‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservationChapitre 42 sur 67 · I.AMPYRIDES. — LYGUS, DICTYOPTERA, F.ROS · texte numérisé non relu

I.AMPYRIDES. — LYGUS, DICTYOPTERA, F.ROS

même chez certains mâles, ayant rarement les segments 6 et 7 soudés et confondus. Les tarses ont toujours cinq articles. Le corps est oblong ou allongé, à téguments tlexibles, parfois larviformc chez les femelles.

GEM'.ES PKINCIPAUX.

liYCUSj Fabr. — Antennes en dents de scie, rapprochées à leur base, insérées entre les jeux sur le front ou sur la base du rostre. Corselet petit, rétréci en avant, foliacé sur les côtés. Élylres très-minces, lâches, débordant souvent l'abdomen, élargies et sculptées chez les mâles dans certaines espèces. Tête prolongée en un rostre grêle.

Les Lycus et les genres du même type habitent surtout les régions chaudes. Ils se trouvent sur les fleurs, les broussailles, et se plaisent dans les bols. Oiiand on les saisit, ils simulent la mort en contractant leurs pattes et fléchissant leurs antennes, il est probable, vu la faiblesse de leurs pièces buccales et leurs mandibules très-grèles, que leur régime est végétal, ou qu'ils mangent à peine à l'état adulte. Ce genre compte une soixantaine d'espèces des régions chaudes des deux mondes, surtout de l'ancien et d'Australie. — Ex. : L. trabeatus, G. -M., mùlc, du Sénégal (pi. xxxv, fig. 1; la, tète vue de face.)

niCTYOPTER.%, Latr. — Antennes insérées à la base du rostre. Élytres graduellement élargies en arrière,

Ce genre ne comprend qu'une espèce, d'Kurope, le D. sanguinea, Linn., ou villosa, de Geer, à élytres et côtés du corselet d'un beau rouge, le reste noir, long de 3 millim., se trouvant sur les fleurs dans tous les pays de l'Europe (pi. xxx'v, fig. 2, tôte vue de face). C'est le Ver luisant rouge de Geoffroy. Sa larve est allongée, très-déprimée, à pattes et à dessus du corps d'un noir mat, vivant sous les écorces des Chênes morts, où elle fait la guerre aux diverses larves qui s'y trouvent. Elle ressemble aux larves des Lampyres, dont nous parlerons plus loin, mais en diffère par sa tôte non rétractile, ses mâchoires sans lobes, sa languette soudée au menton. Le genre est curieux par sa tôte prolongée en bec. Le corselet est presque carré, les élytres unies. Il y a une vingtaine d'espèces. On en trouve à Ceylan, en Chine, eu Pensylvanie, en Colombie, au Brésil et aux îles Aléoutiennes.

S':n»«i>, iN'cwinann. — Antennes filiformes on légèrement dentées. Tète sans rostre, en partie recouverte par le corselet.

Dans ce genre sont aussi des espèces rouges, de taille moyenne, petite et très-petite, qu'on trouve sur les tleurs, surtout dans nos régions du Nord, de l'Est et dans les montagnes, il diffère du précédent par la

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tùte dépourvue de museau, les anienues insérées entre les yeux, le corselet à fossettes et à côtes, et les élytres à côtes fines et saillantes. Los espèces sont noires, avec les élytres rouges. Citons: E. coccineiis, Linn. ou Auront, Herbst, d'Europe et d'Algérie, de 9 millimètres, à corselet rouge<1tre ; E. affinis, Payk., de 6 à 8 millimètres, de Suède, de France, d'Allemagne, à corselet et antennes noirs, et une petite espèce, E. minutus, Fabr., de toute l'Europe, de 5 millimètres de longueur environ. l.e genre Eros comprend quarante-cinq espèces d'Europe, des f.tats- Unis et de l'Amérique russe, du Mexique, de la Guyane, du Brésil, de la Colombie et de l'île \Noodlark.

HOM.&I.BStiS, (leoffr. — Tète dégagée; antennes subfiliforme.':, à aiiicles Lien accusés. Corselet non foliacé, tranchant sur les bords. Elytres planes, parallèles, débordant faiblement un abdomen de si.v segments.

Ces insectes, de forme allongée, parallèle, très-déprimée, à élytres en plus ou moins grande partie d'un rouge sanguin, se trouvent sur les tiges et les feuilles des herbes. — Ex. : //. suluralis, Fabr., de France, d'Allemagne, d'Italie (pi. xxxv, lig. 3, son antenne). C'est YOmulise do Ceoflroy, trouvée à Fontainebleau. Le corselet, à angles postérieurs très-aigus et recourbés vers les élytres, rappelle celui des Élalériens. Les élytres sont d'un rouge safrané aux bouts et sur les bords, avec une large bande suturale noirs. La taille est de 5 millimètres. Cette espèce est assez commune dans les haies et dans les bois. Deux autres espèces du midi de la France, de Dalmatie, d'Italie.

CI.ADOI<>HOESt:^, Guér.-Méii. — Antennes très-longues, très-grèles, filiformes, velues, dont les articles émettent un rameau linéaire et velu beaucoup plus long qu'eux. Corps linéaire, très-allongé. .

(les insectes sont propres à la Nouvelle-Guinée. — Ex. : C. ruficollis, G.-Mén., ou crocicollis, Boisd., d'Offack, terre des Papous (pi. xxxv, tig. 9, tète vue de face; 9a, antenne; 9 b, tarse antérieur, face et prufil). Trois autres espèces des mêmes régions.

ï.A^IB'-lBSBS, TieoflY. — Antennes rapprochées à leur base, insérées entre les yeux, sur le front. Jlàle ailé et élytré; femelle aptère et larviforme, sans élytres, à taille plus grande que le mâle ; tète très courte, fortement rélractile dans la cavité du corselet, qui la recouvre.

L'appareil de la phosphorescence, si important comme physiologie, ne peut être d'aucun secours pour la classification des genres, car il varie, même d'une espèce à l'autre, pour le nombre des segments qu'il occupe dans l'abdomen, à partir du dernier en dessous. Les I.ampyres, dont les femelles et les larves sont connues sous le nom de Vers luisants, sont des insectes nocturnes demeurant enlièreuKint cacliés, pendant le

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