CHAPiTRE VIII
TISSU TENDINEUX.
qucs fibres élastiques fines. Des vaisseaux capillaires serpentent dans les cloisons que le tissu lamincux forme entre les faisceaux tendineux, mais ils ne pénètrent. pas dans ces faisceaux. Ceux-ci se nourrissent par imbibition au contact du blastème exhalé par les capillaires.
Le tendon adhère au muscle et à l’os sans intermédiaire d’aucun autre tissu. Au niveau de son implantation sur l’os, le périoste disparaît et lui cède sa place.
Mode «l'apparition. L’apparition de ce tissu ne diffère pas de celle du tissu lamincux. A un mois et demi de la vie embryonnaire on distingue déjà les corps fusiformes ou fbro-plastiques qui vont donner naissance aux fibres tendineuses. Peu à peu ils augmentent de volume, se divisent aux extrémités et forment des fibres tendineuses. Les noyaux embrvoplastiques qui ont été le point de départ de ces fibres s’atrophient et disparaissent.
Altération. Dans la rupture des tendons la régénération de ce tissu a lieu suivant le même mode (pic son apparition primitive. Les deux bouts du tendon coupé s’écartent, et laissent écouler entre eux une certaine quantité de blastème. Dans ce blastème se développe une substance amorphe, finement granuleuse, au milieu de laquelle se forment quelques vaisseaux sanguins et des noyaux embryoplastiqucs. Chaque noyau devient le centre de génération de corps fusiformes fibro-plastiques assez irrégulièrement allongés, qui deviennent eux-mêmes
le point de départ des libres tendineuses. Ce n est guère qu’un ou deux mois après la génération des fibres tendineuses que la substance amorphe se ré- [ sorbe et que des cloisons celluleuses divisent le tendon en faisceaux. La substance amorphe ne se i résorbe jamais autant que dans les tendons normaux. C’est pour cela que le tissu cicatriciel des tendons est toujours grisâtre.
En raison de l’absence de vaisseaux, ce tissu résiste à la suppuration, à l’inflammation, à la gangrène, à l’envahissement par les tumeurs du voisinage.