Toutefois la question de température n'est pas seule à intervenir et dans beaucoup de cas les propriétés réductrices de l'électrode négative paraissent jouer un rôle important.
William Siemens a montré qu'on pouvait utiliser économiquement l'énergie électrique à fondre le fer et l'acier. Il emploie un creuset de plombagine de 20 centimètres environ entouré de poussier de charbon. Un charbon comme ceux qui servent à l'éclairage passe par le fond du creuset, c'est le charbon positif, le charbon négatif est maintenu au-dessus par une espèce de régulateur. Avec un courant de 36 ampères et une force motrice de 4 chevaux on fond un kilogramme d'acier en quinze minutes. On peut estimer que réchauffement et la fusion d'un kilogramme d'acier demande 45o calories, soit un travail de 450X4,170=1 876500 watts. Or 4 chevaux en quinze minutes fournissent 4 X7'-iJX i5
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X 60 =: 2610000 waUs; lo rendement serait donc de 0/36 environ.
385. Fabrication du bronze d'aluminium. — En opérant d'une manière analogue sur des minerais d'aluminium et du cuivre, MM. Gowles (Gleveland, Ohio) obtiennent du premier coup du bronze d'aluminium contenant l'ï à 20 p. 100 de ce dernier métal et tout à fait exempt de fer. Le minerai employé est une espèce de corindon ou alumine cristallisée qu'on réduit en poudre et qu'on mélange avec du charbon concassé et le double de son poids de cuivre en grains très pur, tel que celui du lac Supérieur.
Le tout est placé entre deux électrodes formées de gros charbons comme ceux qui servent à l'éclairage et qui sont entourés d'une brasque de charbon préalablement trempé dans un lait de chaux jDOur éviter sa transformation en graphite sous l'action de la chaleur. L'aluminium réduit s'unit, comme on sait, avec une grande énergie au cuivre. L'opération s'effectue actuellement au moyen d'une dynamo donnant 5 000 ampères sous une force électromotrice de 60 volts et ayant par suite une puissance de 3ooooo watts-seconde; elle s'exécute sur un poids de 35 kilogrammes de corindon et 70 kilogrammes de cuivre et donne environ 82 kilogrammes d'alliage; elle dure une heure et demie. Chaque kilogramme d'aluminium dans Talliage correspond à un travail de 41 chevaux pendant une heure.