TISSU ÉRECTILE
Le tissu érectile est formé par la dilatation des extrémités veineuses, séparées les unes des autres par des cloisons incomplètes. Les éléments que 1 on y trouve sont :
Des vaisseaux,
Des fibres tamineuses,
Des fibres musculaires de la vie organique.
Des fibres élastiques.
Ces trois derniers éléments se mélangent, s’entre-croisent de mille manières et forment une substance spongieuse. Ces éléments forment une membrane fibreuse, élastique et contractile, qui constitue l’enveloppe du tissu érectile dans toute son étendue, et des cloisons ou trabécules qui partent de la surface interne de cette membrane pour s’entre-croiser. Ces cloisons ne sont jamais complètes et permettent aux aréoles qu’elles limitent de communiquer entre elles. Les artères qui se rendent aux tissus érectiles arrivent dans l’épaisseur de l’enveloppe fibreuse, élastique et des trabécules. Là elles forment des spirales ou hélices élégantes, et se divisent brusquement en un grand nombre de petits capillaires de la première variété. A ces capillaires, succèdent les capillaires veineux qui, immédiatement ! après leur origine, se dilatent considérablement, de telle sorte que chaque dilatation du capillaire veineux remplit une aréole du tissu érectile. Ce n’est donc pas au système capillaire qu’il faut rattacher le tissu érectile, mais au système veineux.
D’après ce qui précède, on voit que les aréoles du tissu érectile, remplies de sang veineux, sont limitées de tous côtés par des parois incomplètes. Dans ces parois on trouve des fibres lamineuses, des fibres élastiques, des fibres musculaires de la vie organique, diversement entre-croisées. Ces parois sont tapissées par une couche d’épithélium pavimenteux et par une mince couche de fibres lamineuses.
Dans les deux sexes, le tissu érectile se rencontre aux organes génitaux. Chez l’homme il forme les corps caverneux, le canal de l’urèthre dans toute la portion spongieuse. Chez la femme, il forme le clitoris et le bulbe du vestibule, appelé à tort bulbe du vagin. 11 n’existe pas dans le mamelon, dont le redressement, à la suite d’excitations, est dû à la contraction des fibres musculaires de la vie organicpie qui y existent en grande abondance.