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TRAITÉ ÉLÉMENTARE

emquelques heures. Ses faux stigmates ne lui serven! jamais à,cette opération.

La description que nous venons de donner du cu

rieux système respiratoire de la Nèpe est extraitt d’un travail étendu que M. Léon Dufour a publié à ce sujet dans ses belles Recherches sur l’ Anatomie des Hémiptères ; il en avait précédemment fait connaître

les principaux traits dans les Annales générales des Sciences Physiques de Bruxelles, 180. Du reste» l'organisation de cet insecte avait déjà occupé lés anciens naturalistes, puisque Swammerdam lui consacre un chapitre ainsi qu’à la Randtre dans sa Bible de la Nature.

Les Ranätres , hémiptères aqualiques , très-voisins des précédents, et dont l'abdomen est aussi pourvu de deux longs fils respiratoires, ont un système sem“ blable de respiration; mais il serait bien à désirer que l’on nous fit connaître l’anatomie de quelques genres qui, comme les Bélostomes, sont tellement voisins des Mépes , que l’on ne les distingue que par quelques caractères génériques peu importants, mais qui néanmoins, étant privés de ces fils abdominaux, remplissent sans doute d'une manière loute diffé rente l’importante fonction dont novs traitons ici.

Dans la Cigale l’on trouve des trachéestubulaires et utriculaires : les premières sont très- fines, les

autres sont de très petites bulles , les unes globu:

leuses ct les autres polymorphes. On voit de plus: de chaque côté de la cavité du mésothorax, une grande uiricule cônoïde, Dans les Pucerons l'on ne trouve que des trachées tubulaires ; elles sont d’une grande ténuité et d’un blanc nacré. iodoglpe . Nous avons déjà, en traitant des organes respira” toires extérieurs, parlé de ceux de lalarve des Libetlules; leurs parties internes ne sont pas moins remarquables. |

Réaumur, Guvier et la plupart des auteurs penent que les larves respirent l'eau qu'elles reçoivent bar leur ouverture ‘anale. Cependant de Géer et Sprengel ( Commentarius de partibus quibus Insecta iritus ducunt: Lipsiæ, 1815) ne sont point entiètement de cet avis, le premier pensant que l’'insecte tbsorbe l'eau pour faciliter les mouvements, et le second ayant observé dans cette larve des stigmates äbdominaux.

Quel que soit, au reste, l'usage que l’insecte fasse de ce liquide, voici la manière dont l'absorption à ieu, Lorsque ces pièces extérieures dont nous avons déjà parlé se sont entr'ouvertes , celles situées en dessous sontaussi écartées, mais dans un sens opposé, de manière à ce que les cinq derniers segments de

l'abdomen se trouvent entièrement vides et forment un réservoir destiné à recevoir l’eau; l'instant d’après, lorsque celle-ci doit être expulsée, la masse entière des vaisseaux aériens, qui s'était refoulée vers la base de l'abdomen, est repoussée en ayant et rejette ainsi avec force, et en reprenant sa place, Veau qui sort sous forme de jet. e © A l'intérieur du rectum, Cuvier a découvert douze rangées longitudinales de petits points noirs, rappro - Chés par paires et ayant la forme des feuilles pinnées. Ce sont de petits tubes ayant la structure spiralaire des trachées , et qui décomposent l’eau pour en absorber l'air. Il découvrit aussi que chacun de ces tubes donnait naissance à un autre en dehors du rectum, qui, lui-même, communique avec l’une des grandes trachées longitudinales, qui sont au nombre de six, et dont deux sont d’une très-grande

dimension et semblent servir de réservoirs ; ils four-

nissent l'air à deux autres vaisseaux au moyen dë

vanches transversales, et ont chacun un bras ré- . . o CAL Li :

Current qui suit le canal intestinal et le fournit d'une

infinité. de trachées, Suivant Lyonnet, si l'on met une de ces larves sur le feu, l'air contenu dans les trachées en sort en fusées et avec bruit par les deux premiers stigmates du thorax.

L'insecte parfait a le même nombre de trachées, mais respire par des stigmates placés sur les côtés du corps,

Quelques Coléoptères longirostres qui se nourrissent de plantes aquatiques, et quelques Cärabiques qui passent une grande partie de leur vie sous l’eau, soit de nos rivières, soit de la mer, doivent aussi être Pourvus d'organes respiratoires particuliers ayant peut-être quelque analogie avec ceux que nous venons de décrire, LR :

Si actuellement nous Passons aux /yménoptères, nous verrons que les trachées de la Scolie offrent, suivant M. Léon Dufour (Journal de Physique, septembre 1818), un degré de perfection plus grand que la plupart des autres insectes; elles présentent

constamment des dilatations, des vésicules bien dé-

terminées, destinées à Conserver l'air, L'on voit de chaque côté de la base de l'abdomen une grande

vessie oblongue et d’un blanc mat qui jette de divers points de sa surface des trachées vasculaires très-

lines, en forme de faisceaux rayonnants , et qui se répandent sur les organes environnants.

Plus avant dans le corselet, chacune de ces trachées s’étrangle, puis se dilate ct dégénère ensuite en un tube dont les ramifications s'étendent dans la tête; au côté opposé, et en arrière des deux vésicules abdominales, elle prend encore la forme d’un tube filiforme, qui fournit un grand nombre de petites trachées qui deviennent confluentes vers l'anus et se ramifient ensuite, ,

Dans la Puce, le type de l’ordre des Syphoraptéres, le système respiratoire est, suivant M, M arcel de

Serres, composé de trachées artérielles très- fines et

très-arbusculées.

C’est encore à M. Léon Dufour que nous devons l connaissance du système respiratoire de l’Hippobosque (Ann. des Sc. nat.,t, VI, p. 318). Cet insecte d'a que deux stigmates; l’intérieur du thorax présente quelques trachées utriculaires et beaucoup de lubulaires, dans la cavité abdominale elles sont de Cette derniere sorte.

Dans tout l’ordre des Diptères l’on trouve des trachées vésiculaires qui communiquent les unes avec Ls autres par des trachées tubulaires ; ces trachées ne sont pas mises en mouvement par des cerceaux Cartilagineux non plus que celles des Lépidoptères.

Sprengel a observé dans les Sphinx des agglomé tations d’utricules aériennes qu'il compare à des poumons et qu’il désigne sous le nom d'organes vési-

: Culo-cellulaires.

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AAC AA SIA AAA RAA AAA AA AAA AA AAA AAA AAA AAA AA AAA AAA AAA A AAA AA AAA

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