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GLANDES EN GRAPPE COMPOSEES

PREMIÈRE VARIÉTÉ

Glandes salivaires.

Les glandes salivaires sont extrêmement nombreuses. Les unes, petites, sont disséminées sous la muqueuse buccale ; elles existent à la langue, aux lèvres, à la voûte palatine, au voisinage des grosses molaires, sur la partie postérieure de la joue. Les autres sont plus 1 grosses et forment autour du maxillaire inférieur une chaîne prèsque continue : les deux parotides, aux angles de cet os; les deux ; sous-maxillaires, au-dessous de la ligne oblique interne du maxillaire inférieur; les deux sublinguales, derrière la symphyse, de chaque >l côté des apophyses géni.

Les petites glandes, appelées glandes muqueuses, sont situées dans l’épaisseur de la muqueuse ou sous la muqueuse ; leur canal vient s’ouvrir à la surface libre ; elles représentent chacune en particulier un ou deux lobules des grandes glandes salivaires.

La glande sublinguale a le volume et la forme d’un petit haricot; son extrémité antérieure se rapproche de celle du côté opposé, dont elle est séparée par l’insertion des génio-glosses. Celte glande est placée sous la muqueuse; elle fournil une foule de canaux dont le nombre est variable. Si elle ne donne pas un canal unique , comme les autres, c’est que les petits conduits qui parlent des lobules se rendent isolément à la surface de la muqueuse, au lieu de se réunir.

Les artères qui s’y distribuent viennent de la sous-mentale et de la linguale.

Les nerfs sont des ramifications terminales du lingual.

La glande sous-maxillaire est plus volumineuse, elle a la forme cl le volume d’une très-grosse amande; elle est située dans la région sus-hyoïdienne, sous le muscle mylo- hyoïdien, en dedans du maxillaire, dans l’angle rentrant que forment les deux ventres du digastrique en se réunissant. Elle est recouverte par l’aponévrose et le pcaucicr; elle est côtoyée, sur sa face externe qui déborde l’os, par la veine faciale, et, sur son extrémité postérieure, par l’artère faciale, qui lui donne des branches. Entre cette glande et le maxillaire, on trouve l’artère sous-mentale, des ganglions lymphatiques, et un ganglion nerveux, le ganglion sous-maxillaire, d’où partent les nerfs de la glande sous-maxillaire. Son canal sécréteur, canal de Warthon , vient s’ouvrir, de chaque côté du frein de la langue, sur un tubercule saillant adossé à celui du côté opposé. Ce canal a la structure de tous les canaux excréteurs, seulement il contient une mince couche de fibres musculaires de la vie organique; il est aussi très-dilatable.

La glande parotide, la plus volumineuse de toutes les glandes salivaires, est située derrière la branche du maxillaire, le masséter, au devant de l’apophyse masloïdc, du muscle sterno-ocléido-mastoidicn, au-dessous de l’articulation lemporo-maxillaire cl du conduit auditif externe. Elle est entourée dans presque toute son étendue par une aponévrose appelée aponévrose parotidienne. Celle glande est traversée par la carotide externe et quelques-unes de ses branches, par la veine jugulaire externe, par les nerfs facial et auriculo-lcmporal ; elle contient dans son épaisseur un grand nombre de vaisseaux lymphatiques; elle se prolonge du côté du pharynx, et là elle est en contact, par l’intermédiaire de son aponévrose , avec l'artère carotide interne, la veine jugulaire interne, les nerfs glosso-pharyngicn , pneumogastrique, spinal et grand hypoglosse.

Les artères sont fournies par la carotide et les auriculaires , par la temporale et la transversale de la face.

Les nerfs proviennent de rauriculo-lemporal et du plexus cervical. L’origine des lymphatiques n’est pas connue. Le canal excréteur ou canal de Slénon vient s’ouvrir au niveau du collet de la deuxième grosse molaire de la mâchoire supérieure.

Pour éviter de nombreuses répétitions, nous renverrons le lecteur aux caractères généraux des glandes en grappe et à la texture des acini , car dans la structure de toutes ces glandes il existe une grande analogie.

Les acini des glandes salivaires sont remarquables par le volume considérable de leurs culs-de-sac; ils sont plus volumineux que le conduit sécréteur qui part de l’acinus pour se rendre au canal excréteur. La paroi des culs-de-sac est de 0mm,005 à 0mm,006 ; elle est très-résistante et revêtue à sa face interne d'un épithélium qui n’est pas le même pendant la période de repos et pendant la période d’activité de la glande. C’est un épithélium pavimenteux simple quand la glande est à l’état de repos; quand elle fonctionne, c’est un épithélium amorphe, homogène, qui subira une segmentation en cellules pendant le repos de la glande.

Les petits canaux qui partent des acini se réunissent avec ceux des acini du même lobule. Ils se réunissent ensuite aux canaux qui proviennent des lobules voisins et forment ainsi plusieurs i canaux d’un certain volume, qui convergent, pour i constituer le canal excréteur qui vient déposer le ’> produit de la sécrétion sur la muqueuse buccale.

