TISSU ÉLASTIQUE
Ce tissu, qui concourt à la formation d’un grand nombre d’organes de l’économie, renferme, comme élément anatomique fondamental :
h' élastique ;
Comme éléments anatomiques accessoires :
Des fibres lumineuses ,
Des noyaux embryoplasliques , Des vaisseaux capillaires.
.1) L’épithélium persiste dans les dépressions de la synoviale <ll* on a appelées follicules synoviaux.
L 'élastique, ou élément fondamental du tissu élastique, peut se présenter sous des états différents qui ont fait distinguer plusieurs variétés de ce tissu. Toutes les variétés dclastique présentent cependant des propriétés communes, et ce n’est que leur forme qui change.
Toutes les variétés d’élastique ont un pouvoir réfringent considérable ; leurs bords sont nets et foncés; leur centre est plein, jaune et brillant. Les agents chimiques n’ont sur cet élément aucune influence; ni l’acide acétique, ni l’acide sulfurique, ni la potasse, ni la soude, ne l’attaquent. 11 partage cette propriété de résistance aux agents chimiques avec les épithéliums. Seul, l’examen de cet élément peut donner une idée de la différence de conformation qu’il présente d’un lieu à un autre.
La première variété d’élastique est constituée par des fibres souvent minces, enroulées, tortueuses, rarement ramifiées et anastomosées, elles ont de 0",m,00t à 0,nm,003, quelquefois 0mm,005 dans le tissu musculaire de la vie organique. Elles suivent la direction des faisceaux lamincux qu’elles accompagnent, souvent elles décrivent des spirales autour de ces faisceaux. On les trouve surtout dans les ligaments et dans le tissu lamincux. On les appelle fibres darloïques ou fibres de noyau.
La deuxième variété renferme des fibres, tantôt larges, tantôt étroites, se ramifiant et s’anastomosant très-fréquemment. On les rencontre dans les ligaments jaunes et dans les membranes séreuses
du cœur, où clics s’anastomosent fréquemment et forment des mailles longitudinales ou quadrilatères. On donne à cette variété le nom d'élastique fibreuse anastomosée.
La troisième variété est formée par de la substance élastique disposée en lamelles minces, membraneuses, striées, réticulées ; on y voit quelquefois de petites incisures et des orifices circulaires, c’est ce qui constitue la tunique fcnêlréedes artères. Cette variété s’appelle élastique lamelleuse.
Les deux premières variétés existent à l’état d’élément accessoire dans tous les tissus qui ont la fibre lamineuse pour élément fondamental. Dans les tendons cependant ces fibres sont en si petite quantité qu’on pourrait presque dire qu’elles manquent. Elles existent aussi dans la peau et dans le poumon en grande quantité. La variété élastique lamelleuse constitue l’élément fondamental du tissu jaune élastique de toutes les artères et des veines pulmonaires.
Toutes les variétés d’élastique sont remarquables par la netteté de leur déchirure et les courbures que décrivent ensuite les extrémités rompues.
C’est entre les fibres ou les faisceaux élastiques qu’on rencontre les éléments accessoires. Le tissu lumineux sépare leurs éléments et renferme les vaisseaux capillaires qui ne pénètrent pas dans l’épaisseur des faisceaux; c’est aussi au milieu de ces éléments qu’on trouve les noyaux cmbryoplasliques. Il y a des régions où le tissu élastique est dépourvu
de vaisseaux, comme dans la tunique moyenne des artères et dans celles des veines pulmonaires. Ce tissu se nourrit comme les cartilages en empruntant des matériaux aux tissus environnants.
Le tissu élastique qui réunit les lames des vertèbres renferme quelques vaisseaux, un peu de tissu lamineux et quelques noyaux embryoplastiques. L’élément élastique forme ici les neuf dixièmes de la masse de ce tissu.
Le tissu élastique qui constitue le ligament suspenseur de la verge renferme plus de vaisseaux cL de libres lamineuses que tous les autres tissus élastiques.
Mode d'apparition. Dans les premiers temps de la vie fœtale, il n’existe pas de tissu élastique, mais on trouve du tissu fibreux à sa place. Peu à peu l’élastique naît entre les faisceaux fibreux et en prend la place. Vers Page de deux à trois ans, son évolution est complète. Les noyaux embryoplastiques sont le centre de génération de cet élément. De la matière amorphe, transparente, entoure le noyau.
Cette matière amorphe envoie des prolongements dans plusieurs directions. Pendant que cette matière s’allonge, elle se divise, et chaque division constitue une fibre élastique. Dans la variété élastique lamellcuse, les prolongements se soudent entre eux et forment des lamelles. Les mailles que l’on y rencontre résultent de la soudure plus ou moins incomplète de ces libres. Le noyau embryo-
plastique s’atrophie et disparaît de bonne heure.
Dès son origine, cette matière résiste aux agents chimiques; c’est ce qui la distingue de la matière amorphe qui entoure les noyaux qui doivent former des fibres lamineuses, car celle-ci est dissoute par l’acide acétique.
Le tissu élastique n’est jamais le siège d’hypergénèsc, et par conséquent il n’est jamais le siège de tumeurs.