DR LA. MORT
appareille de la circulation et de la respiration, l’affaissement delà cornée, se rencontrent même pendant la vie chez des sujets épuisés par des maladies delangueur, tandis que ces signes manquent chez ceux qui succombent à une mort prompte, ou même à une maladie aiguë de courte durée.
2° L’apoplexie, l’extase , l’épilepsie , la catalepsie, l’hystérie, la lypothimie, l’asphyxie, la congélation , le tétanos , la peste et certaines blessures , sont les maladies principales que les auteurs ont considérées comme pouvant produire la mort apparente et exposer aux inhumations précipitées. Pour éviter toute méprise pénible, il conviendra donc de faire retarder l’inhumation jusqu’au moment où se manifesteront et la roideur cadavérique et la putréfaction, que nous avons dit être les seuls signes certains de mort réelle.
3° Cependant, comme il y a quelquefois du danger à conserveries cadavres jusqu’au moment où la putréfaction se manifeste , on a essayé de mettre en oeuvre plusieurs moyens dans le but d’acquérir plus tôtla certitudede la mort. Ces épreuves consistent à piquer le
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cadavre, à lui faire quelques incisions, à pratiquer de légères cautérisations, soit à l’aide d’un fer chaud, soit avec de l’eau bouillante, ou en lui appliquant un moxa. Mais on conçoit que toutes ces épreuves n’ont aucune valeur, puisque dans la mort apparente, comme dans la mort réelle , la sensibilité extérieure est abolie. Nysten avait proposé de soumettre les cadavres à l’action de la pile galvanique. Ce moyen est sans contredit préférable aux autres; car il n’est pas possible de douter de la mort d’un individu sur lequel la pile galvanique n’aurait plus d’effet. Mais n’aurait-on pas à craindre que le courant galvanique étant trop énergique, ne vînt à détruire le peu de vie qui reste à l’individu frappé de mort apparente? Dans tous les cas, le plus prudent est encore d’attendre que la putréfaction et la roideur cadavérique viennent éclaircir les doutes et dissiper les espérances.
SECTION II
De la présomption de survie.
Lorsqu’à la suite d’un accident quelconque, comme un incendie, un écroulement, etc.,