Le conduit excréteur est tapissé par une couche d’épithélium à cellules pâles, pavimenteuses, polyédriques.

Les vaisseaux forment autour des culs-de-sac un réseau serré appliqué immédiatement contre leur paroi.

Entre les culs-dc sac de chaque aeinus une lamelle mince de tissu cellulaire s’interpose. Autour des acini on voit une couche formée de tissu lamineux et de libres musculaires de la vie organique. On y trouve aussi quelques cellules adipeuses.

DEUXIÈME VARIÉTÉ

Pancréas.

Celle glande en grappe composée est située dans la cavité abdominale; elle est placée transversalement au devant de la colonne vertébrale, vers la première ou deuxième vertèbre lombaire, selon les sujets. Le péritoine passe devant cet organe, et le fixe , en partie du moins, contre la colonne. Le duodénum embrasse sa tête, qui est creusée d’une gouttière pour le recevoir. L’estomac est placé au devant de lui ; il en est séparé par l’arrière-cavité des épiploons. I/arlèrc-aortc, la veine cave inférieure, la veine splénique, le tronc de la veine porte et les piliers du diaphragme, sont en rapport immédiat avec lui.

Le pancréas est grisâtre, son tissu est ferme. Les lobules fournissent des petits canaux excréteurs qui se jettent sur le canal principal. Ce canal principal occupe le centre de la glande; c’est le canal pancréatique ou de Wirsung , qui va se jeter dans le duodénum , au niveau de l’ampoule de Valcr. Indépendamment de ce canal , il en existe un autre qui part de la plus grande partie des lobules de la tète du pancréas pour se jeter isolément dans le duodénum , à une petite distance du premier. Ce canal communique dans le pancréas avec le canal principal.

Les artères du pancréas sont fournies par l’hépatique, la mésen -

tcrique supérieure et la splénique, qui longe le bord supérieur du pancréas, sur lequel elle se creuse une gouttière.

Les lymphatiques nombreux vont se jeter dans les nombreux ganglions placés sur les bords et les extrémités du pancréas.

Les nerfs viennent du plexus solaire ; ils se rendent à l’organe en suivant la direction des artères.

Le canal excréteur du pancréas est tapissé par une couche d’épithélium cylindrique; il est constitué par une couche de fibres élastiques et lamineuses mélangées. Les acini sont remarquables par leur volume; chaque cul-de-sac est énorme, beaucoup plus gros que celui des glandes salivaires. Les culs-de-sac sont courts, très-rapprochés les uns des autres, ils ont 0,u"\05, ils sont contigus. La couche lamineuse et musculaire qui entoure les acini est plus mince que dans les glandes salivaires. Les acini des pancréas sont remplis par un épithélium pavimenteux dont les cellules sont beaucoup plus volumineuses que celles que l’on trouve clans les glandes salivaires. Les culs-de-sac sont complètement remplis par cet épithélium, dont les cellules sont séparées par une matière amorphe granuleuse. Les capillaires se comportent avec les acini du pancréas comme avec ceux des glandes salivaires.

TROISIÈME VARIÉTÉ

(glandes «le ItruiniOi1.

Ce sont de petites glandes en grappe composée existant seulement ; ^ans 1° duodénum; elles sont extrêmement nombreuses, elles sont I presque en contact dans la première portion du duodénum. On en ! trouve moins dans la deuxième, fort peu dans la troisième. Ces glandes

oïl L 1 apparence d’un lobule du pancréas, elles ont une forme lenticulaire , et sont placées entre la tunique muqueuse et la couche celluleuse du duodénum.

Elles sont quelquefois représentées par un seul aciuus, souvent on en trouve plusieurs. Les culs-desac sont très-allongés, renflés vers le fond ou vers le milieu. La paroi du cul-de-sac est homogène, mince, elle est tapissée par un épithélium pavimenteux, à cellules petites, granuleuses, quelquefois prismatiques.

QUATRIÈME VARIÉTÉ

(Uaïuic lacrymale.

Cette glande, à laquelle se rattachent quelques grains glanduleux situés dans l’épaisseur de la partie externe de la paupière supérieure, est située dans la fossette lacrymale; elle est aplatie contre l’os, cl reçoit par son bord postérieur le nerf lacrymal du nerf ophthalmique, de même que l’artère lacrymale de l’artère ophthalmique; elle donne naissance à de petits conduits qui, en se réunissant, forment quatre ou cinq troncs qui viennent s’ouvrir dans le cul-de-sac oculo-palpébral supérieur dans sa moitié externe. Ces orifices sont distants de 2 à 3 millimètres.

L’aciiuis est constitué par des culs-de-sac cylindriques, contigus, qui lui donnent la forme générale d’un prisme à cinq ou six pans, plus long que large. L’aeinus est très-friable; l'épithélium qui le tapisse est prismatique et ne forme qu’une simple couche. Chaque cellule renferme un noyau sphérique.

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