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ticulière, et se trouve logée dans une cavité dis” tincte. Il ne paraît pas qu'elles sortent immédiate” ment de leur cellule, quand la mouche les met bas: mais elles se détachent d’abord de la matrice, se ré’ pandent dans la cavité du ventre, et se dirigent en” suite vers l'ouverture qui leur donne issue.
Les œufs des insectes sont quelquefois isolés, mai le plus souvent réunis en groupe plus ou moins nom” breux; ceux des Blaites, qui paraissent d’abord êtrt de la première catégorie, appartiennent cependan! à la seconde : car ils sont contenus, au nombre dé douze à vingt-quatre, dans un étui assez dur où ils sont disposés sur deux rangs.
Scopoli a observé qu’une espèce de Perle porte le siens sous le ventre; ceux des Æydrophiles et dû quelques autres espèces aquatiques, sont contenu dans une sorte de poche située à la partie inférieur! du corps, et que plusieurs d’entre eux abandonner! aussitôt après lavoir construite, :
Les œufs de quelques grands Orthoptères di genre Phusme (Cyphocrane) sont ovalaires, et munf d’un couvercle souvent sphérique (voy. Transaction! Linnéennes , tome 4). Ceux de la Aante, que Roœst) a décrits et figurés, sont fort remarquables; ils son! placés sur deux rangs, dans l’intérieur d’une envé” loppe ovalaire, d’une grosseur surprenante, et def consistance du parchemin.
Les Ateuchus renferment les leurs dans une boul de fiente, et, au moyen de leurs pattes antérieures! font rouler partout devant eux le petit globe contt nant leur progéniture.
Quelques espèces de Coléoptéres et de Lepidi, ptères cherchent à dérober leurs œufs à la vorael de leurs ennemis, en les enduisant d’une substan tantôt cotonneuse ou velue, et tantôt transparent”
Les œufs des insectes sont lancés, lors de leur sort!
du Corps de la mère, avec une telle force, que sou- Vent ils parcourent une distance de plusieurs pouces. Un fait bien remarquable est celui que présentent les femelles des pucerons, qui, aussitôt après la fé- Condation , s’appliquent avec force contre un arbre 0u Juelque autre corps dur, et demeurent en cet état dans ane immobilité parfaite. Leurs corps ressem- ‘ht alors à dos excroissances végétales, et pren- Ment les formes les plus irrégulières ; il n’est plus Possible alors d'en distinguer une partie. Ces feelles meurent aussitôt après s'être débarrassées de Curs œufs, et leurs corps forment, en se desséchant, Ve sorte de bouclier qui préserve ceux-ci de l’infMpérie des saisons. d Caucoup d'espèces d'Hyménopières, telles que les neumons, les Sphex , eic. , enfouissent leurs œufs à0s le corps d'animaux vivants, et surtout dans lui des chenilles de Lépidopières, -$ Abeilles préparent pour les leurs des cellules Ie lout le monde connait. 5% 1 £s œufs des insectes supportent généralement les Pas grands froids sans en souffrir ;*et ceux de plu- ‘ Us espèces peuvent endurer un degré de chake Presque incroyable, sans que le principe de la Soit détruit.
a nombre d’œufs que pond une seule femelle il no prodigieux; chez quelques Zépidoptères ève à douze ou quinze cents; chez les pu- Nr il atteint trois ou quatre mille, L’abeille , vin ss Réamur, en pond environ douze mille en mil, Jours; les guêpes en ont de vingt à trente certe ce nombre est plus considérable encore chez lab ee espèces : car la femelle du T'hermés, dont au :, Den est d’une si prodigieuse grosseur, en met de Jour Jusqu'à quatre-vingt mille dans l’espace Met-quatre heures.
46 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE Les œufs affectent toutes les formes : tantôt d’une
. régularité parfaite, tantôt de l'aspect le plus bizare; souvent ils sont remarquables par des dessins et des traits en relief; leurs couleurs sont aussi variables que leurs formes, et offrent toules les nuances, de-
puis le blanc le plas éclatant jusqu’au noir le plus opaque.
La Lanve, qui, pour les Lépidoptères, se nomme chenille, est le second état que présentent les in- | sectes; pendant cette période, ils mangent avec voracité, et prennent tous leurs accroissements : car
: l’on sait qu’une fois devenus insectes parfaits, ils restent pour la plupart stationnaires sous ce rapport. Is se débarrassent aussi plusieurs fois de leur arcienne peau par des mues successives, et pour en revêtir une nouvelle. La dépouille d’une chenille contient l'enveloppe de toutes les parties externes ; inais les poils qu’elle présente souvent ne forment pas la gaîne de ceux dont l’insecte est revêtu après . cette opération. Lorsqu'une chenille est près de changer de peau, elle gonfle par intervalle quelquesuns de ses anneaux , afin d’en rompre la couche externe, qui est desséchée ; cette rupture commence par une ouverture sur le dos; elle s’étend ensuite enlong ; la chenille se dégage en retirant d’abord la partie antérieure de son corps, et ensuite l'autre moitié de l'enveloppe, qu’elle quitte. Cette opération, quoique laborieuse, est ordinairement exécutée avec une grande rapidité, et se termine le plus souvent dans l’espace d’une minute. Le corps d’une chenille qui vient de changer de peau est beaucoup plus grand qu’il ne l'était avant l'opération. Envisagées à l’état de larve, les métamorphoses des | insectes sont tantôt complèles et tantôt incomplètes: ! les premières sont celles qui changent entièrement la forme primitive de l’animal; les secondes, au con-
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| D'ENTOMOLOGIE. 43 » W’apportent à son organisation que des mo- 10nS peu importantes, et qui consistent surans la présence d’appendices qui, Jusque là, uils à l’état rudimentaire , avaient échappé Valion.
ces .—. lés insectes qui rentrent dans la seconde de thon, ions, nous citerons les Hémiptères , les Or- “Pléres, les Termites , et beaucoup de Wésroptéres. #s différences qui existent entre ces larves el l’indes 4 rfait consistent d'ordinaire dans l’absence émi” tres au premier de ces Élats ; chez quelques sangles de la famille des Réduvites, la larve pré- *üssi des différences dans la forme des sillons ord Orselet ; dans quelques autres genres du même notar > les antennes présentent aussi des variations Otables.
