SH
Si la rotation a lieu autour d'un axe horizontal, le plan du cadre étant d'abord horizontal, il n'y a à tenir compte que de la composante verticale, et on a
2SZ
On en déduit
— =- = tangI.
Cette méthode a été indiquée par Weber pour déterminer l'inclinaison. L'appareil est connu sous le nom d'inclinomètre de Weber [fig. 2 35).
270. Mesure d'un champ magnétique. — La même méthode permettra, avec une très petite bobine mobile autour d'un axe situé dans son plan, de mesurer l'intensité d'un champ variable en ses différents points. Le plan de la bobine étant perpendiculaire à la direction du champ, on la fait tourner rapidement de 180° et on mesure le courant de décharge. Pour éviter la mesure de la surface, il suffit de
d(Herminer la décharge donnée par la petite bobine dan^ un cliamp d'intensité connue.
271. Mesure de la composante normale en un point d'un aimant. — Supposons qu'on applique Ja petite bobine en un point de la surface du barreau, comme on ferait d'un plan d'épreuve, et qu'on la retourne face pour face ; le courant de décharge donnera le double du flux qui traversait la bobine et en divisant par la surface, on aura la valeur moyenne de la composante normale pour l'élément recouvert par la bobine.
On peut encore procéder autrement. Supposons le barreau cylindrique et un anneau circulaire l'enserrant étroitement [fig. 236). Si on fait passer l'an- , ^
neau de M en M', la décharge , — —f-
mesurera le flux coupé pen- \ L^
dant le déplacement. Ce flux, "^^ ^'
divisé par la surface, donnera ^^" ^
la valeur moyenne de la composante normale.
Si l'anneau sortait du barreau, et était emporté jusqu'à l'infini, la décharge mesurerait le flux total émané du barreau à partir du point M, et par suite, en vertu du théorème de Green (42) et de la propriété fondamentale des aimants (149), le flux qui traverse la section M.
272. Courants de décharge par variation du champ extérieur. — Cas de deux bobines. — Supposons le circuit immobile et la variation produite dans le champ extérieur. Soit Q le flux qui traverse le circuit ; si on l'annule on a une
décharge w = — ; si on le rétablit, on a une décharge égale R
et de sens contraire; si on renverse sa direction sans changer
sa valeur, on a une décharge double
Tel est le cas d'un courant induit dans un circuit fermé A
par la rupture ou la fermeture d'un circuit voisin B traversé par un courant. Soit I l'intensité du courant permanent dans B, et M la valeur du flux émané de B et qui traverserait A, si B était parcouru par un courant égal à l'unité, autrement dit, le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits (232); on a Q = MI, et la décharge correspondant soit à la fermeture, soit à la rupture du circuit inducteur B, a pour valeur
MI
Elle correspond dans les deux cas à la même quantité d'électricité; mais la loi suivant laquelle varie l'intensité n'est pas la même : le temps qui correspond à la cessation du courant inducteur, même quand il est prolongé par l'étincelle est généralement plus court que celui qui correspond à l'établissement. Il en résulte que les valeurs de l'intensité sont plus grandes dans le courant direct que dans le courant inverse.