HYGIÈNE FUB. ET MED. LÉG
linge, et que tout son équipement doit être
tenu avec un soin extrême.
En temps de paix, la caserne est l’habitation du soldat. 11 faut dire qu’en général elles sont aussi convenablement disposées que possible; mais on n’évitera jamais dans les casernes les inconvéniens qui résultent de l’agglomération d’un grand nombre d’individus sur un point plus ou moins rétréci. Cependant, nous reconnaîtrons qu’il est extrêmement rare de voir se développer des maladies épidémiques qui soient exclusive- i ment dues à l’habitation de la caserne. Toujours la cause première de la maladie dépend des privations accidentelles qu’éprouvei le soldat, ou de modifications atmosphériques auxquelles il est soumis avec le reste des hommes : cela se conçoit. La vie du soldat est garantie contre les besoins de première nécessité, il est journellement astreint à des exercices variés et réguliers ; en voilà assez pour balancer l’effet de bien des causes de destruction. Cependant, il serait i à désirer que l’on trouvât les moyens d’a- t voir un lit pour chaque soldat, et d'entasser % un moindre nombre d’hommes dans les ®