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joignent ceux d’une gastro-entérite des plus intenses et des plus meurtrières ; le malade conserve l’intégrité de ses facultés intellectuelles , si ce n’est aux approches de la mort, où il devient complètement insensible.
Si l'individu succombe à l’action d’une des substances que nous avons énumérées, et que l’on procède à l’autopsie cadavérique , les lésions de tissu qu’on observe sont ordinairement la rougeur, l’inflammation, la scarification, l’ulcération et la perforation des parties.
Bien que les symptômes et les lésions cadavériques observés à la suite d’un empoisonnement par les substances vénéneuses irritantes, soient en général les mêmes pour toutes les substances de cette classe, néanmoins quelques-unes d’entre elles font naître des symptômes particuliers. C’est ainsi que les poisons mercuriaux produisent une ardeur et une âcreté considérables à la gorge ; que dans l’empoisonnement par les cantha-t rides on observe une irritation extrême de l’appareil génital ; que dans celui par l’acide sulfurique les parties qui ont été ea
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contact avec le poison, sont souvent réduites en une espèce de bouillie noire, et que dans l'empoisonnement par l’acide nitrique on observe sur la peau, sur la muqueuse gengivale et à la commissure des lèvres, des taches d’un jaune orange, etc.
§ II. — Poisons narcotiques.
Toutesles substances, qui, une fois absorbées, agissent primitivement sur le système nerveux, et en particulier sur le cerveau, et ont pour effet constant de produire la stupeur, l’assoupissement, la paralysie ou l’apoplexie, et souvent des mouvemens convulsifs, ont reçu le nom de poisons narcotiques ou stupéflans.
Le narcotisme auquel donnent lieu les poisons de cette classe, se reconnaît à un engourdissement général avec pesanteur de tête, auquel succèdent des vertiges, des nausées et même des vomissemens ; un état d’ivresse et un délire continuel; les yeux sont gonflés, de légers mouvemens convulsifs, partiels et généraux, ne tardent pas à se manifester , et quelquefois on observe la paralysie des extrémités inférieures. A ces
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symptômes succède une stupeur profonde, une sorte d’état apoplectique ; la respiration s’exécute lentement; le pouls, d’abord plein et fort, devient inégal, irrégulier , petit, intermittent ; les symptômes nerveux redoublent d’intensité et sont bientôt suivis de la mort.
Les traces que laisse, après la mort, l’empoisonnement par une substance narcotique, sont le plus ordinairement un engorgement des vaisseaux qui se distribuent au cerveau et aux méninges; l’estomac et le tube digestif n’offrent aucune altération , , bien que le poison ait été mis en contact avec ces parties ; le corps conserve pendant long-temps sa chaleur et sa flexibilité ; souvent les poumons sont d’un rouge foncé, gorgés de sang et peu crépitans ; le cœur est flasque et le sang conserve sa fluidité. Ce dernier symptôme n’est pas constant.
§ III. — Poisons narcotico-âcrcs.
Les poisons narcotico-âcres n’ont pas tous la même action ; aussi les a-t-ou partagés en plusieurs classes , afin d’en mieux