Chez
tout q
la Forficule ordinaire ou Perce-Oreilie, les de huis de la larve ne sont composées d’abord que dans! trticles, puis de neuf, etenfin de quatorze Le, MSecle parfait.
rdres qui présentent des inétamorphoses les sont : les Coléopléres, les Siphonaptères , Strés “Ploptères les Diptères , les Hyménoptères, les ‘Plères | et une partie des Vévropières.
: Corps de ces larves est généralement long, ® Consistance molle ; celui de quelques Co- » tels que les Dytiques, présente un ou
bhyli 'S segments.revêtus d’écailles; chez les Sta-
ne les segments sont entièrement cornés.
tête est distincte, et généralement de la consi-
| Stan 4 c | tee de Ja Corne; et tout le reste de l’insecte est
femele Visé en segments transversaux. Quelques
par ss de Coléoptères ; les Lampyres et les Driles,
leur & maple, Conservent, pendant toute Ja durée de
celle qe tnt, une forme à peu près semblable à ous venons de décrire.
__ Quelques larves sont dépourvues d'yeux, mañ presque toutes ont des ocelles on yeux lisses, et fort. peu présentent des yeux ordinaires; les Libellules, où demoiselles, sont cependant dans ce cas.
Les antennes manquent à beaucoup d'espèces!
dans la plupart elles sont cependant visibles, €! M. Waterhouse a remarqué un fait assez singulier à cet égard: c’est que, chez quelques Longicornes, k longueur des antennes est en raison inverse de c qu’elle doit être dans l’insecte parfait : ainsi dans À larve de la Lamie nébuleuse, les rudiments dé antennes sont assez développés tandis qu'ils son! à peine perceptibles dans l'Acänthocine ædile. Of sait qu'à l’état parfait celui-ci les a longs comm deux ou trois fois son corps; tandis que ceux df premier n’atteignent jamais qu’une dimension of" dinaire. (Voir Transactions de la Société Eniomol gique de Londres.)
La plupart des larves de Lépidoptères, de Colét ptères et de Névroptères , sont pourvues de pattesi. celles des Hyménoptères et des Diptères en mañ quent ordinairement. Les appendices sont de de sortes , que l’on nomme pattes ordinaires et fausst pattes. Les premières sont toujours au nombre €” six; les secondes sont des protubérances charnuef leur nombre est quelquefois considérable, et que ques espèces en ont jusqu’à dix-huit et même vingl deux. Leur partie inférieure est souvent pourvue crochets ; celles de beaucoup de Teignes et de D! ptères sont dans ce cas.
Les ouvertures stigmatiques sont oïdinairemel)
| {rès-visibles chez les larves, et se détachent du fo? par des couleurs différentes et quelquefois très-trôl chées. Les larves aquatiques sont pourvues d’appeñ!, ces destinés à larespiration : ce sont généralement pièces lamellaires situées sur les côtés de l'abdom
Quelques espèces, quoique terresires, sont aussi mu- Mes'de ces organes; parmi les premières, nous de- TON surtout citer celle qui a été l'objet de l'étude Particulière de Swammerdam et de Réaumur, et que € dernier à appelée la larve à queue de rat. Elle vient suVent respirer à la surface de l’eau, au moyen
Un long tube ovale que l’insecte allonge à sa volonté, Cette larve est celle de l’Heliophilus Pendulus , ‘Asecte de l’ordre des Diptères.
ane autres appendices que À Ba gi à à aa : set à talers a cornes, dés épines, rayons, pe g - 3 t nt ont ignore l'usage; beaucoup so Tes de poils sonvent disposés en faisceaux; celle de la Libellule offre une pièce remarquable en forme ki Masque, qui récouvre sa bouche, et qui est J’ana- Me de la lèvre inférieure, ainsi que l’a prouvé : Brun (voyez Annales de la Société Entomologi- 1%, tome I] }.
8 larves sont généralement de couleur jaune, D St terne; mais les chenilles de Lépidoptères écl le Plus souvent revêtues des nuances les plus
älante ,
0 à long-temps cru que quelques larves qui Aberqe 7 iSSent de hiquides végétaux, telles que les éngi les, les Guëpes, etc., étaient dépourvues d’ouverthé, hale; mais ce fait, impossible à admettre en M T0; vient d’être démenti par l'expérience, et FO Dufour à récemment reconnu que la larve ële pirrmillon, que l’on avait dit être dans ce cas, integs Pourvue d’un anus auquel aboutit le canal à due bien qu’à la vérité cet orifice soit difficile in, MBuer (voyez Annales de la Société Entomolo- 7ue, Lome II ë
espèe urée de l’état de larve est variable selon les Plasie, les unes y restent peu de jours , les autres Ars années, La demeure qu’elles affectionnent