TISSU SÉREUX
Le tissu qui forme les parois des séreuses renferme dans son épaisseur :
Des fibres lumineuses ,
Des fibres élastiques ,
Des noyaux embryoplastiques , Des vaisseaux capillaires ,
Des lymphatiques ,
Des nerfs ,
De la substance amorphe ,
De l’ épithélium .
Parmi ces éléments anatomiques, le premier constitue l’élément fondamental, prédominant, les
autres forment les éléments accessoires de ce tissu.
Les fibres lamineuses existent tantôt isolées, tantôt disposées en faisceaux. Les faisceaux qu’elles forment sont très-petits et n’ont pas plus de 0mm,03 à 0mra,04. Les fibres isolées et les faisceaux des fibres lamineuses s’eutre-croiscnt en formant des angles très-nets. Ces faisceaux sont peu flcxueux; ils sont accompagnés par des fibres élastiques disposées parallèlement sur leurs côtés et séparés des faisceaux voisins par une certaine quantité de substance amorphe.
Les fibres élastiques qui accompagnent ces faisceaux sont assez rares et un peu flexueuses; mais dans le tissu lamineux sous-séreux elles sont trèsabondantes.
Entre les fibres lamineuses et les fibres élastiques on trouve disséminés un petit nombre de noyaux embryoplastiques.
Les séreuses sont très-vasculaires contrairement à ce que disent beaucoup d’auteurs. Leurs capillaires y forment des réseaux à mailles très-serrées, polygonales , anguleuses. Les angles sont très-nettement dessinés. Ces capillaires sont situés sur un seul plan dans les séreuses minces; ils forment deux ou trois plans superposés dans les séreuses épaisses. Nous n’avons pas besoin d’ajouter que les vaisseaux n’existent jamais dans la couche épithéliale.
On trouve quelques vaisseaux lymphatiques à la face adhérente des séreuses; ils sont parallèles aux vaisseaux sanguins. Les tubes nerveux y existent
aussi en petite quantité, on ne connaît pas leur mode de terminaison.
Entre tous ces éléments, on rencontre de la matière amorphe, sans granulations, d’autant plus abondante que la séreuse est plus mince.
A la surface libre des séreuses, on trouve une couche unique de cellules d 'épithélium pavimenteux qui la tapisse. Les cellules de cet épithélium ► sont pâles, minces, renferment un noyau volumineux, et se plissent facilement. La couche qu’elles forment est régulière et continue chez le fœtus ; mais, chez l’adulte, on trouve des portions de la i surface libre des séreuses dépourvues d’épithélium dans une étendue plus ou moins considérable.
lies séreuses sont formées «le «leux couches.
< D’après ce qui précède, on voit que les séreuses peuvent être divisées en deux couches : l’une , superficielle, formée d'épithélium pavimenteux; l’autre, profonde, formée par la réunion des autres éléments.
y a-t-n «les glandes? Les séreuses sou t complètement dépourvus de glandes; on a pris pour des glandes de synoviale des portions de séreuse qui s’enfoncent entre les libres des ligaments articulaires. Ce qu’on a appelé y landes de Clopton lia vers est formé par de petits appendices graisseux gui font saillie dans la cavité et qui sont produits i probablement par le tissu graisseux situé en dehors de la synoviale. Dans les mouvements articulaires h se fait dans les articulations une tendance au
vicie qui sollicite les lobules graisseux voisins du centre de la synoviale. On donne aujourd’hui à ces prolongements le nom de franges synoviales : on les observe surtout à la synoviale du genou.
lüvision tics séreuses. L’étude des systèmes anatomiques nous apprend qu’on a divisé le système des séreuses en quatre classes, qui doivent être rappelées ici. Sans parler de l’opinion de Bichat, qui considérait ces membranes comme des sacs sans ouvertures, ni de celle de M. Velpeau, qui les regarde comme des surfaces, nous rappellerons que ce dernier auteur a divisé les séreuses en : 1° séreuses du tissu cellulaire, ou bourses muqueuses; 2° séreuses tendineuses ; 3° séreuses articulaires ; et 4° grandes cavités séreuses, ou séreuses splanchniques.
Les premières ne méritent pas le nom de séreuses, ce sont simplement des cavités formées par le refoulement du tissu cellulaire, dues la plupart à des frottements. Elles ne sont pas tapissées par une couche épithéliale. Il vau- mieux les appeler bourses muqueuses.
Les séreuses tendineuses ne sont pas tapissées par un couche épithéliale. On devrait aussi les designer sous le nom de bourses tendineuses. Les unes sont placées sous les tendons et arrondies, ce sont les bourses tendineuses vésiculaires; les autres entourent les tendons, ce sont les bourses tendineuses vaginales ou engainantes.
Les séreuses articulaires présentent la struc-
-Silure du tissu séreux au niveau des ligaments qu’elles tapissent, mais elles se dépouillent de bonne heure d’une partie de leur épithélium, même chez reniant. Chez l’adulte , l’épithélium n’existe qu’en petite quantité (1). Aucun des éléments de la synoviale ne tapisse les surfaces articulaires. Les membranes s’arrêtent au pourtour des cartilages sur lesquels elles empiètent de un à quelques millimètres. Là les capillaires des synoviales forment des anses élégantes et nombreuses.
Les séreuses splanchniques sont bien les vraies séreuses; elles sont constituées par l’arachnoïde, la plèvre, le péricarde, le péritoine et la tunique vaginale.